Marchés du gaz: «la crise n'est pas finie», selon l'AIE qui convoque une réunion spéciale

Sur cette photo d'archive prise le 16 février 2009, une mouette vole près d'un navire-citerne de gaz naturel liquéfié (GNL) près d'une usine de GNL sur l'île de Sakhaline, près de la ville de Korsakov. (Photo de Natalia Kolesnikova / AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 16 février 2009, une mouette vole près d'un navire-citerne de gaz naturel liquéfié (GNL) près d'une usine de GNL sur l'île de Sakhaline, près de la ville de Korsakov. (Photo de Natalia Kolesnikova / AFP)
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Publié le Samedi 11 février 2023

Marchés du gaz: «la crise n'est pas finie», selon l'AIE qui convoque une réunion spéciale

  • Ce sont les marchés du gaz qui ont subi les plus fortes perturbations depuis l'invasion russe en Ukraine il y a presque un an, avec des pics de prix historiques et une pression inédite sur les marchés mondiaux de l'énergie
  • Les Européens ont réduit leur consommation de gaz cet hiver, mais le prochain hiver dépendra des approvisionnements en gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance des États-Unis et du Moyen Orient

PARIS : «La crise n'est pas finie», a prévenu l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui a convoqué pour mercredi une rare réunion spéciale avec les ministres d'une quarantaine de pays pour «étudier la situation des marchés du gaz».

Il s'agit de la première réunion spéciale sur le gaz convoquée par l'AIE de l'histoire récente, a précisé le bureau de presse à l'AFP.

Ce sont les marchés du gaz qui ont subi les plus fortes perturbations depuis l'invasion russe en Ukraine il y a presque un an, avec des pics de prix historiques et une pression inédite sur les marchés mondiaux de l'énergie. La Russie a plus que divisé par deux en 2022 ses livraisons de gaz à l'Union européenne et les gazoducs sont quasiment fermés en 2023.

Les Européens ont réduit leur consommation de gaz cet hiver, mais le prochain hiver dépendra des approvisionnements en gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance des États-Unis et du Moyen Orient, pour lequel l'Europe est en concurrence avec l'Asie.

La réunion, organisée par visioconférence, sera présidée par le ministre canadien des Ressources naturelles Jonathan Wilkinson, la secrétaire américaine à l'Energie Jennifer Granholm et le ministre irlandais de l'Environnement Eamon Ryan, avec la participation de pays membres de l'agence ou non-membres issus des régions Asie Pacifique et Amériques.

Elle doit permettre de «débattre des actions à mener pour renforcer la sécurité de l'approvisionnement».

Même si les prix du gaz sont retombés depuis les records de 2022 et que les niveaux de stockage ont augmenté dans l'Union européenne, «la crise n'est pas finie», estime Fatih Birol, directeur exécutif de l'agence, cité dans un communiqué.

«Il reste encore beaucoup à faire, en particulier pour être prêts pour l'hiver prochain», a-t-il ajouté: «Le besoin que nos membres et autres partenaires fassent preuve de solidarité demeure, de même que le besoin qu'ils prennent des mesures concrète pour assurer la sécurité de l'approvisionnement».

La réunion doit permettre d'«identifier des mesures à prendre pour améliorer l'équilibre entre l'offre et la demande de gaz» et «des actions de soutien de la situation à court terme du marché européen du gaz, d'une manière qui soit cohérente avec les objectifs de transition énergétique et climatique à long terme des pays».

«L'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022 a déclenché une crise de l'énergie dont les effets en cascade sur l'économie mondiale se font encore sentir sur les consommateurs et les entreprises», rappelle l'AIE.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.