Une infirmière symbole du rapprochement turco-israélien

Yosefit Moshe, 41 ans, est infirmière depuis 15 ans, dont 10 ans d'expérience dans une unité de soins intensifs pédiatriques dans un hôpital pour enfants en Israël. (@Israël)
Yosefit Moshe, 41 ans, est infirmière depuis 15 ans, dont 10 ans d'expérience dans une unité de soins intensifs pédiatriques dans un hôpital pour enfants en Israël. (@Israël)
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Publié le Lundi 20 février 2023

Une infirmière symbole du rapprochement turco-israélien

  • Yosefit Moshe gagne la sympathie des gens pour les soins qu'elle a prodigués à Aras, un enfant de 4 ans rescapé du tremblement de terre
  • Un hôpital de campagne israélien, installé en moins de 24 heures dans le bâtiment d'un centre médical abandonné à Kahramanmaras - l'épicentre du premier tremblement de terre - a permis de soigner quelque 470 survivants, dont des civils syriens

ANKARA : Une infirmière israélienne a fait les gros titres en Turquie pour les soins qu'elle a prodigués à un enfant qui a survécu aux récents tremblements de terre de magnitude 7,8 dans le pays.

Yosefit Moshe, 41 ans, est infirmière depuis 15 ans, dont 10 ans d'expérience dans une unité de soins intensifs pédiatriques à l'hôpital pour enfants Schneider en Israël.

Le 8 février, elle faisait partie de la mission médicale israélienne qui est arrivée en Turquie pour aider les personnes touchées par les récents tremblements de terre. Les équipes de recherche israéliennes, quant à elles, ont trouvé et secouru 19 personnes piégées sous les décombres dans la région, dont la plus jeune avait deux ans.

Un hôpital de campagne israélien a été installé en moins de 24 heures dans le bâtiment d'un centre médical abandonné à Kahramanmaras. (Fourni)

Un hôpital de campagne israélien, installé en moins de 24 heures dans le bâtiment d'un centre médical abandonné à Kahramanmaras - l'épicentre du premier tremblement de terre - a permis de soigner quelque 470 survivants, dont des civils syriens.

L'hôpital de campagne comprenait des unités de traumatologie, des laboratoires et des salles d'opération. Des traumatologues, des pédiatres, des orthopédistes, des chirurgiens, des anesthésistes, des spécialistes des soins intensifs et des médecins d'urgence étaient également présents.

Les équipes israéliennes ont effectué dix opérations chirurgicales et orthopédiques dans l'hôpital de campagne, tandis que des personnes atteintes de maladies chroniques et qui n'ont pas pu trouver d'hôpital où se rendre dans le chaos régnant ont également été soignées par l'équipe israélienne.

Moshe, une réserviste engagée, est arrivée en tant que volontaire dans les efforts d'aide humanitaire avec les Forces de défense israéliennes, dans le cadre de la délégation médicale qui a apporté avec elle 17 tonnes de matériel médical en Turquie.

L'une des personnes amenées à l'hôpital de campagne était Aras, un garçon turc de 4 ans, qui avait des blessures sur tout le corps. Il est arrivé déshydraté, hypothermique et faible.

« Quand je l'ai vu pour la première fois, j'étais dévastée et je voulais absolument l'aider », a déclaré Moshe à Arab News.

« C'était notre premier patient. Nous étions impatients de le sauver, de l'aider et d'apporter de l'espoir dans cette situation désastreuse. »

Moshe a été soulagée lorsque l'équipe de secours israélienne a découvert que la mère d'Aras avait également survécu au tremblement de terre.

Au moment où Aras s'est réveillé, dit-elle, il a immédiatement souri et demandé à boire du cola.

« Il était si doux quand il parlait d'une voix faible et triste ; nous lui avons immédiatement apporté son cola », a déclaré Moshe.

Aras a immédiatement touché le cœur de l'équipe israélienne.

« Lors de cette photo, qui a été prise après sa sortie de l'unité de soins intensifs et son admission dans le département des patients hospitalisés, j’étais allée lui rendre visite. Je lui ai parlé en hébreu, et d'une certaine manière, il m'a comprise », a raconté Moshe.

