Le président yéménite accuse l'Iran d’équiper les Houthis d'armes dévastatrices

Un combattant houthi aux commandes de la mitrailleuse d'un véhicule blindé à Sanaa (Photo, AFP).
Un combattant houthi aux commandes de la mitrailleuse d'un véhicule blindé à Sanaa (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 03 février 2023

Le président yéménite accuse l'Iran d’équiper les Houthis d'armes dévastatrices

  • La troisième plus grande ville du Yémen est assiégée depuis huit ans par les Houthis
  • La milice a bloqué les principales issues de Taïz après avoir échoué à prendre le contrôle de la ville

AL-MUKALLÂ: Le président du Conseil présidentiel du Yémen a accusé jeudi l'Iran de violer les traités internationaux en livrant des armes à la milice Houthie du Yémen.
Rachad al-Alimi a ainsi invoqué une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et d'autres conventions internationales visant ces livraisons d'armement, a rapporté l'agence de presse officielle yéménite SABA.
Ses critiques à l'égard de la politique de Téhéran ont suivi l'annonce de la saisie d'une cargaison d'armes par la marine française, dont des milliers de mitrailleuses et de missiles antichars, destinée aux Houthis en provenance d'Iran.
Les gouvernements yéménites accusent depuis des années l'Iran d'accentuer l'instabilité en fournissant aux Houthis des armes, l’expertise militaire, de l'argent et une couverture médiatique.
Ce jeudi également, une délégation de diplomates de l'UE a annoncé la fin de sa tournée à Aden, en réaffirmant son soutien aux efforts de paix menés par les Nations unies afin de mettre fin à la guerre et demandant que la trêve négociée par l'ONU soit transformée en un accord de paix plus durable.
Ils ont exhorté le gouvernement yéménite à mettre en œuvre des réformes institutionnelles, à améliorer les services publics et à rétablir la stabilité économique.
«Les chefs de mission de l'UE ont réitéré le soutien indéfectible de l'Union européenne au travail de l'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, renouvelant l'appel à un engagement constructif avec ses efforts pour prolonger et étendre la trêve et la transformer en un règlement politique juste et inclusif», a déclaré la délégation dans un communiqué.
Par ailleurs, au moins deux soldats du gouvernement yéménite et un nombre indéterminé de Houthis ont été tués dans des combats à l'extérieur de la ville de Taïz au cours des trois derniers jours, a révélé un responsable militaire yéménite à Arab News jeudi.
Abdel Basit al-Baher a indiqué que les Houthis avaient bombardé et pris pour cible des sites contrôlés par le gouvernement sur le terrain dans presque toutes les banlieues de Taïz.
Au cours des dernières 24 heures, les Houthis ont déployé des forces militaires à la périphérie et lancé des drones de reconnaissance et des drones équipés d'explosifs sur les soldats gouvernementaux, vraisemblablement en vue de préparer d'autres attaques dans les prochains jours.
«L'ennemi tente désespérément d’ouvrir une brèche dans les lignes de défense de l'armée nationale. L'armée nationale a déjoué les attaques des Houthis et a tué et blessé un grand nombre d'entre eux», a signalé Al-Baher, ajoutant que les assauts les plus récents des Houthis se sont produits dans la région de Kelaba, à proximité d'une installation de défense aérienne et près d'un aéroport abandonné à l'ouest et au nord-ouest de Taïz.
La troisième plus grande ville du Yémen est assiégée depuis huit ans par les Houthis, qui ont bloqué ses principales issues après avoir échoué à en prendre le contrôle face à la résilience des forces gouvernementales et des combattants de la résistance.
Le siège a empêché les biens de nécessité vitale et l'aide humanitaire d'atteindre les habitants, et a contraint les civils à quitter la ville. Ceux qui souhaitent y entrer le font par des voies difficiles et périlleuses.
Au grand désarroi des habitants de Taïz, la trêve négociée par les Nations unies n'a pas permis d'alléger le blocus imposé par les Houthis ni de mettre un terme aux frappes meurtrières des drones, des mortiers et des missiles de la milice sur les zones civiles.
La trêve, qui est entrée en vigueur en avril dernier, s'est effondrée en octobre lorsque les Houthis ont refusé de la renouveler ou d'ouvrir des routes vers Taïz, insistant pour que le gouvernement yéménite paie d'abord les employés de la fonction publique de leurs régions et partage les revenus du pétrole avant de prolonger la trêve.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.