Pour un accès aux soins à tous les Marocains

Les membres des deux chambres du Parlement marocain participent à une session conjointe dans la capitale Rabat, le 23 janvier 2023. (Photo de l'AFP)
Les membres des deux chambres du Parlement marocain participent à une session conjointe dans la capitale Rabat, le 23 janvier 2023. (Photo de l'AFP)
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Publié le Samedi 04 février 2023

Pour un accès aux soins à tous les Marocains

  • «Le gouvernement est parvenu, au cours de la première année de son mandat, à réaliser un bilan très positif dans la mise en œuvre du chantier de la couverture médicale et sociale»
  • À partir de 2025, le gouvernement s’attaquera à l’élargissement de l’assiette des adhérents aux différents régimes de retraite, en plus de la généralisation de l’indemnité pour perte d’emploi

CASABLANCA: L'avancement du projet sociétal visant à généraliser la protection sociale des Marocains se déroule selon le calendrier prévu. Ce chantier d’envergure a été initié par le roi Mohammed VI, en avril 2021, et il vise une amélioration des conditions de vie de la population marocaine et la préservation de sa dignité.

Ainsi, un an après son investiture, le gouvernement mené par Aziz Akhannouch, président du Rassemblement national des indépendants (RNI), peut se targuer de mener à bien ce grand chantier de règne qui nécessitera pas moins de 50 milliards de dirhams (1 dirham marocain = 0,091 euro) de budget pour sa réalisation.

«Le gouvernement est parvenu, au cours de la première année de son mandat, à réaliser un bilan très positif dans la mise en œuvre du chantier de la couverture médicale et sociale», s'est récemment félicité M. Akhannouch. «Le gouvernement a facilité les modalités d'accès aux services de soins de santé dans des conditions décentes, de manière à garantir l'égalité entre tous les Marocains, quelle que soit leur situation financière et professionnelle.»

Le gouvernement a ainsi réussi à remplir ses engagements, et avant la fin de l’année 2022, à généraliser et à élargir les services d'assurance maladie obligatoire. En un an, le nombre total d'assurés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est passé de 7,8 millions de personnes à plus de 23,2 millions de personnes non salariées et leurs ayants droit, ainsi que 9,4 millions d'affiliés au système de l'Assurance maladie obligatoire (solidarité AMO).

«Le gouvernement a facilité les modalités d'accès aux services de soins de santé dans des conditions décentes, de manière à garantir l'égalité entre tous les Marocains, quelle que soit leur situation financière et professionnelle.» Aziz Akhannouch

Afin de satisfaire la demande croissante en soins, une réforme du système de santé national était indispensable. La construction et l’amélioration des infrastructures de santé figurent parmi les piliers de cette réforme. C’est dans cet objectif que le chef du gouvernement a effectué, lundi 30 janvier 2023, en compagnie du ministre de la Santé et de la Protection sociale, Khalid Aït Taleb, une visite de terrain dans trois centres de santé ayant fait l'objet de travaux de réhabilitation, dans le cadre du plan gouvernemental visant l'amélioration et l'extension de l'offre sanitaire.

Cette visite a concerné un centre de santé rural dans les environs de Benslimane et deux centres de santé urbains dans les villes de Mohammedia et de Rabat. «La réhabilitation de ces centres de santé et l'amélioration de la qualité des services fournis aux citoyens s'inscrivent dans le respect des obligations du gouvernement qui a réussi à réhabiliter cent centres de santé de proximité au cours de la première année de son mandat, avec l’objectif d’atteindre mille quatre cents centres», souligne un communiqué du cabinet du chef du gouvernement, parvenu à Arab News en français. En parallèle, le gouvernement s’est fixé comme objectif d’augmenter de 20% le nombre de médecins et d'infirmiers diplômés en 2023, et de le doubler d’ici à trois ans.

Rappelons que le chantier de la mise en place de la protection sociale incluait la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire de base au cours des années 2021 et 2022. Entre 2023 et 2024, il s’agira de la généralisation des allocations familiales, en permettant aux ménages qui ne bénéficient pas de ces allocations de recevoir des indemnités couvrant les risques liés à l’enfance, ou des indemnités forfaitaires. À partir de 2025, le gouvernement s’attaquera à l’élargissement de l’assiette des adhérents aux différents régimes de retraite, en plus de la généralisation de l’indemnité pour perte d’emploi.

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Le président libanais à Rome jeudi pour évoquer l'avenir de la force de l'ONU

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
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  • Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome pour discuter de l’avenir de la Finul, dont le mandat expire fin 2026
  • Beyrouth privilégie une prolongation de la mission de l’ONU, mais envisage une force internationale alternative avec la France et l’Italie pour éviter un vide sécuritaire

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome jeudi pour des discussions sur le futur de la force de maintien de la paix dans son pays, dont le mandat expire fin 2026, a affirmé à l'AFP un responsable libanais.