Elle a dit qu'elle n'était pas sûre qu'Aras se souvienne d'elle à l'avenir, mais ils ont réussi à établir un langage commun en peu de temps, bien que Moshe ne connaisse pas le turc et qu'Aras ne parle pas l'hébreu.

« Je lui ai demandé comment il allait et s'il ressentait une douleur. Il a montré sa jambe. J'ai vu à quel point il était triste », raconte Moshe.

« Je lui ai demandé s'il voulait un câlin et il est simplement venu dans mes bras. Nous nous sommes assis sur la chaise ensemble et je lui ai murmuré à l'oreille qu'il était un garçon très gentil et que s'il le voulait, il pouvait s'endormir sur moi. Il a fermé les yeux et s'est endormi. Nous nous sommes serrés dans les bras pendant qu'il dormait pendant un moment ».

Aras a passé environ une semaine à l'hôpital.

Moshe a rendu visite à l'enfant plusieurs fois pendant son séjour, mais ils n'ont pas eu d'adieu approprié. Moshe a dû retourner en Israël à la fin de sa mission.

« Alors à cette occasion, je voudrais dire à Aras que je lui souhaite une belle, longue et heureuse vie. J'espère qu'il sera en bonne santé et fort », a déclaré Moshe.

« Je prie pour qu'il obtienne tout ce qu'il souhaite au cours de sa vie et qu’il soit toujours entouré de beaucoup d'amour. »

Ce n'était pas la première initiative internationale d'assistance sanitaire humanitaire pour Moshe, qui a participé à une opération de secours en Ukraine en avril 2022 avec une autre équipe israélienne, qui s'est également occupée des enfants blessés pendant la guerre. Ce ne sera pas non plus la dernière fois qu'elle sera envoyée à l'étranger, car sa passion consiste à aider les enfants à se rétablir.

« Chaque rencontre que j'ai eue avec le peuple turc m'a fait chaud au cœur, y compris les blessés et leurs familles, les infirmières et les médecins locaux et les autres civils », a précisé Moshe.

« C'était vraiment un honneur de pouvoir aider un pays aussi extraordinaire », a ajouté Moshe.

« Je suis tellement fière d'avoir participé aux secours israéliens. C'était un privilège de travailler côte à côte avec les équipes médicales locales et le peuple turc incroyablement gentil et chaleureux. J'ai hâte de revenir en Turquie dans des temps meilleurs. »

En attendant, après des années de longs désaccords politiques, le processus de rapprochement entre la Turquie et Israël se poursuit.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a reçu mardi dernier à Ankara le ministre israélien des Affaires étrangères Eli Cohen, qui a exprimé le soutien de Jérusalem aux victimes des tremblements de terre et leur a transmis ses condoléances.

Dans le cadre d'une opération d'aide baptisée « Rameaux d'olivier », des organisations de la société civile israélienne ont également envoyé de l'aide humanitaire dans la région, notamment des kits d'hygiène, des couvertures, des vêtements chauds et des produits alimentaires.

Dès les premiers jours de la catastrophe, Israël a détaché environ 450 spécialistes du sauvetage, médecins et infirmiers dans différentes villes turques pour participer aux efforts de secours des équipes nationales et internationales.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le Koweït dit avoir déjoué une tentative d'«infiltration» de Gardiens de la Révolution iraniens

Le Koweït a annoncé mardi que quatre personnes arrêtées début mai alors qu'elles tentaient de pénétrer dans le pays par voie maritime avaient "avoué" appartenir aux Gardiens de la Révolution iraniens, accusations démenties par l'Iran. (AFP)
Le Koweït a annoncé mardi que quatre personnes arrêtées début mai alors qu'elles tentaient de pénétrer dans le pays par voie maritime avaient "avoué" appartenir aux Gardiens de la Révolution iraniens, accusations démenties par l'Iran. (AFP)
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  • Les quatre hommes, deux colonels de la marine, un capitaine et un lieutenant de vaisseau, ont avoué avoir été chargés par l'armée idéologique de la République islamique d'Iran "d'infiltrer l'île de Bubiyan"
  • Lors d'échanges de tirs avec les forces armées koweïtiennes stationnées sur l'île, un militaire koweïtien "a été blessé" et deux membres du groupe des Gardiens de la Révolution sont parvenus à "prendre la fuite", selon la même source

