La fondatrice de 1309 Studios, Ghada al-Subaey, parle de la représentation arabe et habille Georgina Rodriguez

Georgina Rodriguez (à droite) portait l'une des abayas de Ghada al-Subaey (à gauche) lors de la Coupe du monde de football 2022 à Doha. (Photo fournie/Instagram)
Georgina Rodriguez (à droite) portait l'une des abayas de Ghada al-Subaey (à gauche) lors de la Coupe du monde de football 2022 à Doha. (Photo fournie/Instagram)
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Publié le Mercredi 08 février 2023

La fondatrice de 1309 Studios, Ghada al-Subaey, parle de la représentation arabe et habille Georgina Rodriguez

  • La mannequin argentine Georgina Rodriguez, qui vit désormais en Arabie saoudite, a porté l'une des abayas de Ghada al-Subaey lors de la Coupe du monde de football 2022 à Doha
  • Avant de lancer sa marque en 2015, Al-Subaey dirigeait sa petite entreprise à partir de son domicile et comptait sur le bouche-à-oreille pour accroître l’engouement autour de ses créations

DUBAÏ: La marque de prêt-à-porter 1309 Studios basée au Qatar et fondée par l'entrepreneure Ghada al-Subaey attire l'attention de stars internationales, dont la mannequin argentine Georgina Rodriguez.

La star, qui vit désormais en Arabie saoudite avec son compagnon, le footballeur portugais Cristiano Ronaldo, a porté l'une des abayas de Ghada al-Subaey lors de la Coupe du monde de football 2022 à Doha.

Al-Subaey affirme à Arab News que l'un des principaux objectifs de sa marque était de moderniser l'abaya traditionnelle et de «la rendre accessible à toutes les femmes du monde».

«Le fait que Georgina entre dans une boutique, choisisse notre abaya et la porte pour un événement aussi important signifie que nous avons réussi à atteindre cet objectif en rendant l'abaya polyvalente et facile à porter. Elle a choisi l'une de nos abayas emblématiques, de couleur vert sauge palmier», affirme-t-elle.

Georgina Rodriguez portait l’abaya avec une robe noire moulante, des talons argentés et un sac Chanel blanc.

1309 Studios est ancrée dans une esthétique bohème contemporaine. Au cœur de la marque, une allure minimaliste et féminine fusionne les tendances saisonnières avec des éléments qataris traditionnels.

Drop 8, «Eternal Unfolding», look 1. (Photo fournie)
Drop 8, «Eternal Unfolding», look 1. (Photo fournie)

 

Des silhouettes épurées, des couleurs vives, des imprimés audacieux et des détails soigneusement étudiés sont les caractéristiques de la marque. La créatrice tire son inspiration de l'art, de la nature et de la culture mondiale pour créer des pièces avec une touche contemporaine.

«Quand j'étais adolescente, je me suis plongée dans le monde des tissus pour créer des styles qui n'étaient pas disponibles au Qatar à l'époque. J'ai commencé à concevoir des caftans pour ma famille et mes amies à l'école, et c'est là que tout a commencé», ajoute Ghada al-Subaey.

Avant de lancer sa marque en 2015, elle dirigeait sa petite entreprise à partir de son domicile et comptait sur le bouche-à-oreille pour accroître l’engouement autour de ses créations.

Drop 8, «Eternal Unfolding», look 2. (Photo fournie)

Elle affime: «C'est à ce moment-là que je suis entrée dans la phase de conception et travaillé sur le lancement de ma propre marque. J'ai vu qu'il y avait un vide, qu’il y avait un besoin de créer une communauté au Qatar vers laquelle les femmes peuvent se tourner pour prendre soin de leur bien-être émotionnel et ne négliger aucun effort pour en faire une réalité.»

Le nom de la marque 1309 est un clin d'œil à la mère d'Al-Subaey.

«Le 13/09, est l'anniversaire de ma mère. Le nom de ma marque est dédié à ma mère, car elle m'a donné le sens de la mode. J'avais l'habitude de la regarder coudre et couper les tissus quand j'étais plus jeune et j'ai tout appris sur les tissus et la couture grâce à ma mère», confie-t-elle.

Drop 8, «Eternal Unfolding», look 3. (Photo fournie)
Drop 8, «Eternal Unfolding», look 3. (Photo fournie)

Les créations de Ghada al-Subaey, qui sont expédiées dans le monde entier et disponibles dans des magasins en Arabie saoudite, à Dubaï et au Qatar, sont fabriquées au Qatar. Elle utilise des tissus durables, naturels et végétaliens, ainsi que des emballages biodégradables.

«Nous recyclons également les chutes de tissu et les transformons en meubles. Nous nous appuyons sur les compétences humaines et évitons autant que possible l'utilisation de machines», souligne-t-elle. 

