L'Ukraine va recevoir des chars Leopard 1, Moscou revendique des «succès»

Cette photo publiée par le ministère ukrainien de la Défense le 12 septembre 2022 et prise dans un lieu indéfini montre une colonne de chars de l'armée ukrainienne lors d'une offensive, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo, AFP)
Cette photo publiée par le ministère ukrainien de la Défense le 12 septembre 2022 et prise dans un lieu indéfini montre une colonne de chars de l'armée ukrainienne lors d'une offensive, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 07 février 2023

L'Ukraine va recevoir des chars Leopard 1, Moscou revendique des «succès»

  • «Au moins 100 chars Leopard 1 A5» seront livrés «dans les prochains mois», ont indiqué les ministres de la Défense de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Danemark, dans un communiqué commun
  • «Actuellement, les combats évoluent avec succès dans les zones» de Bakhmout et Vougledar, a affirmé le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou

KIEV: Trois pays européens ont annoncé mardi l'envoi "dans les prochains mois" d'une centaine de chars lourds à Kiev, pour aider son armée à repousser les forces russes qui affirment mener avec "succès" une offensive dans l'est de l'Ukraine. 

Cette annonce est intervenue au moment où le nouveau ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, est en visite surprise à Kiev, et alors que les dirigeants ukrainiens exhortent leurs alliés occidentaux à accélérer l'envoi de chars lourds qui leur ont été promis. 

"Au moins 100 chars Leopard 1 A5" seront livrés "dans les prochains mois", ont indiqué les ministres de la Défense de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Danemark, dans un communiqué commun. 

Ces Leopard 1, plus vieux que les Leopard 2 - dont Berlin a promis également à Kiev 14 exemplaires - proviennent de stocks et seront remis à neuf. 

Sur Twitter, le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov, a lui affirmé ironiquement que "le 'premier' Leopard 2 est arrivé à Kiev", en postant une photo le montrant en compagnie de M. Pistorius en train de tenir un modèle réduit du char allemand. 

Le calendrier des livraisons occidentales reste toutefois flou, à l'heure où Kiev s'inquiéte de ne pas recevoir les blindés à temps pour repousser une éventuelle nouvelle attaque russe de grande envergure. 

Mardi, la Russie a même revendiqué le "succès" de sa récente offensive dans l'est de l'Ukraine. 

Depuis janvier, son armée, épaulée par les paramilitaires du groupe Wagner et renforcée par des centaines de milliers de civils mobilisés, est repassée à l'offensive, en particulier dans le Donbass, région de l'est dont Moscou revendique l'annexion. 

« Plus ou moins stable » 

"Actuellement, les combats évoluent avec succès dans les zones" de Bakhmout et Vougledar, a affirmé le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion avec les cadres de l'armée et de son ministère. 

Il a cité les récentes conquêtes de sept localités dont Soledar, petite ville voisine de Bakhmout que les forces ukrainiennes ont cédée en janvier après des combats meurtriers pour les deux camps. 

M. Choïgou a en outre mis en garde l'Occident contre un accroissement de son aide militaire à l'Ukraine. "De telles mesures entraînent les pays de l'Otan dans le conflit et peuvent conduire à un niveau imprévisible d'escalade", a-t-il dit. 

Les observateurs s'accordent à prédire que la Russie prépare une offensive majeure à la fin de l'hiver où au début du printemps, avec au minimum comme objectif de conquérir tout le Donbass, qu'elle ne contrôle que partiellement. 

Près de Bakhmout, l'artillerie a continué mardi de pilonner les positions russes, selon des reporters de l'AFP qui pouvaient entendre de fréquentes détonations. 

Plus loin du front, Iaroslav, capitaine d'une unité opérant un lance-roquettes multiple Grad, se prépare à ordonner le tir d'une salve d'une quarantaine de projectiles quand l'attaque est finalement annulée. 

"Si on n'a pas besoin de nous, c'est que la situation est plus ou moins stable" sur le front, veut croire le militaire de 35 ans, visage fouetté par un vent glacial. 

La chute de Bakhmout, théâtre depuis plusieurs mois de combats très meurtriers, ouvrirait la voie à une offensive russe vers Kramatorsk, principale ville du Donbass sous contrôle ukrainien. 

« Pas beaucoup de munitions » 

Quelque 150 kilomètres plus au sud, Moscou est également à l'offensive sur Vougledar, à proximité d’un noeud ferroviaire desservant l'est et le sud occupé du pays. 

Dans le nord du Donbass, les Russes sont également en train de presser leur adversaire, dans une zone reconquise par Kiev en septembre. 

Serguiï Solomon, un ouvrier du bâtiment ukrainien de 31 ans devenu soldat, confirme que les forces de Kiev risquent de manquer de moyens face à celles de Moscou. 

"Les Russes ont des chars, des (véhicules de) transport de troupes blindés, des (roquettes) Grad, tout ce que l'on peut imaginer", dit-il. "Nous avons de l'équipement, mais pas beaucoup de munitions". 

Face aux demandes répétées de Kiev et après avoir longtemps tergiversé de peur de provoquer une escalade, Américains et Européens ont récemment décidé d'envoyer des dizaines de chars lourds pour que l'Ukraine puisse mieux s'opposer à une offensive russe et organiser la sienne. 

Leur nombre reste cependant en deçà des attentes de Kiev. Et les Occidentaux continuent de refuser de livrer des avions de combats. 

Les Etats-Unis ont en revanche promis des armements dotés d'une portée allant jusqu'à 150 km, que Kiev réclamait pour pouvoir frapper loin derrière le front les dépôts de munitions et les lignes d'approvisionnements russes. 


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.