KOWEIT: Le Koweït a annoncé mardi que quatre personnes arrêtées début mai alors qu'elles tentaient de pénétrer dans le pays par voie maritime avaient "avoué" appartenir aux Gardiens de la Révolution iraniens, accusations démenties par l'Iran.

Les quatre hommes, deux colonels de la marine, un capitaine et un lieutenant de vaisseau, ont avoué avoir été chargés par l'armée idéologique de la République islamique d'Iran "d'infiltrer l'île de Bubiyan", a indiqué le ministère de l'Intérieur du Koweït dans un communiqué publié par l'agence nationale Kuna.

Ils ont tenté d'atteindre cette île, la plus grande du Koweït, proche des côtes iraniennes, "le vendredi 1er mai à bord d'un bateau de pêche spécialement affrété pour mener des actions hostiles contre le Koweït", précise le communiqué.

Lors d'échanges de tirs avec les forces armées koweïtiennes stationnées sur l'île, un militaire koweïtien "a été blessé" et deux membres du groupe des Gardiens de la Révolution sont parvenus à "prendre la fuite", selon la même source.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a jugé de son côté "absolument infondées" les "allégations formulées par le Koweït, selon lesquelles l'Iran planifierait de mener des actions hostiles contre le Koweït". Et il a demandé dans un communiqué à pouvoir s'entretenir avec ses ressortissants détenus ainsi que "leur libération immédiate".

Le ministère des Affaires étrangères du Koweït a annoncé de son côté avoir convoqué l'ambassadeur iranien dans le pays, Mohammad Toutounji, "à qui une lettre de protestation a été remise à la suite de l'infiltration sur l'île de Bubiyan d'un groupe armé appartenant aux Gardiens de la Révolution et de son engagement dans des affrontements avec les forces armées koweïtiennes".

Le ministère, qui dénonce un "acte hostile" iranien et une "atteinte flagrante" à sa souveraineté, affirme que le Koweït se réserve pleinement "le droit de se défendre".

Il s'agit de la quatrième convocation de M. Toutounji depuis que l'Iran a commencé à viser les pétromonarchies du Golfe alliées des Etats-Unis en représailles à l'attaque israélo-américaine déclenchée le 28 février.

Le 3 mai, le ministère de la Défense du Koweït avait indiqué avoir appréhendé quatre personnes tentant de rejoindre le Koweït par la mer.

Depuis le début de la guerre, les autorités du Koweït ont multiplié les opérations contre des personnes ou organisations soupçonnées d'être liées à la République islamique ou de la soutenir.

Mi-avril, 24 personnes ont été arrêtées au Koweït pour financement d'entités "terroristes", selon le ministère de l'Intérieur de cette monarchie du Golfe, une source de sécurité précisant que cinq anciens parlementaires faisaient partie des mis en cause.

En mars, le Koweït avait arrêté six personnes soupçonnées de liens avec le Hezbollah libanais, dans le cadre d'une enquête sur des projets "d'assassinats" dans le pays.

Le mouvement islamiste pro-iranien a déjà démenti plusieurs fois toute présence au Koweït.


