Des procureurs iraniens ont couvert des viols commis par des Gardiens de la révolution, selon un document officiel

Des manifestants iraniens scandent des slogans à la suite de la mort de Mahsa Amini, une femme de 22 ans arrêtée par la police des mœurs iranienne. (AP)
Des manifestants iraniens scandent des slogans à la suite de la mort de Mahsa Amini, une femme de 22 ans arrêtée par la police des mœurs iranienne. (AP)
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Publié le Jeudi 09 février 2023

Des procureurs iraniens ont couvert des viols commis par des Gardiens de la révolution, selon un document officiel

  • Selon un document judiciaire interne, des membres du CGRI auraient violé deux femmes, âgées de 18 et de 23 ans, dans une camionnette à Téhéran en septembre dernier, a rapporté mercredi le quotidien The Guardian
  • L’affaire aurait attiré l’attention des procureurs après qu’un des officiers du CGRI a contacté l’une des victimes à la suite de l’agression

DUBAÏ: Des procureurs de l’État iranien sont accusés d’avoir passé sous silence des viols commis par deux membres du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Selon un document judiciaire interne, des membres du CGRI auraient violé deux femmes, âgées de 18 et de 23 ans, dans une camionnette à Téhéran en septembre dernier, a rapporté mercredi le quotidien The Guardian. Elles avaient été arrêtées lors des manifestations qui ont commencé ce mois-là après la mort de Mahsa Amini, à la suite de son arrestation par la «police des mœurs» iranienne. Les femmes ont été accusées d’avoir agi de manière suspecte et leurs téléphones ont été fouillés pour détecter toute preuve de participation aux manifestations.

Le document judiciaire serait initialement parvenu à la chaîne d’information Iran International grâce au groupe baptisé «hacktiviste Edalat-e Ali» («La justice d’Ali»). Il s’agit du premier document interne à faire surface et à exposer une affaire du genre, bien que les militants soupçonnent depuis longtemps que les agents de sécurité agressent sexuellement certaines détenues lors des manifestations.

Le document, en date du 13 octobre 2022, a été rédigé par Mohammed Chahriari, le procureur adjoint et chef du bureau du procureur à Téhéran. Il est adressé à Ali Salehi, procureur général et de la révolution. Un rapport se basant sur des déclarations de témoins indique que deux femmes ont été agressées par deux hommes qui occupent le poste d’agents de sécurité.

L’affaire aurait attiré l’attention des procureurs après qu’un des officiers du CGRI a contacté l’une des victimes après l’agression. Elle a enregistré la conversation et porté plainte. L’officier a d’abord nié les accusations, mais il a ensuite changé sa version des faits, précisant que les femmes avaient consenti à des relations sexuelles. Il aurait été détenu, avec son père, à leur domicile à Téhéran. L’autre officier accusé a été arrêté séparément et conduit dans une prison de l’unité de renseignement de la police.

Le rapport détaille comment les deux hommes ont finalement admis avoir eu des relations sexuelles avec ces femmes, ce que le document décrit comme un viol. Le premier officier déclare avoir arrêté les deux femmes près d’une station-service alors qu’elles se trouvaient dans la rue Sattarkhan, à l’ouest de Téhéran. Les officiers les ont d’abord conduites au siège des Gardiens de la révolution, mais ils ont dû quitter les lieux une fois qu’on les a informés qu’il n’était pas possible d’y traiter les cas des deux femmes accusées.

«Compte tenu de la nature problématique de l’affaire, de la possibilité que ces informations soient divulguées sur les réseaux sociaux et de leur fausse représentation par des groupes ennemis, il est recommandé que l’ordre nécessaire soit donné pour que le cas soit classé ultrasecret», peut-on lire sur le rapport.

«Étant donné qu’aucune plainte n’a été déposée et que les personnes concernées ont été remises en liberté, les accusés doivent être démis de leurs fonctions sans mentionner leurs noms.»

Le rapport ajoute que l’affaire devrait être classée sans aucune référence à l’institution militaire impliquée.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
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  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
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  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.