Mohammed ben Salmane lance la New Murabba Development Co. pour transformer le centre de Riyad

Le Mukaab sera l’une des plus grandes structures construites au monde, mesurant 400 mètres de haut, 400 mètres de large et 400 mètres de long (Photo, Twitter).
Le Mukaab sera l’une des plus grandes structures construites au monde, mesurant 400 mètres de haut, 400 mètres de large et 400 mètres de long (Photo, Twitter).
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Publié le Vendredi 17 février 2023

Mohammed ben Salmane lance la New Murabba Development Co. pour transformer le centre de Riyad

  • Le projet immobilier s’étendra sur une superficie de 19 km² et devrait accueillir des centaines de milliers de résidents
  • La zone abritera le Mukaab, un monument emblématique de forme cubique doté des dernières technologies innovantes

RIYAD: Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a annoncé le lancement de la New Murabba Development Company, qui va transformer le centre-ville de Riyad en créant un espace de vie, de travail et de divertissement unique.

Le projet New Murabba sera construit dans le respect du concept de développement durable, avec des espaces verts et des sentiers pédestres et cyclables qui amélioreront la qualité de vie en promouvant des modes de vie sains et des activités communautaires.

Il comprendra également un musée emblématique, une université de technologie et de design, un cinéma immersif polyvalent et plus de 80 lieux de divertissement et de culture.

Le projet sera situé à l’intersection des routes King Salman et King Khalid, au nord-ouest de Riyad. Il s’étendra sur une superficie de 19 km² et devrait accueillir des centaines de milliers de résidents.

New Murabba comptera plus de 25 millions de km² de surface de plancher, 104 000 unités résidentielles, 9 000 chambres d’hôtel, 980 000 m² d’espaces commerciaux, 1,4 million de m² de bureaux, 620 000 m² d’actifs de loisirs et 1,8 million de m² d’installations communautaires.

Le projet se caractérisera par un périmètre de marche de quinze minutes et disposera de son propre système de transport interne, l’aéroport étant situé à vingt minutes en voiture.

La zone abritera le Mukaab, un monument emblématique doté des dernières technologies innovantes. Il s’agira de l’une des plus grandes structures construites au monde, mesurant 400 mètres de haut, 400 mètres de large et 400 mètres de long. Sa forme cubique vise à garantir une utilisation optimale de l’espace.

Inspiré par le style architectural moderne najdi, le Mukaab sera la première destination immersive au monde proposant une expérience créée par la technologie numérique et virtuelle avec les dernières techniques holographiques.

Le bâtiment comprendra une tour surmontant une base en spirale et une structure de 2 millions de m² de surface de plancher. Il s’agira d’une destination d’accueil de premier ordre avec une multitude d’attractions commerciales, culturelles et touristiques, ainsi que des unités résidentielles et hôtelières, des espaces commerciaux et des installations récréatives.

Le projet s’inscrit dans la stratégie du Fonds d’investissement public (PIF) visant à débloquer les capacités de secteurs prometteurs, activer le secteur privé et à accroître le contenu local, à contribuer au développement de projets immobiliers et de l’infrastructure locale, et à diversifier les sources de revenus pour l’économie saoudienne.

Il devrait ajouter environ 50 milliards de dollars (1 dollar = 0,94 euro) à l’économie non pétrolière et créer 334 000 emplois directs et indirects d’ici à 2030. Le projet devrait être achevé en 2030.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.