Tunisie: peine de trois ans et demi de prison confirmée contre deux journalistes 

La Cour d'appel de Tunis a condamné mardi en appel à trois ans et demi de prison Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, deux journalistes connus, dans un procès dénoncé par l'ONG Reporters sans frontières comme "du harcèlement judiciaire". (AFP)
La Cour d'appel de Tunis a condamné mardi en appel à trois ans et demi de prison Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, deux journalistes connus, dans un procès dénoncé par l'ONG Reporters sans frontières comme "du harcèlement judiciaire". (AFP)
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  • La Cour d'appel de Tunis a condamné mardi en appel à trois ans et demi de prison Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, deux journalistes connus
  • En janvier, les deux journalistes avaient été condamnés en première instance à trois ans et demi de prison pour "blanchiment d'argent" et "évasion fiscale"

TUNIS: La Cour d'appel de Tunis a condamné mardi en appel à trois ans et demi de prison Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, deux journalistes connus, dans un procès dénoncé par l'ONG Reporters sans frontières comme "du harcèlement judiciaire".

"Nous sommes très déçus de ce verdict" qui confirme la peine de première instance, a réagi à l'AFP l'avocat des deux accusés, Sami Ben Ghazi.

En janvier, les deux journalistes avaient été condamnés en première instance à trois ans et demi de prison pour "blanchiment d'argent" et "évasion fiscale".

En début d'audience mardi, le juge a posé de nombreuses questions à MM. Zeghidi et Bsaies, sur leurs biens, leurs sources de revenus et les impôts versés, selon une journaliste de l'AFP.

"Zéro, niente, je n'ai ni biens immobiliers, ni bijoux, ni grosses voitures", a répondu Mourad Zeghidi.

Le magistrat l'a questionné à propos des rétributions tirées de chaque média et chaque émission (radio et télévision) où il apparaissait, sur la gestion de sa société, sur des virements reçus en Tunisie et depuis l'étranger.

Il a aussi demandé à M. Bsaies pourquoi il avait quitté son métier d'enseignant, la profession de son épouse et avec quels moyens elle avait lancé une école.

Dans sa plaidoirie, l'avocat des deux accusés, Sami Ben Ghazi, s'est demandé pourquoi "des déclarations fiscales (jugées) insuffisantes se sont transformées en (une accusation de) blanchiment d'argent".

Avant l'annonce du verdict, le défenseur et d'autres avocats avaient demandé le non-lieu et la libération des accusés.

Des diplomates représentant la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l'Union européenne ont assisté à l'audience.

"Acharnement judiciaire" 

Les deux chroniqueurs avaient été emprisonnés en mai 2024 pour des déclarations à la radio et à la télévision considérées comme critiques du président Kais Saied.

Alors qu'ils étaient libérables en janvier 2025 après avoir purgé huit mois de prison, de nouvelles poursuites avaient été lancées pour des malversations financières présumées.

A la veille du procès, le directeur régional de RSF Oussama Bouagila a affirmé dans un communiqué qu'"après 23 mois d'enquête, aucun élément sérieux n'a été établi: ni flux suspect, ni actif caché, ni preuve crédible".

"Cet acharnement judiciaire ne doit pas faire oublier l'essentiel: c'est leur travail journalistique qui est à l'origine de ces poursuites", a-t-il dit.

Un autre journaliste de renom, Zied el-Heni, a été condamné le 7 mai à un an de prison ferme, pour "atteinte à autrui", après de virulentes critiques contre des décisions judiciaires visant des collègues journalistes.

L'ONG Al Khatt, maison-mère du média indépendant d'investigation Inkyfada, risque de disparaître, sous le coup d'une demande de dissolution demandée par le gouvernement à la justice tunisienne.

Les opposants et défenseurs des droits tunisiens ainsi que plusieurs ONG internationales ont dénoncé un recul des droits fondamentaux en Tunisie depuis un coup de force du président Saied à l'été 2021, par lequel il s'est octroyé les pleins pouvoirs.

Dans un communiqué lundi, l'organisation Amnesty International, basée à Londres, a accusé le pouvoir tunisien de "tentatives d'utiliser les moyens judiciaires pour éliminer purement et simplement les ONG".


