Séisme: quels risques pour les habitants d'Istanbul?

 Des résidents syriens de la ville de Hatay attendent de traverser la frontière turco-syrienne après avoir été touchés par le tremblement de terre de magnitude 7,8 qui a frappé la région il y a près de deux semaines, à la porte frontalière de Cilvegozu, le 17 février 2023 (Photo de Yasin Akgul / AFP)
Des résidents syriens de la ville de Hatay attendent de traverser la frontière turco-syrienne après avoir été touchés par le tremblement de terre de magnitude 7,8 qui a frappé la région il y a près de deux semaines, à la porte frontalière de Cilvegozu, le 17 février 2023 (Photo de Yasin Akgul / AFP)
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Publié le Vendredi 17 février 2023

Séisme: quels risques pour les habitants d'Istanbul?

  • La plus grande ville de Turquie - officiellement 16 millions d'habitants - est située à proximité de la faille nord-anatolienne, sur laquelle s'était produite en août 1999 une secousse qui avait fait plus de 17.000 morts
  • Un tremblement de terre d'une magnitude pouvant atteindre 7,5 est attendu à Istanbul, qui pourrait entraîner la mort de centaines de milliers d'habitants

ISTANBUL : Le séisme qui a dévasté le 6 février le sud de la Turquie a fait plus de 38.000 morts dans le pays et détruit des milliers d'immeubles. Des experts s'alarment des dégâts que pourrait causer un tremblement de terre similaire à Istanbul.

La plus grande ville de Turquie - officiellement 16 millions d'habitants - est située à proximité de la faille nord-anatolienne, sur laquelle s'était produite en août 1999 une secousse qui avait fait plus de 17.000 morts.

Cependant, selon Murat Güney, chercheur indépendant spécialiste en transformation urbaine, Istanbul compte suffisamment de logements vacants, construits récemment, pour mettre en sécurité les habitants vivant actuellement dans les immeubles les plus à risque.

Combien d'immeubles sont à risque en cas de séisme majeur à Istanbul?

Un tremblement de terre d'une magnitude pouvant atteindre 7,5 est attendu à Istanbul. Un tel séisme pourrait entraîner la mort de centaines de milliers d'habitants, et 50.000 à 200.000 bâtiments pourraient s'effondrer ou être gravement endommagés. L'estimation la plus élevée - 200.000 immeubles - correspond à 17% du parc immobilier de la métropole.

Ces bâtiments à haut risque nécessiteraient une transformation immédiate, car même un tremblement de terre mineur pourrait les faire s'effondrer.

Au total, il y a environ 1.166.000 bâtiments résidentiels à Istanbul. Parmi eux, 817.000 (environ 70%) ont été construits avant le tremblement de terre de 1999, quand il n'y avait aucune inspection concernant leur résistance aux séismes.

Est-il possible de reloger tous leurs habitants dans des logements sûrs?

Il y a à Istanbul plus de 150.000 bâtiments neufs résistants aux tremblements de terre, construits après 2008, qui sont actuellement inoccupés, soit parce que les appartements sont en attente d'acquéreurs, soit parce que ce sont des résidences secondaires de personnes aisées qui ne les louent pas.

Il n'y a pas besoin de construire davantage. Le nombre de logements vacants est suffisant pour reloger ceux qui vivent dans les bâtiments à haut risque. Mais c'est une décision politique - que le gouvernement ne prend pas.

Un "impôt tremblement de terre" a été créé après le séisme de 1999 pour rendre les villes turques plus résilientes et un programme de transformation urbaine mené à Istanbul. Ces mesures ont-elles produit des effets?

Depuis le tremblement de terre de Marmara de 1999, quelque 38 milliards de dollars ont été perçus auprès des contribuables via cet impôt spécial afin de rendre les villes turques plus résistantes aux séismes. Cet argent public n'a pas été utilisé correctement mais pour couvrir d'autres dépenses du gouvernement.

Par ailleurs, la loi dite "loi sur les catastrophes" a accordé au gouvernement un droit d'expropriation au nom de la protection des résidents contre les tremblements de terre et autres catastrophes naturelles. Mais cette loi a été utilisée pour saisir des terrains ayant une valeur à Istanbul.

Jusqu'à présent, la majorité des bâtiments à risque n'ont pas été inclus dans les projets de transformation urbaine. En revanche, des terrains situés dans le nord d'Istanbul, loin de la ligne de faille mais proches du Bosphore, ou ayant une vue sur le Bosphore (...) ont été réquisitionnés par le gouvernement via la loi sur les catastrophes.


L'Iran appelle les civils à quitter les zones situées à proximité des forces américaines dans la région

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient, près d'un mois après le début de la guerre. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient, près d'un mois après le début de la guerre. (AFP)
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  • Les "lâches" forces américano-israéliennes "tentent d'utiliser des sites civils et des innocents comme boucliers humains", ont affirmé les Gardiens sur leur site Sepah News, après que l'Iran a menacé de cibler les hôtels du Golfe
  • "Nous vous recommandons de quitter de toute urgence les lieux où sont stationnées les troupes américaines afin qu'aucun mal ne vous soit fait", ajoutent-ils

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient, près d'un mois après le début de la guerre.

Les "lâches" forces américano-israéliennes "tentent d'utiliser des sites civils et des innocents comme boucliers humains", ont affirmé les Gardiens sur leur site Sepah News, après que l'Iran a menacé de cibler les hôtels du Golfe.

"Nous vous recommandons de quitter de toute urgence les lieux où sont stationnées les troupes américaines afin qu'aucun mal ne vous soit fait", ajoutent-ils.

 


Attaque de drones sur le principal port de Koweït, des dégâts

Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
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  • L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X
  • Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics

KOWEIT: Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires.

L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X.

Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics.

Selon cette source, le port de Mubarak al-Kabeer a été touché tôt vendredi matin par des drones et des missiles qui ont causé, là aussi, des dégâts matériels mais n'ont pas fait de victimes.

Les pays du Golfe font l'objet d'une campagne de représailles iraniennes depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran il y a un mois et les tirs - pour la plupart interceptés - sont quasiment quotidiens.


L'armée israélienne dit avoir mené des frappes d'ampleur sur Téhéran

L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails
  • Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques"

JERUSALEM: L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails.

Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques".

Elle a aussi annoncé avoir "frappé diverses cibles liées aux dispositifs de puissance de feu du régime" dans l'ouest de l'Iran, dont "des lanceurs de missiles et des sites de stockage de missiles, qui constituaient une menace" pour Israël.

Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.