Condamnation du « vol à main armée » par Israël des fonds des prisonniers palestiniens

Le gouvernement israélien de droite a été accusé vendredi d’intensifier sa campagne contre les prisonniers palestiniens et leurs familles à Jérusalem occupée. (AFP/Dossier)
Le gouvernement israélien de droite a été accusé vendredi d’intensifier sa campagne contre les prisonniers palestiniens et leurs familles à Jérusalem occupée. (AFP/Dossier)
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Publié le Samedi 18 février 2023

Condamnation du « vol à main armée » par Israël des fonds des prisonniers palestiniens

  • Qadura Faris, responsable du Club des prisonniers palestiniens, a décrit la persécution comme une «nouvelle catastrophe»
  • Les autorités ont également réclamé 31 700 dollars sur le compte de la mère d’un prisonnier libéré, en plus de la fermeture de leurs comptes bancaires

RAMALLAH : Le gouvernement israélien de droite a été accusé vendredi d’intensifier sa campagne contre les prisonniers palestiniens et leurs familles à Jérusalem occupée.

Qadura Faris, responsable du Club des prisonniers palestiniens, a décrit la persécution comme une «nouvelle catastrophe», soulignant le fait qu’Israël ait confisquer des dizaines de milliers de dollars ( 1 dollar = 0,93 euro) sous prétexte que les prisonniers reçoivent un financement indu de l’Autorité palestinienne. Faris a averti que l’occupation avait trouvé des «moyens innovants» pour étendre sa répression des palestiniens.

Ses remarques sont intervenues après la confirmation de sources palestiniennes que les autorités de sécurité israéliennes s’étaient emparés jeudi de l’argent de plusieurs condamnés et de leurs familles, craignant que le financement des prisonniers n’incite à la violence avant le Ramadan.

Les sources ont indiqué que les autorités israéliennes ont saisi 33 370 dollars sur le compte bancaire de la prisonnière libérée Iman Al-Aawar et de son fils, Mohamed.

Les autorités ont également réclamé 31 700 dollars sur le compte de la mère d’un prisonnier libéré, en plus de la fermeture de leurs comptes bancaires. C’est via un message WhatsApp que la famille a été informée de la fermeture. Les forces de sécurité israéliennes ont également attaqué une dizaine de maisons de prisonniers actuels et de prisonniers libérés à Jérusalem-Est, s’emparant de l’argent et des objets de valeurs et confisquant les comptes bancaires familiaux.

Des sources ont ainsi déclaré que les forces de sécurité israéliennes ont pris d’assaut les maisons de trois prisonniers de Jérusalem, saisi de l’argent, des biens privés et des bijoux, et vandalisé les propriétés.

Cela s’est produit suite à la décision du 10 février du ministre israélien de la Défense Yoav Galant, soutenu par le ministre de la Sécurité nationale de droite Itamar Ben-Gvir et le ministre des Finances Bezalel Smotrich de saisir l’argent de 87 prisonniers et de libérer les prisonniers à Jérusalem Est.

Il y a plusieurs années, Israël a conçu la politique de saisie des fonds des prisonniers et ex-prisonniers de Jérusalem. Cette stratégie a été vigoureusement mise en œuvre fin décembre, après l’arrivée de Yoav Galant, Ben-Gvir et Bezalel Smotrich au gouvernement israélien.

En janvier, le Comité ministériel israélien sur les affaires de sécurité nationale a ordonné la déduction d’environ 39 millions de dollars des fonds de l’Autorité palestinienne afin d’allouer l’argent aux victimes israéliennes du terrorisme.

De plus, le Comité ministériel israélien a ordonné la compensation des prestations sociales versées par le gouvernement palestinien aux prisonniers dans les prisons israéliennes et aux familles des personnes tuées par les forces israéliennes en 2022.

Galant, quant à lui, a signé le 26 janvier une ordonnance de saisie de 148 000 dollars et d'un véhicule appartenant aux familles des prisonniers libérés Karim et Maher Younis de la ville d'Ar'ara dans le Triangle du Nord, en Israël.

Ces derniers avaient passé 40 ans dans les prisons israéliennes.

Des sources israéliennes ont affirmé que l’argent et le véhicule provenaient en fait des allocations allouées aux prisonniers par l’Autorité palestinienne.

Selon des sources, les prisonniers palestiniens et leurs familles sont régulièrement persécutés, harcelés et intimidés par les autorités israéliennes qui n’apprécient pas que l’AP verse des allocations pour soutenir les familles des prisonniers.

La subvention est similaire à un paiement de sécurité sociale. Pourtant, Israël considère cela comme une incitation pour les Palestiniens à mener des attaques contre Israël.

Ahmed Guneim, l’éminent dirigeant du Fatah à Jérusalem-Est, a déclaré à Arab News que cibler l’argent et les biens des prisonniers est un «échec catastrophique» du gouvernement israélien ; ce dernier ayant promis la sécurité de son peuple.

Guneim a ajouté que les ministres extrémistes recouraient désormais à des «mesures de représailles» par «l’envoi de groupes armés pour cambrioler les maisons des habitants de Jérusalem, voler leur argent, leurs bijoux et leurs biens, et fermer leurs comptes bancaires.»

Il a déclaré : «C’est un vol à main armée. Ont-ils une preuve que l’argent, les véhicules et les bijoux confisqués appartiennent personnellement au prisonnier?» Guneim a d’ailleurs ajouté que les mesures répressives israéliennes ont causé la montée des tensions à Jérusalem-Est.

L’analyste politique israélien Yoni Ben Menachem a déclaré à Arab News que Galant ciblerait 300 prisonniers palestiniens de Jérusalem-Est, contre 87 auparavant.

«La décision du ministre israélien de la Défense vise à lutter contre la violence palestinienne, puisque les services de sécurité israéliens pensent que cet argent pourrait être utilisé pour inciter les Palestiniens de Jérusalem-Est à la violence, ce qui coïnciderait avec le début de Ramadan» a déclaré Ben Menachem à Arab News.   

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arab News.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com