Pour Zelensky, la présence d'athlètes russes aux JO serait un «signe de violence et d'impunité»

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky donne une conférence de presse à l'issue d'une table ronde dans le cadre d'un sommet européen à Bruxelles, le 9 février 2023 (Photo, AFP).
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky donne une conférence de presse à l'issue d'une table ronde dans le cadre d'un sommet européen à Bruxelles, le 9 février 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 10 février 2023

Pour Zelensky, la présence d'athlètes russes aux JO serait un «signe de violence et d'impunité»

  • M. Zelensky a lui assuré vendredi que Moscou utiliserait la participation d'athlètes russes à des fins de «propagande de guerre»
  • L'Ukraine est vent debout contre l'éventualité d'une présence d'athlètes russes et bélarusses aux JO de Paris 2024

KIEV: Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé vendredi l'éventualité d'une présence des athlètes russes aux Jeux olympiques de Paris 2024, ce qui serait selon lui un "signe de violence et d'impunité", y compris sous bannière neutre.

"Tandis que la Russie tue et terrorise, les représentants de cet Etat terroriste n'ont pas leur place dans les compétitions sportives et olympiques", a déclaré M. Zelensky lors d'une réunion par visioconférence avec des ministres des Sports de plusieurs pays.

"La simple présence de représentants de l'Etat terroriste est une manifestation de violence et d'impunité", a-t-il poursuivi, ajoutant: "et cela ne peut pas être couvert par une prétendue neutralité ou un drapeau blanc".

L'Ukraine est vent debout contre l'éventualité d'une présence d'athlètes russes et bélarusses aux JO de Paris 2024, comme envisagé notamment par le Comité international olympique  (CIO), et a menacé de boycotter la compétition.

Le président du CIO, Thomas Bach, a dénoncé dans un courrier daté du 31 janvier et révélé jeudi cette posture ukrainienne, qui va selon lui "à l'encontre des fondamentaux du mouvement olympique".

Selon M. Bach, ces menaces et pressions de Kiev sont perçues comme "extrêmement regrettables" par "la vaste majorité" des comités nationaux olympiques (CNO) et fédérations internationales.

La position ukrainienne est soutenue par les alliés traditionnels de Kiev tels que le Royaume-Uni et la Pologne. Les États-Unis se sont à l'inverse prononcés en faveur du compromis de la bannière neutre.

JO-2024: le CIO dénonce les menaces ukrainiennes de boycott

Le président du Comité international olympique a dénoncé les menaces ukrainiennes de boycotter les JO-2024 de Paris si des sportifs russes et bélarusses y participent, à la veille d'une conférence vendredi à ce sujet entre les ministres des Sports de plusieurs pays.

Le Royaume-Uni, fervent soutien de l'Ukraine depuis le début de la guerre, a critiqué la position du CIO, tout comme de nombreux autres Etats européens, dont la République tchèque, l'Islande, la Norvège, la Suède ou encore la Pologne.

"Nous devons réclamer au CIO qu'il démontre que les valeurs de l'olympisme signifient quelque chose. Nous devons être clairs sur le fait qu'il y a des conséquences à cette invasion illégale", a affirmé la ministre des Sports britannique Lucy Frazer, citée par l'agence PA.

Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, fin février 2022, les sportifs des deux pays ont été bannis de la plupart des événements mondiaux.

M. Zelensky a lui assuré vendredi que Moscou utiliserait la participation d'athlètes russes à des fins de "propagande de guerre".

"Si les sports olympiques étaient de tuer et frapper avec des missiles, alors vous savez quelle équipe nationale occuperait la première place", a-t-il ironisé.

Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, il y a près d'un an, les sportifs russes et bélarusses ont été bannis de la plupart des événements mondiaux.

Mais le CIO a proposé fin janvier une feuille de route pour organiser le retour de ces sportifs sous drapeau neutre, à condition qu'ils n'aient "pas activement soutenu la guerre en Ukraine".

Le président français Emmanuel Macron, dont le pays accueille les JO-2024, a dit vouloir se prononcer personnellement "à l'été".


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.