Ses créations ne sont pas seulement des croquis auxquels elle donne vie. Elle réfléchit au processus de conception pour comprendre comment les pièces qu'elle crée influeront émotionnellement sur la personne qui les porte.

Drop 8, «Eternal Unfolding», look 4. (Photo fournie)

«Je veux que les gens se sentent détendus et soient satisfaits de leur image lorsqu'ils portent un vêtement 1309. Souvent, lorsque les gens ne sont pas à l'aise dans leurs vêtements, ils ne sont pas eux-mêmes.»

«L'idée derrière 1309 Studios est de créer un environnement sûr pour les femmes. Un lieu où les femmes se réunissent pour s'autonomiser et s'encourager les unes les autres professionnellement et autrement encore, développer une plate-forme où les femmes se sentent libres de s'exprimer, de soutenir leurs idées et de prendre un moment pour surmonter les difficultés quotidiennes de la vie dans le monde technologique en évolution rapide d'aujourd'hui», ajoute-t-elle.

Drop 8, «Eternal Unfolding», look 5. (Photo fournie)
Drop 8, «Eternal Unfolding», look 5. (Photo fournie)

«Les vêtements qu'elles portent ne doivent pas être une contrainte. Les tissus, les couleurs et les coupes que je choisis permettent aux femmes de se sentir pleines de vie. Cela devrait ressembler à une tenue, plutôt qu’une pièce qui couvre une tenue», souligne Al-Subaey.

«Le tissu que nous utilisons chez 1309 s’adapte à différents types et formes de corps», confie-t-elle. 

Ghada al-Subaey s'efforce de développer sa marque à l'échelle mondiale.

Drop 8, «Eternal Unfolding», look 6. (Photo fournie)
Drop 8, «Eternal Unfolding», look 6. (Photo fournie)

Elle affirme: «Je veux changer cette stigmatisation autour des abayas. Je veux que les abayas deviennent aussi estimées dans le monde que les kimonos, et que tout le monde les porte dans le monde entier, pas nécessairement pour couvrir le corps, mais plutôt comme une tendance mode.»

«J'aimerais que mes idées et mon inspiration créent le changement. Qu'il s'agisse d'appliquer des approches durables dans notre travail ou d'utiliser des emballages respectueux de l'environnement, je souhaite que la marque continue à avoir un impact positif sur la communauté.»

«Je voudrais me développer à l'échelle mondiale et représenter le monde arabe dans un espace de mode mondial», conclut-elle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un nouveau livre explore 12 chefs-d’œuvre de l’art du manuscrit islamique à travers les siècles

« Illuminated » par William Greenwood. (Fourni)
« Illuminated » par William Greenwood. (Fourni)
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  • William Greenwood évoque son nouveau livre consacré à une douzaine de manuscrits islamiques d’exception

DUBAÏ : Un nouveau livre consacré à 12 manuscrits islamiques extraordinaires vient d’être publié, avec pour ambition de rendre ces chefs-d’œuvre richement illustrés accessibles au plus grand nombre.

Intitulé « Illuminated: Art, Knowledge, and Wonder in Twelve Islamic Manuscripts » et publié par Empty Quarter Press, l’ouvrage présente une sélection de douze des plus beaux manuscrits jamais produits. Parmi eux figurent des classiques arabes médiévaux tels que Maqamat al-Hariri, Kalila wa Dimna, Aja’ib Al-Makhluqat Wa Ghara’ib Al-Mawjudat et Kitab Al-Diryaq, ainsi que des œuvres spectaculaires issues des mondes timouride, safavide et moghol, du XIIIe au XVIIe siècle.

Son auteur, William Greenwood, est spécialiste de l’art et de la culture islamiques. Les manuscrits présentés étaient conçus à la fois comme des réceptacles de savoir et comme des objets artistiques à part entière. Des traités médicaux aux cartes célestes, de la poésie épique aux fables, chacun reflète la richesse et la diversité des traditions intellectuelles et artistiques du monde islamique.

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« Maqamat Al Hariri » (vers 1236-1237). (Fourni)

Pour Greenwood, qui a travaillé plus de dix ans comme conservateur — dernièrement au Zayed National Museum d’Abou Dhabi — ces manuscrits sont importants pour plusieurs raisons. D’abord, ce sont des œuvres d’art remarquables. Ensuite, chacun constitue « un instantané de l’époque de sa création, tant par son style artistique et son contenu que par son contexte historique ».

Le premier chapitre du Kitab al-Diryaq, par exemple, est attribué à Mossoul au milieu du XIIIe siècle et « vise clairement à glorifier le souverain », explique Greenwood. Kitab Suwar al-Kawakib al-Thabita, copié au XVe siècle à Samarcande, témoigne de l’essor des sciences durant la Renaissance timouride, tandis que le Hamzanama, réalisé dans l’Inde du XVIe siècle, marque l’émergence d’un style pictural proprement moghol.

