Des ONG appellent à libérer des militants détenus par l'Autorité palestinienne

Manifestants fuyant les gaz lacrymogènes tirés par la police palestinienne. (Hazem BADER/AFP)
Manifestants fuyant les gaz lacrymogènes tirés par la police palestinienne. (Hazem BADER/AFP)
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Publié le Vendredi 24 juillet 2020

Des ONG appellent à libérer des militants détenus par l'Autorité palestinienne

  • Des organisations de défense des droits humains ont appelé vendredi à la libération de militants palestiniens anticorruption détenus par l'Autorité palestinienne
  • Ils sont accusés d'avoir violé l'état d'urgence sanitaire. « Une exploitation de la lutte contre la pandémie à des fins différentes », selon Amnesty

RAMALLAH : "Dix-neuf militants anticorruption ont été arrêtés (dimanche) par les forces palestiniennes pour avoir organisé une manifestation pacifique à Ramallah, en Cisjordanie, et seize d'entre eux ont été inculpés pour "rassemblement illégal et violation de l'état d'urgence", a indiqué l'ONG Amnesty International.

Dix militants n'ont toujours pas été libérés, selon Amnesty, qui a précisé dans un communiqué daté de jeudi qu'un tribunal avait, la veille, rallongé de quinze jours leur détention. Estimant que ces militants étaient "détenus arbitrairement", l'ONG a réclamé l'abandon de toutes les charges retenues contre eux et qu'ils soient "immédiatement libérés". La Commission palestinienne indépendante pour les droits humains a indiqué que les détenus étaient en grève de la faim et que deux d'entre eux avaient été hospitalisés.

"Il s'agit d'arrestations politiques contre des personnes menant des activités pacifiques", a fustigé Ammar Dweik, directeur général de la commission. L'Autorité palestinienne a interdit tout rassemblement et imposé un bouclage de la Cisjordanie et des couvre-feux pour lutter contre la propagation de la pandémie de nouveau coronavirus après une recrudescence du nombre de personnes contaminées.

Le ministère palestinien de la Santé a officiellement enregistré plus de 10.000 cas de contamination en Cisjordanie occupée, dont 68 décès. Ce bilan s'élevait début juillet à 2.600 malades, dont sept morts. "Accuser ces militants de violer l'interdiction de rassemblement et l'état d'urgence est une façon anticonstitutionnelle d'exploiter cet état d'urgence", a estimé l'ONG palestinienne de défense des droits de humains al-Haq dans un communiqué. "Cela renforce nos craintes quant au renouvellement de l'état d'urgence et à son exploitation à des fins différentes de la lutte contre la pandémie", a ajouté l'organisation.

Le gouvernement palestinien a décrété le 5 mars l'état d'urgence sanitaire, sans cesse renouvelé depuis, pour permettre aux autorités de contrôler davantage certains secteurs en cas de recrudescence du virus. "Toute mesure visant à empêcher la propagation de la pandémie de Covid-19 doit respecter la liberté d'expression et de rassemblement pacifique", a estimé Amnesty International.


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

 


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.