Football: le début du Mondial des clubs braque les projecteurs sur le Maroc

Des danseurs se produisent lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde des clubs de la FIFA et avant le match de football du premier tour entre l'Egypte d'Al-Ahly et la ville d'Auckland en Nouvelle-Zélande au stade Ibn Batouta de Tanger le 1er février 2023. (Photo, AFP)
Des danseurs se produisent lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde des clubs de la FIFA et avant le match de football du premier tour entre l'Egypte d'Al-Ahly et la ville d'Auckland en Nouvelle-Zélande au stade Ibn Batouta de Tanger le 1er février 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 03 février 2023

Football: le début du Mondial des clubs braque les projecteurs sur le Maroc

  • Du 1er au 11 février, le Maroc accueille ce qu’on appelle communément le Mondialito
  • Lors de la cérémonie d'ouverture les spectateurs ont eu droit à un spectacle époustouflant, haut en couleur, mettant en avant un Maroc diversifié, ancestral, moderne, ouvert et hospitalier

CASABLANCA: À peine quelques semaines après le Mondial 2022 qui s’est déroulé au Qatar, le monde du foot se passionne pour un autre Mondial, celui des clubs.

Du 1er au 11 février, le Maroc accueille ce qu’on appelle communément le Mondialito, compétition qui rassemble les meilleurs clubs de chacune des six confédérations de la Fifa, autrement dit les meilleurs clubs de football du monde sur une année. 

Pour cette édition, qui a été décalée à plusieurs reprises, ce sont six clubs prestigieux qui s’affronteront pour prétendre au statut de meilleur club du monde: Al-Ahly (Égypte), AlHilal (Arabie saoudite), Auckland City (Nouvelle-Zélande),  Seattle Sounders (États-Unis), Wydad Casablanca (Maroc), Flamengo (Brésil) et le Real Madrid (Espagne).

La première rencontre a opposé Al-Ahly à Auckland City dans un match qui s’est soldé par une large victoire des Égyptiens (3-0). «Je tiens à remercier mes coéquipiers de m'avoir aidé à écrire l'histoire avec cet exploit», a déclaré Hussein Elshahat, marqueur du premier but d’Al-Ahly au média sportif Fifa+ après la victoire contre Auckland. «Je veux marquer lors du prochain match et de celui d'après, et rendre heureux les grands fans d'Al-Ahly.»

Une cérémonie d’ouverture grandiose

Ce n’est pas la première fois que le Maroc organise le Mondial des clubs. En 2013 déjà, le pays a accueilli cette compétition qui a vu l’une des équipes locales, le Raja Casablanca, se hisser en finale pour enfin s’incliner face au Bayern Munich – une prouesse qui avait fait descendre les gens dans la rue. Mais les Marocains se rappellent encore de la cérémonie d’ouverture de 2013, qui a été considérée comme un véritable flop.

C’est donc avec appréhension qu’ils ont assisté à cette nouvelle cérémonie, sauf que cette fois le résultat a été bluffant. Les spectateurs ont eu droit à un spectacle époustouflant, haut en couleur, mettant en avant un Maroc diversifié, ancestral, moderne, ouvert, hospitalier et passionné de football.

Un spectacle qui ne laissera pas le président de la Fifa, Gianni Infantino de marbre. En effet, dans un post publié sur les réseaux sociaux, Infantino a déclaré: «Il est fantastique de voir la Coupe du monde des clubs de la Fifa démarrer d'une telle manière et avec une superbe cérémonie et une chanson! Des sites incroyables, les meilleures équipes et j'ai hâte de voir des matchs fantastiques dans les prochains jours.»

Et ce n'est qu'un début, dès samedi prochain avec l'entrée en lice du champion local, le Wydad de Casablanca, les spectateurs peuvent s'attendre à une ambiance incroyable grâce aux supporters du club marocain, qui font partie des meilleurs supporters au monde, en terme d'ambiance.

 

Le calendrier des rencontres

Premier tour:

Ahly (EGY) - Auckland City (Nouvelle Zélande).  (3-0)

Deuxième tour:

Wydad - Al Hilale (Arabie saoudite): samedi 4 février à 15h30 au stade Moulay Abdellah de Rabat

Seattle Sounders (USA) - Ahly (EGY) : samedi 4 février à 18h30 au Grand stade de Tanger

Demi Finale:

Flamengo (Brésil) - Wydad ou Al Hilale (Arabie saoudite): mardi 7 février à 20h au Grand stade de Tanger

Real Madrid (Espagne) - Seattle Sounders (USA) ou  Ahly (EGY) ou Auckland City (Nouvelle Zélande): mardi 8 février à 20h au Grand stade de Tanger

3e place:

Samedi 11 février à 16h30 au stade Moulay Abdellah de Rabat

Finale: 

Samedi 11 février à 20h au stade Moulay Abdellah de Rabat.


Iran: le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe 

Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
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  • "Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste à l'aube"
  • Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran

TEHERAN: Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.

 

 


Le Koweït attaqué par des missiles et des drones 

L'armée du Koweït a dit lundi que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones. (AFP)
L'armée du Koweït a dit lundi que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones. (AFP)
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  • "Toute explosion qui serait entendue est le résultat de l'interception de cibles hostiles par les systèmes de défense anti-aériens"
  • L'armée du Koweït a dit, pour la troisième fois de la nuit de dimanche à lundi, que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones

KOWEIT: L'armée du Koweït a dit lundi que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones.

Six personnes ont été blessées lundi au Koweït après des attaques de missiles et de drones iraniens, ont annoncé les autorités du pays, alors que Téhéran poursuit ses frappes contre ses voisins du Golfe.

Les secours sont intervenus à l'aube "après la chute de projectiles et des débris sur une zone résidentielle dans le nord du pays", soignant six personnes, dont une a été transportée à l'hôpital, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué.

