Séisme en Turquie et Syrie: Plus de 28000 morts, des personnes encore sauvées des décombres

Vue des dégâts causés par un tremblement de terre meurtrier à Kahramanmaras, en Turquie (File/Reuters).
Vue des dégâts causés par un tremblement de terre meurtrier à Kahramanmaras, en Turquie (File/Reuters).
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Publié le Dimanche 12 février 2023

Séisme en Turquie et Syrie: Plus de 28000 morts, des personnes encore sauvées des décombres

  • D'après les derniers bilans officiels, le tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 a fait au moins 28 191 morts: 24 617 en Turquie et 3 574 en Syrie
  • L'OMS estime que 26 millions de personnes dans les deux pays pourraient avoir été touchées, dont environ cinq millions de personnes vulnérables

GENÈVE: Les secouristes ont continué samedi de retirer des personnes vivantes des décombres - dont un bébé de sept mois - cinq jours après le puissant séisme qui a tué plus de 28 000 personnes et fait des millions de sans-abris en Turquie et en Syrie.

Mais une situation sécuritaire difficile a conduit l'armée autrichienne a annoncer la suspension de ses opérations de sauvetage dans les zones turques affectées.

"Il y a eu des agressions entre des groupes", a déclaré à l'AFP un porte-parole à Vienne, sans plus de détails.

Une décision similaire a été prise en Allemagne par l'Agence fédérale pour le secours technique (THW), ainsi que par l'ONG I.S.A.R. Germany, spécialisée dans l'assistance aux victimes de catastrophes naturelles, selon un porte-parole de l'ONG.

Deux maîtres-chiens autrichiens ont cependant repris les recherches dans l'après-midi "sous la protection de l'armée turque".

Selon un tweet de l'ambassade de Turquie à Vienne, "l'équipe autrichienne ne rencontre actuellement aucun problème de sécurité".

«J'ai le coeur brisé»

Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, est quant à lui arrivé dans la ville syrienne d'Alep, durement frappée par le séisme.

"J'ai le cœur brisé en voyant les conditions auxquelles les survivants sont confrontés - un temps glacial et un accès extrêmement limité aux abris, à la nourriture, à l'eau, au chauffage et aux soins médicaux", a-t-il tweeté

D'après les derniers bilans officiels, le tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 a fait au moins 28 191 morts: 24 617 en Turquie et 3 574 en Syrie.

L'OMS estime que 26 millions de personnes dans les deux pays pourraient avoir été touchées, dont environ cinq millions de personnes vulnérables", et a lancé samedi un appel urgent pour collecter 42,8 millions de dollars.

Les organisations humanitaires s'inquiètent particulièrement de la propagation du choléra, réapparu en Syrie.

Le gouvernement syrien a autorisé vendredi "l'acheminement des aides humanitaires à l'ensemble" du pays - y compris les zones tenues par les rebelles - où 5,3 millions de personnes risquent de se retrouver sans abri.

Un point de passage a par ailleurs été ouvert entre la Turquie et l'Arménie, pour la première fois depuis 35 ans, pour permettre l'arrivée d'aide humanitaire.

«Le monde est-il là?»

En Turquie, malgré le froid glacial, un petit garçon de sept mois, Hamza, a été retiré vivant des décombres, 140 heures après le séisme dans la province de Hatay (sud), a rapporté samedi soir l'agence de presse IHA. Une fillette de deux ans, Asya, a également pu être sauvée dans cette même province, selon des médias turcs.

Des sauveteurs ont également retiré vivante des décombres une femme de 70 ans, Mnekse Tabak, dans la province turque de Kahramanmaras, au milieu des applaudissements" et des cris "Allah est grand", selon une vidéo diffusée par la chaîne publique TRT Haber. "Le monde est-il là?", a-t-elle demandé en revenant au jour.

L'agence de presse Anadolu a elle mentionné le sauvetage d'une mère de 35 ans, Ozlem Yilmaz, et de sa fille de six ans Hatice, dans un immeuble effondré de la province d'Adiyaman. Un médecin américain leur a apporté de premiers soins avant leur transfert vers un hôpital.

Dans le sud du pays, il a fallu avoir recours à des morgues improvisées sur les parkings, dans les stades ou les gymnases, où des familles angoissées cherchent leurs morts.

Selon l'agence turque chargée des catastrophes naturelles, près de 32 000 personnes sont mobilisées pour les opérations de recherche et de secours, ainsi que plus de 8 000 secouristes étrangers. Plus de 25 000 militaires turcs se trouvent également dans les régions sinistrées, selon le ministre de la Défense Hulusi Akar.

Arrestations

Par ailleurs, les médias turcs ont annoncé l'arrestation d'une douzaine d'entrepreneurs, principalement dans la région de Sanliurfa, l'une des plus touchées.

L'effondrement brutal des bâtiments, qui trahit leur médiocre construction et n'ont laissé pratiquement aucune chance à leurs résidents, suscite la colère dans le pays.

Quarante-huit personnes ont également été arrêtées pour pillage dans les provinces sinistrées, a rapporté samedi l'agence de presse officielle Anadolu. Elles étaient en possession d'importantes sommes d'argent, de téléphones portables, d'ordinateurs, d'armes, ainsi que de bijoux et de cartes bancaires.

Les pillards ont notamment fait leur apparition à Antakya, dans le sud du pays. "On surveille nos maisons, nos voitures, raconte Aylin Kabasakal à l'AFP. Les pillards pillent aussi les maisons. Je ne sais que dire, on est détruit, en état de choc, c'est un cauchemar".

Si l'aide humanitaire de l'étranger afflue en Turquie, l'accès à la Syrie en guerre, dont le régime est sous le coup de sanctions internationales, s'avère plus compliqué.

"Le Conseil des ministres a accepté l'acheminement des aides humanitaires à l'ensemble" du territoire syrien, "dont les zones hors du contrôle de l'Etat", a annoncé le gouvernement syrien.

Damas a précisé que la distribution de l'aide devrait être "supervisée par le Comité international de la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge syrien", avec l'appui de l'ONU.

Jusque-là, la quasi-totalité de l'aide fournie aux zones rebelles transitait au compte-gouttes, à partir de la Turquie par le point de passage de Bab al-Hawa, le seul actuellement garanti par les Nations Unies.


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.