La visite intervient après que la France et l'Italie, qui fournissent d'importants contingents de militaires à cette Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), ont dit en juin vouloir établir une coalition internationale pour lui succéder.

M. Aoun doit rencontrer son homologue Sergio Mattarella et la Première ministre Giorgia Meloni pour discuter de "l'avenir des forces internationales, notamment à la lumière de l'initiative franco-italienne visant à mettre en place une force pour remplacer la Finul", a indiqué le responsable sous couvert d'anonymat.

Selon lui, le président libanais rencontrera également le pape Léon XIV au Vatican et l'informera "des contacts que le Liban a établis depuis le début des négociations" avec Israël.

Le Liban et Israël ont mené au printemps des pourparlers directs, accueillis à Rome à deux reprises, et ont abouti en juin à la conclusion d’un accord-cadre sous l'égide des Etats-Unis, qui prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, en commençant par des "zones pilotes".

Le Liban avait été entraîné début mars dans le conflit entre l'Iran d'une part, Israël et les Etats-Unis d'autre part, lorsque le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran, avant de subir une riposte aérienne et terrestre.

M. Aoun a déclaré que le choix privilégié du Liban est une prolongation du mandat de la Finul, à laquelle Israël s'oppose. Le Liban et plusieurs autres pays redoutent un vide sécuritaire si la Finul se retire sans alternative.

Lundi, le président libanais a indiqué que "le second choix consiste à adopter une formule qui garantisse la présence continue des forces internationales dans le sud" du pays, aux côtés de l'armée libanaise "et en coordination avec elle".

Début juin, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait estimé "nécessaire" le maintien d'une présence militaire de l'ONU, proposant trois options allant de près de 2.000 à plus de 5.500 personnels en uniforme.

Le mois dernier, 86 députés libanais ont signé une lettre exhortant le Conseil de sécurité de l'ONU à maintenir les Casques bleus.

La Finul compte actuellement 7.500 Casques bleus, provenant d'une cinquantaine de pays. Présente au Liban depuis 1978, elle n'a pas empêché la résurgence des conflits.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël mène encore des frappes ponctuelles au Liban. Les forces israéliennes ont établi dans le sud du Liban ce qu'elles désignent comme une "zone de sécurité", sur une bande d'environ 10 kilomètres de large, le long de la frontière.


L'Iran offre 30.000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains

L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
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  • "Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans"
  • En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire

TEHERAN: L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un "grand nombre de demandes" de personnes souhaitant contribuer financièrement, selon l'agence officielle Irna.

"Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans", a-t-il déclaré, en utilisant cette unité monétaire informelle équivalant à 10.000 rials iraniens.

En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire.

Aucun déploiement connu de troupes américaines au sol n'a eu lieu en Iran pendant la guerre au Moyen-Orient, à l'exception d'une mission de sauvetage menée en avril pour porter secours à un pilote américain dont l'appareil s'était écrasé.

"Les courageuses femmes iraniennes qui accompliront une telle action recevront le double de cette récompense", a-t-il ajouté.

La guerre entre Téhéran et Washington a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique qui a répliqué en lançant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington.

Un cessez-le-feu a été conclu en avril suivi d'un accord-cadre en juin en vue de négociations de paix, qui a ensuite volé en éclats.

L'Iran et les Etats-Unis ont depuis échangé sporadiquement des frappes qui se concentrées principalement autour du stratégique détroit d'Ormuz.


L'émissaire de Trump se rendra en Israël pour tenter d'aplanir les divergences sur Gaza

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
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  • M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer
  • Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route"

JERUSALEM: Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du "Conseil de paix".

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du "Conseil de paix" créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un "véritable" désarmement du Hamas.

Selon une source au sein du "Conseil de Paix", MM. Kushner et Mladenov espèrent "des discussions constructives" sur le plan de paix global de Donald Trump pour la bande de Gaza, dont le premier jalon a été le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Depuis, les frappes israéliennes ont diminué en intensité, sans s'arrêter pour autant.

"Les Etats-Unis et Israël s'accordent sur l'issue souhaitée à Gaza, c'est-à-dire un Hamas démilitarisé", a précisé la même source, qui a requis l'anonymat.

"Nous allons écouter les préoccupations soulevées et discuter des prochaines étapes", a-t-elle poursuivi.

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien.

Mais M. Mladenov est ensuite revenu sur ses propos et a déclaré qu'Israël n'aurait pas à retirer ses forces tant que le Hamas ne se serait pas entièrement désarmé.

M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer, exigeant que celui-ci détruise ses armes de manière vérifiable.

Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route", a dit à l'AFP Bassem Naim, membre du bureau politique de ce mouvement islamiste.

Il a appelé les Etats-Unis à "empêcher la perturbation du processus (de mise en oeuvre) de l'accord de cessez-le-feu pour des raisons politiques et électorales".