Logements vacants, bénévolat: les «start-up d'Etat» veulent s'inscrire dans la durée

Capture d'écran du site beta.gouv.fr
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Publié le Samedi 18 février 2023

Logements vacants, bénévolat: les «start-up d'Etat» veulent s'inscrire dans la durée

  • Depuis la création de «Betagouv», des centaines de start-up d'Etat ont été accompagnées financièrement et des incubateurs de services numériques ont vu le jour dans presque tous les ministères
  • «L'impact» du service sur les usagers est le principal indicateur de réussite, souligne Joe Achkar, l'un d'entre eux

PARIS : Pas de tour de table ni de chiffre d'affaires, mais une "approche start-up" centrée sur l'impact pour les usagers: depuis 2015, plusieurs services publics numériques ont éclos avec des méthodes proches de celles des jeunes pousses du secteur privé, tout l'enjeu étant désormais de les pérenniser.

"Il y a huit ans, la transformation numérique de l’Etat c’était pas encore ça", sourit Ishan Bhojwani, responsable de beta.gouv.fr, le programme lancé en 2015 par l'Etat pour accompagner les premiers pas de ces services publics numériques surnommés "start-up d'Etat".

L'euphémisme provoque des éclats de rire dans l'assemblée d'une centaine de personnes réunie face à lui.

Pantalons amples, bonnets sur le crâne et piercings pour certains: c'est une audience plutôt jeune qui était rassemblée jeudi à Paris pour célébrer le soutien du gouvernement aux start-up d'Etat.

Depuis la création de "Betagouv", des centaines de start-up d'Etat ont été accompagnées financièrement, des incubateurs de services numériques ont vu le jour dans presque tous les ministères, et le réseau d'"intrapreneurs" (des agents publics qui entreprennent au service de l'Etat) s'est agrandi pour compter aujourd'hui un millier de membres.

"L'impact" du service sur les usagers est le principal indicateur de réussite, souligne Joe Achkar, l'un d'entre eux.

Contrairement à une start-up privée, "on n'a pas de revenus, pas de chiffre d'affaires", ajoute le responsable des opérations de Jeveuxaider, une plateforme de mise en relation des candidats au bénévolat et des associations qui a reçu un soutien financier de près de 300 000 euros de l'Etat.

In fine, le but des jeunes pousses d'Etat est de "résoudre des problèmes de politiques publiques et d'améliorer la relation entre l'administration et ses usagers", résume Ishan Bhojwani.

Reste que parmi la foule d'initiatives soutenues, seules quelques dizaines ont été pérennisées, comme le Pass Culture ou le Code du travail numérique.

L'enjeu désormais, c'est "comment on fait pour passer de la belle expérimentation au service pérenne (...) qui rentre dans les mœurs et sert au quotidien?" a donc souligné jeudi la directrice interministérielle du numérique (Dinum) Stéphanie Schaer.

Politiques prioritaires

Pour réussir à déployer plus de services à l'échelle nationale, l'Etat a lancé en 2019 un accompagnement renforcé des projets les plus prometteurs, baptisé "Fast" ("vite" en anglais, et dans sa forme longue le Fonds d'accélération des start-up d'Etat et de territoires).

Grâce à l'aide du "Fast", qui ajoute au soutien financier des équipes chargées de déployer le service au niveau national, "on a augmenté de 30% le nombre de logements sortis de la vacance", se félicite Henri Ciesielski, responsable d'une start-up d'Etat qui cherche à réduire le nombre de logements inoccupés.

Autre bénéficiaire du "Fast", Elodie Quézel a elle investi les 200 000 euros de subventions dans l'exploitation des données publiques sur la situation financière des entreprises, afin de mieux prévenir les faillites.

Avec sa start-up Signaux faibles, l'objectif est "d'intervenir tant qu'il en est encore temps", de façon à sauver les entreprises menacées de banqueroute et à "maintenir des savoir-faire en France".

Un exemple de la volonté croissante du gouvernement de soutenir des "solutions" qui contribuent à la mise en oeuvre de ses priorités - en l'occurrence le plein-emploi et le maintien de compétences en France.

Au total, depuis 2019, une cinquantaine de start-up publiques ont été soutenues pour un budget de huit millions d'euros.

La méthode appliquée à ces jeunes pousses "a fait ses preuves", juge Stéphanie Schaer, qui espère désormais la répliquer sur les plus grands projets numériques de l'Etat.

Pour cela, l'accompagnement financier, plafonné à 300 000 euros dans le cadre du "Fast", devra sans doute être revu à la hausse.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.