L'armée koweïtienne avait fait état dans la nuit de plusieurs attaques de missiles et de drones.

"Toute explosion qui serait entendue est le résultat de l'interception de cibles hostiles par les systèmes de défense anti-aériens", a indiqué, sur le réseau X, l'armée, qui avait déjà fait part de deux autres alertes dans la nuit de dimanche à lundi.

L'armée du Koweït a dit, pour la troisième fois de la nuit de dimanche à lundi, que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones.


Liban: frappe israélienne à proximité du principal hôpital de Beyrouth

 Israël a frappé dimanche Beyrouth et ses environs, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer. (AFP)
Israël a frappé dimanche Beyrouth et ses environs, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer. (AFP)
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  • Une frappe a visé en milieu de journée un quartier populaire au sud de Beyrouth, selon un photographe de l'AFP, faisant au moins cinq morts et 52 blessés d'après un bilan du ministère de la Santé
  • La frappe s'est produite à proximité de l'hôpital Rafic-Hariri, le plus grand établissement médical public du Liban, d'après une source médicale

BEYROUTH: Israël a frappé dimanche Beyrouth et ses environs, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer.

Une frappe a visé en milieu de journée un quartier populaire au sud de Beyrouth, selon un photographe de l'AFP, faisant au moins cinq morts et 52 blessés d'après un bilan du ministère de la Santé.

La frappe s'est produite à proximité de l'hôpital Rafic-Hariri, le plus grand établissement médical public du Liban, d'après une source médicale.

Une équipe de l'AFP a vu une vingtaine de personnes, certaines en pleurs, devant l'entrée de l'hôpital, alors que des ambulances, sirènes hurlantes, transportaient des blessés.

"Nous avons perdu nos maisons, où pouvons-nous aller?", s'écriait Nancy Hassan, 53 ans, une habitante du quartier visé. "Ma fille qui avait 23 ans a été tuée" lors de la précédente guerre avec Israël, "et aujourd'hui, ses voisines et amies ont été tuées", a-t-elle ajouté.

Deux Soudanais ont été tués, ainsi qu'une adolescente de 15 ans, a indiqué à l'AFP le docteur Zakaria Tawbé, directeur adjoint de l'hôpital, où sont soignés 31 des blessés.

"La frappe a été très violente" et des "malades ont fait des crises de panique", a-t-il raconté, ajoutant que l'établissement n'a subi que des dégâts mineurs.

"Ils ont frappé une zone totalement civile, il y a surtout des migrants, des Soudanais... Les gens étaient chez eux, et ils les ont frappés. C'est ça leurs objectifs militaires?", s'insurgeait Abou Qassem, un habitant du quartier.

Médecins sans Frontières (MSF) a condamné cette frappe sur X, rappelant que "des frappes aussi proches d'un hôpital suscitent la peur et peuvent dissuader les gens de se faire soigner".

"Lorsque des frappes touchent sans avertissement des zones résidentielles densément peuplées, les conséquences sont graves, tant en termes de pertes humaines que de capacité des hôpitaux à faire face", a dénoncé l'ONG.

Stations-service visées 

Une frappe a en outre visé un appartement d'un immeuble d'habitation à Aïn Saadeh, ville à l'est de Beyrouth, faisant trois morts dont deux femmes, selon le ministère libanais de la Santé.

Un responsable local des Forces libanaises, un parti chrétien opposé au Hezbollah pro-iranien, serait mort dans cette frappe, selon l'Agence nationale d'informations (Ani).

Les frappes israéliennes ont fait 1.467 tués et près de 4.500 blessés depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale début mars, et plus d'un million de déplacés.

L'aviation israélienne, qui a survolé la capitale à basse altitude, a également mené huit frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, désertée par une grande partie de ses habitants et dont s'élevaient d'épaisses colonnes de fumée.

L'armée israélienne a annoncé avoir lancé des frappes à Beyrouth "sur des centres de commandement du Hezbollah", et a affirmé avoir touché "plus de 15 stations-service" de la compagnie Al-Amana depuis le début de la guerre, qu'il accuse d'être "contrôlée" par la formation pro-iranienne.

Depuis le sud du Liban où Israël poursuit son invasion, le chef d'état major israélien Eyal Zamir a promis d"intensifier" les opérations contre le Hezbollah, selon un communiqué militaire.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël pour venger l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Ces bombardements interviennent alors que le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie a fermé après des menaces israéliennes de le viser samedi soir. Israël l'avait déjà bombardé en 2024 lors de sa précédente guerre contre le Hezbollah.

Famille décimée 

Dans le sud du pays, où l'aviation israélienne a continué de bombarder, six membres d'une même famille ont été tués dans la localité de Kfar Hatta. Ils n'avaient pas pu évacuer à temps, malgré un avertissement samedi sur ce village à une quarantaine de kilomètres au nord de la frontière.

Cette famille, déjà déplacée d'un village plus au sud et sans moyen de transport, attendait un proche venu les évacuer, selon la Défense civile. Cet homme a également été tué, portant le bilan à sept morts, dont une fillette de quatre ans.

A Toul, toujours dans le sud du Liban, une autre frappe a tué un couple et blessé leurs deux enfants, selon le ministère de la Santé.

Alors que l'armée israélienne progresse dans la zone frontalière du sud, provoquant de larges destructions sur son passage, le président libanais Joseph Aoun a renouvelé son appel à des négociations directes avec Israël pour éviter que le sud du pays ne devienne "un nouveau Gaza".

"Pourquoi ne pas négocier pour arrêter ces tragédies (...) sauver ce qui reste de maisons qui n'ont pas encore été détruites?", a-t-il dit dans un discours.