Patrick Balkany auditionné jeudi dans une nouvelle enquête sur sa gestion à Levallois

sur cette photo d'archive prise le 27 mai 2020, Patrick Balkany regarde la cour d'appel de Paris après avoir assisté à la décision d'appel dans le procès pour blanchiment de l'ancien maire de Levallois-Perret et de son épouse. (Photo, AFP)
sur cette photo d'archive prise le 27 mai 2020, Patrick Balkany regarde la cour d'appel de Paris après avoir assisté à la décision d'appel dans le procès pour blanchiment de l'ancien maire de Levallois-Perret et de son épouse. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 03 février 2023

Patrick Balkany auditionné jeudi dans une nouvelle enquête sur sa gestion à Levallois

  • M. Balkany a été auditionné «  une bonne partie de la journée» à la Brigade de répression de délinquance économique (BRDE), ont indiqué des sources proches du dossier
  • Cette enquête, ouverte en 2016 pour recel de détournement de fonds publics puis pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts, porte sur la situation d'un conseiller de l'ancien édile

NANTERRE: Récemment condamné pour blanchiment de fraude fiscale, Patrick Balkany intéresse de nouveau la justice: l'ancien maire LR de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a été entendu jeudi en audition libre dans le cadre d'une nouvelle enquête sur sa gestion municipale.

M. Balkany a été auditionné "une bonne partie de la journée" à la Brigade de répression de délinquance économique (BRDE), ont indiqué des sources proches du dossier à l'AFP, confirmées par le parquet de Nanterre.

Cette enquête, ouverte en 2016 pour recel de détournement de fonds publics puis pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts, porte sur la situation d'un conseiller de l'ancien édile.

Ce dernier, Renaud Guillot-Corail, est décédé en 2020. Il fut employé de la commune de Levallois en tant que directeur du développement économique jusqu'en octobre 2012. Après sa retraite, il a continué à toucher une rémunération.

Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir ainsi bénéficié d'un recel de détournement de fonds publics, organisé par Patrick Balkany sous couvert d'une association. M. Guillot-Corail aurait perçu plus de 300.000 euros entre 2012 et 2018, précise une source proche du dossier.

L'enquête préliminaire a donc été, au fur et à mesure, élargie aux chefs de détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts, jusqu'à l'audition libre de M. Balkany jeudi.

«Rien à voir»

"Nous contestons toute infraction. Le calendrier de cette enquête démontre à lui seul la faiblesse de celle-ci", ont réagi auprès de l'AFP les avocats de M. Balkany, Romain Dieudonné et Robin Binsard. "Pourquoi venir en 2023 investiguer sur des faits aussi anciens et pour lesquels le principal intéressé est décédé ? Circulez il n'y a rien à voir !", ont-ils assuré.

La "situation occulte" de ce conseiller avait été épinglée dans un rapport publié en 2016 par la chambre régionale des comptes d'Île-de-France. Cette dernière avait émis un signalement à la justice, bientôt suivi d'une note Tracfin sur le même sujet, aboutissant à l'ouverture de l'enquête en cours.

Dans son rapport, la chambre notait que Renaud Guillot-Corail était resté dirigeant d'une "association satellite de la commune dont le montant de la subvention a par ailleurs sensiblement augmenté". La chambre relevait également qu'il disposait toujours d'un bureau, "à côté de celui du maire", et d'une "assistante dédiée".

Patrick Balkany, qui fut maire de Levallois pendant une trentaine d'années et député, est actuellement poursuivi dans deux autres affaires à Nanterre.

Dans celle dite "des chauffeurs", il a été mis en examen en juillet 2020 pour "détournement de biens ou de fonds publics par personne dépositaire de l'autorité publique". Il lui est reproché d'avoir utilisé des policiers municipaux comme chauffeurs et des véhicules à des fins privées.

Cette information judiciaire avait été clôturée en avril 2021 mais M. Balkany avait demandé l'annulation de sa mise en examen, requête rejetée par la chambre de l'instruction en décembre 2021. Le parquet peut désormais prendre ses réquisitions.

M. Balkany est également poursuivi depuis février 2021 pour "abus de biens sociaux", "prise illégale d'intérêts" et "détournements de fonds publics", soupçonné d'avoir utilisé frauduleusement un immeuble appartenant à la ville de Levallois. Une information judiciaire toujours en cours.

Enfin, il a récemment été condamné pour blanchiment de fraude fiscale. Il a été reconnu coupable d'avoir, avec son épouse et ex-première adjointe Isabelle Balkany, dissimulé entre 2007 et 2014 quelque 13 millions d'euros d'avoirs au fisc, notamment deux fastueuses villas dans les Caraïbes et au Maroc.

En mai 2020, M. et Mme Balkany s'étaient vu infliger en appel respectivement cinq et quatre ans d'emprisonnement, ainsi que 100.000 euros d'amende chacun et 10 ans d'inéligibilité. Début janvier, cette peine a été allégée en appel à quatre et trois ans et demi d'emprisonnement.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
Short Url
  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Short Url
  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
Short Url
  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.