Séisme : Les États-Unis assouplissent les sanctions contre la Syrie pour faciliter les opérations de secours

Des femmes koweïtiennes confectionnent des écharpes et des chapeaux chauds à Koweït City, le 11 février 2023, à destination des personnes touchées par le tremblement de terre meurtrier qui a frappé la Turquie et la Syrie. (AFP)
Des femmes koweïtiennes confectionnent des écharpes et des chapeaux chauds à Koweït City, le 11 février 2023, à destination des personnes touchées par le tremblement de terre meurtrier qui a frappé la Turquie et la Syrie. (AFP)
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Publié le Dimanche 12 février 2023

Séisme : Les États-Unis assouplissent les sanctions contre la Syrie pour faciliter les opérations de secours

  • Le secrétaire adjoint au Trésor, Wally Adeyemo, a assuré que le gouvernement américain « ne s'opposerait pas aux efforts déployés en vue de sauver la vie du peuple syrien »
  • Selon Charles Lister, les retards dans la distribution de l'aide sont le résultat des exigences du régime syrien, qui cherche à contrôler toutes les livraisons dans la région

LONDRES : Les États-Unis ont assoupli les sanctions imposées à la Syrie pour accélérer le déploiement de secours dans le nord-ouest du pays, qui n'a pratiquement reçu aucune aide humanitaire depuis les tremblements de terre survenus lundi.

Le Trésor américain a autorisé une exemption de 180 jours pour les « transactions liées aux secours apportés aux victimes du tremblement de terre ». Toutefois, les analystes ont déclaré au journal The Guardian que cette mesure ne serait pas très efficace dans une région gravement touchée par le conflit et majoritairement contrôlée par l'opposition. 

« Je ne pense pas que cette décision puisse ouvrir les vannes ni qu’elle permette un accès et une livraison sans entrave de l'aide humanitaire en Syrie », a affirmé Delaney Simon, analyste principal du programme américain de l'International Crisis Group (ICG).

« Il y a tout simplement bien d'autres problèmes d'accès. Mais j'espère que cette mesure apaisera les inquiétudes des fournisseurs financiers, du secteur privé et des autres acteurs, pour qu'ils sachent que les sanctions ne constituent en rien une menace à leur engagement en Syrie. »

Le secrétaire adjoint au Trésor, Wally Adeyemo, a assuré que le gouvernement américain « ne s'opposerait pas aux efforts déployés en vue de sauver la vie du peuple syrien ».

Après avoir rappelé que les sanctions prévoyaient déjà de « solides exemptions » pour les efforts humanitaires, Adeyemo a précisé que l'amendement temporaire impliquait une « autorisation générale » pour tous les efforts de secours en cas de tremblement de terre.

Cependant, selon Charles Lister, directeur du programme Syrie du Middle East Institute (MEI), les retards dans la distribution de l'aide sont le résultat des exigences du régime syrien, qui cherche à contrôler toutes les livraisons dans la région. 

« Cela semble avoir quasiment paralysé non pas la capacité, mais la volonté des Nations Unies d'agir de manière directe et audacieuse, et de fournir une aide à la reconstruction après un tremblement de terre, de l'autre côté de la frontière », a-t-il ajouté.

Malgré cela, Lister a accueilli la décision américaine comme un moyen de réfuter les efforts de Damas et de ses alliés qui tentent de faire croire que les sanctions occidentales sont à l'origine des retards.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.