« La troisième raison, poursuit-il, est que, aussi belles que soient les peintures et les enluminures, elles sont presque toujours destinées à magnifier des textes qui sont en eux-mêmes remarquables — qu’il s’agisse d’épopées nationales comme le Shahnameh, d’ouvrages encyclopédiques comme Aja’ib al-Makhluqat, ou de démonstrations de virtuosité linguistique telles que les Maqamat d’Al-Hariri. »

Enfin, ces manuscrits constituent, selon lui, « des témoignages remarquables d’un monde islamique multiculturel et cosmopolite, capable d’absorber, de raffiner et de repenser des influences aussi diverses que les fables indiennes ou l’astronomie classique pour en faire un ensemble cohérent et distinctement “islamique” ».

L’intérêt de Greenwood pour les manuscrits enluminés a été éveillé par une copie mamlouke du milieu du XIVe siècle de Sulwan al-Muta’ fi ‘Udwan al-Atba’, qu’il a découverte alors qu’il travaillait au Musée d’art islamique de Doha.

« Il s’agit de la seule copie médiévale illustrée de ce texte, probablement réalisée pour un mécène royal », explique Greenwood, qui a également travaillé au British Museum de Londres. « Le mélange d’éléments byzantins, persans et chinois dans les peintures correspondait parfaitement à mon intérêt pour les échanges interculturels. Le texte appartient au genre des “miroirs des princes”, destiné à conseiller les souverains — un type d’écriture fondamental, également représenté dans Illuminated par une copie mamlouke du début du XIVe siècle de Kalila wa Dimna. »

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« Kalila wa Dimna » (vers 1310). (Fourni)

Cependant, ce n’est pas une découverte isolée qui l’a poussé à écrire ce livre, mais le constat progressif que, bien que le grand public s’intéresse aux manuscrits islamiques illustrés et enluminés, il existe peu d’ouvrages de synthèse accessibles.

« Il existe de nombreuses publications très spécialisées consacrées soit à des manuscrits précis, soit à certains éléments décoratifs, mais peu de livres destinés à un public curieux mais non universitaire. Il était aussi stimulant de rassembler, dans un même ouvrage, des peintures issues de manuscrits très différents. Cela permet de suivre l’évolution des styles et des idées du XIIIe au XVIIe siècle, ce qui est particulièrement utile pour les non-spécialistes. »

Le résultat est un livre richement illustré, conçu pour un large public. À la fois célébration des traditions artistiques du livre islamique et invitation à en découvrir la beauté et les trésors, Illuminated réunit art islamique, savoir et récit dans une forme accessible et attrayante.

« J’espère que le fait de voir ces œuvres réunies dans une même publication ouvrira les yeux des lecteurs sur leur caractère exceptionnel », conclut Greenwood. « Ce livre s’adresse vraiment à tout le monde, et s’il suscite un intérêt plus large pour les manuscrits présentés, il aura déjà une valeur unique. Toutes ces œuvres sont liées, d’une manière ou d’une autre, à la transmission du savoir et de la sagesse, et si ce livre peut contribuer à les diffuser un peu plus, alors il aura pleinement rempli sa mission. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Tarboosh Jedde Maallak : une histoire d’amour libanaise entre mémoire et diaspora

Les acteurs incarnent avec sensibilité les thèmes de l’exil, de la mémoire et de l’amour. (Photo: fournie)
Les acteurs incarnent avec sensibilité les thèmes de l’exil, de la mémoire et de l’amour. (Photo: fournie)
Les acteurs incarnent avec sensibilité les thèmes de l’exil, de la mémoire et de l’amour. (Photo: fournie)
Les acteurs incarnent avec sensibilité les thèmes de l’exil, de la mémoire et de l’amour. (Photo: fournie)
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  • Tarboosh Jedde Maallak arrive à Dubaï pour une représentation unique, après avoir rempli plus de 25 salles au Liban
  • À travers le destin croisé de ses personnages, la pièce offre une réflexion sensible sur la diaspora libanaise et le lien profond avec la terre natale

​​​​​​DUBAÏ: Après une tournée exceptionnelle de plus de 25 représentations à guichets fermés au Liban, la pièce théâtrale Tarboosh Jedde Maallak s’apprête à rencontrer le public de Dubaï pour une représentation très attendue.

Écrite par Marwa Khalil et Riad Chirazi (également auteurs de la pièce Mafroukeh), qui signe aussi la mise en scène, la production met en scène le comédien et stand-uppeur Junaid Zeineddine, aux côtés de l’actrice Marwa Khalil. Ensemble, ils livrent une pièce à la fois touchante et teintée d’humour, explorant l’amour, la perte et la quête d’identité.

