Les ambassadeurs du G20 applaudissent la présidence saoudienne

Cette photo fournie par le Sommet du G20 de Riyad montre le roi Salman d’Arabie saoudite, au centre, et le reste des dirigeants du monde lors d’un sommet virtuel du G20 organisé par l’Arabie saoudite par visioconférence en raison de la pandémie de Covid-19, à Riyad, en Arabie saoudite, le samedi 21 novembre 2020 (AP)
Cette photo fournie par le Sommet du G20 de Riyad montre le roi Salman d’Arabie saoudite, au centre, et le reste des dirigeants du monde lors d’un sommet virtuel du G20 organisé par l’Arabie saoudite par visioconférence en raison de la pandémie de Covid-19, à Riyad, en Arabie saoudite, le samedi 21 novembre 2020 (AP)
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Publié le Mardi 24 novembre 2020

Les ambassadeurs du G20 applaudissent la présidence saoudienne

  • L’ambassadeur italien estime que la prochaine présidence italienne s'appuiera sur l'héritage laissé par l'Arabie saoudite
  • L’ambassadeur de l’UE: «Nous avons beaucoup apprécié l’initiative de la présidence saoudienne de tenir le sommet extraordinaire en mars

RIYAD : Les ambassadeurs des États membres du G20 ont félicité lundi la présidence du G20 d’avoir entrepris une tâche aussi importante dans des circonstances extraordinaires, et d’avoir fourni une direction claire pour lutter contre la crise du coronavirus.

Dimanche, après la conclusion du Sommet de Riyad, le roi Salman a officiellement passé la présidence tournante à l’Italie, qui tiendra le Sommet de 2021. 

Avant le discours de clôture, le prince héritier Mohammed ben Salman a recommandé la tenue de deux sommets du G20; un évènement virtuel qui aurait lieu au milieu de l’année, et un sommet en présentiel plus tard.

L’ambassadeur italien Roberto Cantone a dit à Arab News que « Le Royaume a fait preuve d’une excellente organisation. La présidence saoudienne a travaillé depuis le début pour adapter le programme initial aux complexités de la réalité».

«Le président saoudien a réussi à catalyser l’action du G20 pour traiter l’une des questions mondiales les plus urgentes de notre époque. Ceci a été fait de manière exhaustive, se focalisant à la fois sur l’urgence sanitaire et sur l’impact socio-économique de la pandémie », a-t-il affirmé. De plus, il a déclaré que la prochaine présidence italienne s'appuiera sur l'héritage de l'Arabie saoudite.

Selon l’ambassadeur de Corée du Sud, Jo Byung-wook : « Le sommet du G20 cette année a, une fois de plus, prouvé qu’il est le premier forum de coopération économique internationale. Il n’aurait pas été possible sans les efforts colossaux de l’Arabie saoudite qui a incité les États membres du G20 à investir dans la réponse à la crise mondiale.

«L’Arabie saoudite a fait preuve de leadership et a dévoilé sa compétence Tel que suggéré par le prince héritier Mohammed ben Salman, la tenue de deux sommets du G20 chaque année permettrait de tirer à profit ce forum mondial plus efficacement».

Quant à l’ambassadeur japonais Tsukasa Uemura, il a indiqué à Arab News que «Le Sommet a fourni avec succès une direction claire à la communauté internationale durant la crise, ce qui est très significatif pendant une année aussi difficile».

«L’Arabie saoudite a fait preuve d’un leadership extraordinaire en transmettant des messages clairs et vitaux à la communauté internationale selon lesquels le G20 prendrait l’initiative de créer un ordre international pour le monde post-coronavirus », a-t-il poursuivi.

L’ambassadeur de l’UE, Patrick Simonnet a déclaré : «Nous avons beaucoup apprécié l’initiative de la présidence saoudienne de tenir le sommet extraordinaire en mars. Les dirigeants du G20 ont discuté des conséquences les plus urgentes de la pandémie sur tous les aspects de nos vies».

Félicitant le Royaume pour le succès du sommet du G20, l’ambassadeur chinois en Arabie saoudite, Chen Weiqing, a tweeté : «Un ami m’a envoyé un message de Chine me disant que malgré cette pandémie sans précédent, l’Arabie saoudite a réalisé un succès exceptionnel dans sa présidence du G20 lors de conférences virtuelles, et il a été très impressionné. Je suis d’accord, car le Royaume a gagné le respect et l’appréciation du monde».

L’ambassadeur mexicain Anibal Gomez-Toledo a noté que «La proposition du prince héritier d’organiser deux sommets annuels du G20 a du potentiel et devrait être discutée davantage par les membres du groupe».

Enfin, l’ambassadeur indonésien Agus Maftuh Abegebriel a dit à Arab News : «Nous saluons la recommandation du prince héritier Mohammed ben Salman de tenir deux sommets. Ce serait sûrement bénéfique pour la reprise économique».

Il a mentionné que la présidence saoudienne a démontré que le sommet du G20 demeure efficace malgré le format virtuel.

Ce texte est une traduction d’un article paru sur Arabnews.com


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.