L'Organisation de coopération numérique dévoile sa feuille de route pour 2030

L'Organisation de coopération numérique (OCN) a annoncé sa feuille de route pour 2030 à Riyad, le 5 janvier (Photo AN, Abdulaziz Alarifi).
L'Organisation de coopération numérique (OCN) a annoncé sa feuille de route pour 2030 à Riyad, le 5 janvier (Photo AN, Abdulaziz Alarifi).
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Publié le Mardi 07 février 2023

L'Organisation de coopération numérique dévoile sa feuille de route pour 2030

  • Ce plan aspire à un avenir ambitieux dans lequel l'économie numérique contribue à hauteur de 30% au PIB mondial
  • «Nous pouvons libérer tout le potentiel de l'économie numérique mondiale», affirme la secrétaire générale de l’OCN

RIYAD: L'Organisation de coopération numérique a appelé à une collaboration mondiale pour combler le fossé technologique, dévoilant sa feuille de route pour 2030 lors de sa deuxième assemblée générale annuelle à Riyad.
Ce plan aspire à un avenir ambitieux dans lequel l'économie numérique contribue à hauteur de 30% au produit intérieur brut mondial et crée 30 millions d'emplois dans le monde.
Il est conçu pour promouvoir les intérêts communs, plaider en faveur d'une coopération accrue, mettre en place un cadre réglementaire et un climat propice aux affaires, et préserver l'inclusivité et la fiabilité de l'économie numérique aux niveaux local, régional et mondial.
«La beauté de cette feuille de route est qu'elle est agile et flexible», a déclaré à Arab News la secrétaire générale de l'OCN, Deemah al-Yahya.
«Elle se penche sur tous les défis auxquels nous sommes actuellement confrontés dans nos pays membres. Elle examine en profondeur les besoins, les réformes que nous devons adopter et les initiatives que nous devons lancer pour atteindre ces objectifs.»

En Bref

Le plan aspire à un avenir ambitieux dans lequel l'économie numérique contribue à hauteur de 30 % au produit intérieur brut mondial et crée 30 millions d'emplois dans le monde.

 

«Nous sommes vraiment convaincus que si les gouvernements, le secteur privé et la société civile coopèrent efficacement, nous pourrons dépasser les objectifs fixés d'ici 2030», a-t-elle ajouté.
Cet appel à l'action fait écho aux objectifs de l'organisation qui vise à créer un espace pour promouvoir les groupes sous-représentés, tels que les femmes et les jeunes, et les valoriser au sein de l'infrastructure numérique.
Lors de sa première réunion physique, l'OCN a rassemblé divers États membres pour discuter de l'état actuel des économies numériques et des obstacles que rencontrent les pays dans leurs efforts de croissance.
«En encourageant et en facilitant la coopération et en développant la transformation dans tous les secteurs, nous pouvons libérer tout le potentiel de l'économie numérique mondiale», a affirmé Mme Al-Yahya.
Alors que la transformation numérique gouvernementale et industrielle s'accélère en raison de la pandémie, il est indispensable de reconnaître le rôle essentiel des technologies pour favoriser une croissance durable dans les économies formelles et informelles.
«[La pandémie] a mis à l'épreuve la capacité à opérer une transformation numérique rapide, ce qui est un programme énorme. Aucun pays ne peut à lui seul opérer une telle transformation et exploiter l'opportunité offerte par l'économie numérique sans se donner la main et partager les bonnes pratiques», a indiqué Mme Al-Yahya.
Par ailleurs, l'OCN a adopté un nouveau règlement intérieur et approuvé la création de l'association Stride, qui aura pour mission de renforcer les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) dans les États membres.
La secrétaire générale a expliqué que l'autonomisation des MPME, qui représentent 90% de toutes les entreprises, est cruciale pour la réussite et la croissance au sein d'une économie numérique dynamique.
L'organisation a également mis en place un nouveau comité d'observateurs, ainsi qu'un nouveau comité exécutif composé de représentants des pays membres, dont Bahreïn, la Jordanie, le Nigeria et Oman, et présidé par un représentant du Royaume jusqu'en 2030.
«J'ai rencontré une femme autrefois à Taif, et elle créait des produits à partir des fleurs de Taif. Elle était veuve avec six enfants et n'avait de sources de revenus que les produits qu'elle confectionnait à partir des roses», raconte Mme Al-Yahya pour illustrer le pouvoir des économies numériques.
Après avoir trouvé un moyen d'établir un commerce en ligne, la femme a pu vendre ses produits dans une centaine de localités à travers le monde et recruter 60 autres femmes pour travailler dans son entreprise.
Pour Mme Al-Yahya, l'économie numérique se développera en permettant aux communautés sous-représentées qui constituent la majorité de nos populations de se développer.
Le conseil de l'OCN a également officiellement accueilli deux nouveaux États membres: la Gambie et le Ghana. L'organisation représente désormais 13 pays et couvre environ 600 millions de personnes, avec un produit intérieur brut collectif de plus de 2 000 milliards de dollars.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.