Mêlant romance et regard socio-politique acéré, la pièce aborde les thèmes du départ et du retour, des promesses brisées, de l’amour qui persiste malgré le chaos, ainsi que de la nostalgie et de la mémoire collective.

L’histoire se déroule sur fond de l’histoire mouvementée du Liban, de 1980 à 2025. Elle suit deux personnages principaux dont les trajectoires divergent profondément. Hala, contrainte de quitter son pays, traverse Paris, Montréal et Dubaï, incarnant l’expérience de la diaspora libanaise tout en portant en elle le poids émotionnel de sa terre natale. Ibrahim, quant à lui, choisit de rester au Liban, ancré dans un pays marqué par la lutte, la résilience et l’espoir.

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Sur scène, l’émotion et l’humour se mêlent dans Tarboosh Jedde Maallak. (Photo: fournie)

Leur histoire d’amour devient un miroir sensible de l’impact des bouleversements nationaux sur les relations intimes, offrant une réflexion poignante sur l’appartenance, l’identité et le coût émotionnel de l’instabilité politique et sociale. Avec finesse et tendresse, Tarboosh Jedde Maallak évoque les souvenirs partagés d’une génération tout en touchant à des expériences universelles de séparation et de manque.

À Dubaï, la pièce sera présentée lors de deux représentations à 19h et 21h30, offrant au public une occasion de découvrir une œuvre qui a marqué les spectateurs arabophones de la région.

Présentée par Bayroute Events et BYL Events, en collaboration avec Art For All, cette soirée promet d’attirer les passionnés de théâtre, les membres de la diaspora libanaise et les amateurs de théâtre arabe contemporaine.

Véritable hommage à l’esprit humain libanais, Tarboosh Jedde Maallak s’annonce comme une pièce, émouvante et profondément culturelle.


De Djeddah à Paris, l’engagement artistique de la famille Jameel salué par la France

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  • Fady Jameel a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, en reconnaissance de l’engagement pionnier et international de la famille Jameel en faveur des arts depuis 80 ans
  • Art Jameel touche près de deux millions de personnes chaque année, grâce à ses centres de Djeddah et de Dubaï et à un vaste réseau de partenariats culturels mondiaux, notamment avec la France

​​​​​​Paris / Djeddah: La famille Jameel, reconnue pour son rôle pionnier dans le soutien aux arts à l’échelle mondiale, a vu son engagement distingué par la République française. Fady Mohammed Jameel, président d’Art Jameel et vice-président international d’Abdul Latif Jameel, a été décoré de l’insigne de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres lors d’une cérémonie officielle organisée à Paris par Madame Rachida Dati, ministre de la Culture.

Attribuée par le ministère français de la Culture, cette distinction honore des personnalités ayant contribué de manière significative au rayonnement des arts et de la culture en France et à l’international. Elle vient saluer 80 années d’engagement philanthropique de la famille Jameel, ainsi que plus de deux décennies d’actions structurantes en faveur des arts sous l’impulsion de Fady Jameel, notamment au Moyen-Orient et dans le cadre d’échanges culturels étroits avec la France.

Fondée en 2003, Art Jameel s’est imposée comme l’une des organisations artistiques les plus influentes de la région. Financée principalement par la famille Jameel et guidée par une mission civique forte, l’institution œuvre pour rendre les arts accessibles à toutes et tous, à travers des expositions, des commandes artistiques, des programmes éducatifs et des initiatives cinématographiques. Chaque année, ses activités touchent près de deux millions de personnes à Djeddah, Dubaï et à travers le monde.

Art Jameel soutient notamment Hayy Jameel à Djeddah – pôle majeur dédié au cinéma et aux arts, qui accueille l’Alliance Française et le premier cinéma indépendant d’Arabie saoudite – ainsi que le Jameel Arts Centre à Dubaï, récemment distingué par une médaille d’excellence lors des Art Basel Awards pour sa vision innovante et son impact culturel. L’organisation développe également un réseau international de partenariats de premier plan avec des institutions telles que le Victoria and Albert Museum à Londres et le Metropolitan Museum of Art à New York.

Les échanges culturels entre la France et le monde arabe occupent une place centrale dans cette dynamique. Art Jameel collabore régulièrement avec des institutions françaises autour de projets d’expositions, de cinéma, de musique et de restauration du patrimoine, tout en mettant en lumière des artistes français et issus des diasporas arabes au sein de ses programmations.

Recevant cette distinction, Fady Jameel a souligné le rôle essentiel des arts comme vecteur de dialogue, de transmission et de transformation sociale, réaffirmant l’engagement d’Art Jameel à renforcer durablement les écosystèmes artistiques, à soutenir les créateurs et à favoriser les échanges culturels internationaux.