Des ambassadeurs de l'UE de retour à Aden pour soutenir le gouvernement yéménite

Une délégation de l'UE, dirigée par Gabriel Munuera Vinals, a rencontré Rachad al-Alimi (Photo, Twitter).
Une délégation de l'UE, dirigée par Gabriel Munuera Vinals, a rencontré Rachad al-Alimi (Photo, Twitter).
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Publié le Mercredi 01 février 2023

Des ambassadeurs de l'UE de retour à Aden pour soutenir le gouvernement yéménite

  • La délégation s'est entretenue mardi avec le président du Conseil présidentiel
  • Trois agents d'Al-Qaïda auraient été tués lundi dans une frappe américaine présumée de drone sur leur voiture à Marib

AL-MUKALLÂ: Un groupe d'envoyés de l'UE au Yémen est retourné dans la ville portuaire méridionale d'Aden, la capitale temporaire du pays, en soutien au gouvernement internationalement reconnu et à ses efforts pour unir les forces combattantes du pays, stabiliser l'économie et faciliter un accord de paix afin de mettre fin à la guerre, ont déclaré des responsables yéménites.
La délégation, dirigée par Gabriel Munuera Vinals, s'est entretenue mardi avec Rachad al-Alimi, président du Conseil présidentiel. Durant cette rencontre ils auraient discuté des moyens de promouvoir la paix, des politiques économiques du gouvernement visant à alléger les souffrances du peuple yéménite et des efforts du Conseil pour unifier les forces militaires et sécuritaires, ainsi que les autres groupes armés sous son commandement.
Lors d'une réunion séparée avec le ministre de la Défense, le lieutenant-général Mohsen al-Daeri, les ambassadeurs ont salué l'engagement du gouvernement en faveur du processus de paix et ses efforts pour unir les forces de la nation. Ils ont également discuté avec le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Awadh ben Moubarak, des efforts visant à rétablir la trêve négociée par les Nations unies.
Un responsable du gouvernement yéménite, qui a demandé à rester anonyme, a déclaré à Arab News que les envoyés se sont rendus à Aden dans le but de montrer leur soutien au gouvernement mais qu'aucune nouvelle proposition pour mettre fin au conflit n'a été discutée.
«Les envoyés de l'UE n'ont rien de nouveau à apporter à la paix, mais sont plutôt venus pour réaffirmer le soutien de la communauté internationale au Conseil présidentiel et au gouvernement après leur retour à Aden» a-t-il expliqué.
L'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, devrait se rendre à Aden la semaine prochaine, a ajouté le responsable.
La dernière visite des ambassadeurs de l'UE à Aden fait suite à celle de début décembre, au cours de laquelle ils ont également exprimé leur soutien au gouvernement yéménite, tandis que des médiateurs internationaux se déplaçaient entre Sanaa, Aden et d'autres villes pour tenter de persuader les factions belligérantes de relancer la trêve négociée par les Nations unies, qui a expiré en octobre, mais en vain.
Par ailleurs, trois agents d'Al-Qaïda ont été tués lundi dans une frappe présumée d'un drone américain sur la voiture dans laquelle ils se trouvaient dans la province centrale de Marib, selon les médias locaux.
Les trois agents se trouvaient dans la zone reculée d'Al-Samada, dans la région de Wadi Abeda, à Marib, lorsqu'un missile du drone a touché leur véhicule, a rapporté Al-Masdar Online. «La frappe a été précise et les occupants de la voiture ont été tués sur le coup», a-t-il ajouté.
D'autres médias locaux ont indiqué qu'Abou Hassan al-Hadrami, un fabricant de bombes d'Al-Qaïda qui avait échappé à une précédente attaque de drone dans la même zone près de Marib en décembre, figurait parmi les morts.
Elisabeth Kendall, experte en terrorisme et professeure au Girton College de l'université de Cambridge, a déclaré à Arab News qu'Al-Qaïda dans la péninsule arabique n'a pas confirmé la mort d'Al-Hadrami, ni celle d'aucun autre membre récemment tué.
«Ni les canaux officiels d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) ni ses principaux canaux de partisans n'ont confirmé la mort d'un agent de ce nom», a-t-elle affirmé. «Cependant, l'annonce des martyrs par le groupe a généralement tendance à être en retard sur les événements en temps réel. L’AQAP n'a pas annoncé de nouveaux martyrs depuis le 7 janvier.»
Le nombre de frappes de drones américaines visant des combattants d'Al-Qaïda au Yémen a diminué de façon considérable au cours des six dernières années, les forces militaires sécuritaires yéménites ayant régulièrement expulsé les extrémistes de leurs principaux bastions urbains à Abyan, Aden, Chabwa, Hadramaout et Lahji. Plus récemment, ils ont été chassés de leurs cachettes de longue date dans les vastes montagnes et vallées accidentées d'Abyan et de Chabwa.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.