L'Iran écarte tout compromis après le rejet de sa proposition par Trump

L'impasse diplomatique se prolonge au Moyen-Orient: le pouvoir iranien a écarté mardi l'idée d'amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre, qui sont jugées par le président Donald Trump comme bonnes "à mettre à la poubelle". (AFP)
L'impasse diplomatique se prolonge au Moyen-Orient: le pouvoir iranien a écarté mardi l'idée d'amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre, qui sont jugées par le président Donald Trump comme bonnes "à mettre à la poubelle". (AFP)
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  • "Il n'y a pas d'autre choix que d'accepter les droits du peuple iranien, tels qu'établis dans la proposition en 14 points. Toute autre approche serait infructueuse et ne mènerait qu'à une succession d'échecs"
  • Le contenu de la proposition américaine initiale n'a pas été rendu public

TEHERAN: L'impasse diplomatique se prolonge au Moyen-Orient: le pouvoir iranien a écarté mardi l'idée d'amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre, qui sont jugées par le président Donald Trump comme bonnes "à mettre à la poubelle".

"Il n'y a pas d'autre choix que d'accepter les droits du peuple iranien, tels qu'établis dans la proposition en 14 points. Toute autre approche serait infructueuse et ne mènerait qu'à une succession d'échecs", a écrit sur X le négociateur en chef de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf, plus d'un mois après l'instauration d'une trêve précaire.

Celui qui est aussi président du Parlement a interpellé les négociateurs américains, estimant que "plus ils traîneront les pieds, plus les contribuables américains en paieront le prix", au moment où les cours du pétrole évoluent à des niveaux toujours élevés.

Ces déclarations sonnent comme une réponse à Donald Trump qui avait dénigré la veille les propositions iraniennes et assimilé le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril à un malade "sous assistance respiratoire", avec "1% de chances" de survie.

"Donner une leçon" 

Le contenu de la proposition américaine initiale n'a pas été rendu public.

Selon certains médias, elle contient un protocole d'accord pour mettre fin aux combats, qui ont fait des milliers de morts depuis le début de la guerre le 28 février, et établir un cadre de négociations sur le dossier du nucléaire iranien.

Dans sa réponse, l'Iran appelle à une fin immédiate des hostilités dans la région, y compris au Liban où les tirs d'Israël et du Hezbollah pro-iranien ne cessent pas en dépit d'un autre cessez-le-feu. Mardi, deux secouristes sont morts dans une frappe israélienne dans le sud, selon la Défense civile libanaise.

Téhéran demande également l'arrêt du blocus de ses ports par la marine américaine et le dégel des avoirs iraniens détenus à l'étranger, selon le ministère des Affaires étrangères.

"Si l'ennemi ne se plie pas aux exigences légitimes et définitives de la nation iranienne sur le terrain diplomatique, il doit s'attendre à voir ses défaites se répéter sur le champ de bataille", a prévenu le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, cité par l'agence Irna.

Pression américaine sur Pékin 

Côté américain, Donald Trump a brandi la menace d'une relance de son opération de protection des navires pour franchir le détroit d'Ormuz, verrouillé par l'Iran.

Une situation qui désespère Maryam, une peintre téhéranaise de 43 ans: elle raconte à une journaliste de l'AFP basée à Paris "vivre au jour le jour" car "le futur est très incertain".

Les regards sont désormais tournés vers la visite à Pékin prévue à partir de mercredi du président Trump, qui doit rencontrer son homologue Xi Jinping.

Selon l'administration américaine, il entend faire pression pour que la Chine, principal importateur du pétrole iranien, use de son influence sur l'Iran.

Donald Trump a dit s'attendre à une "longue conversation" avec Xi sur la guerre.

La quasi paralysie du détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, fait à nouveau grimper les cours de l'or noir mardi, à plus de 107 dollars le baril (+3,25%) pour le Brent de la mer du Nord, référence internationale, vers 14H00 GMT.

"L'Iran ne devrait pas utiliser le détroit comme une arme pour faire pression", a dénoncé cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre du Qatar, en première ligne face à ce blocage.

29 milliards de dollars 

"Le levier d'Ormuz est essentiel", analyse Thomas Juneau, professeur à l'Université d'Ottawa, pour qui Téhéran estime que Donald Trump perdra patience face à la hausse des prix à la pompe, avant les élections de mi-mandat en novembre. D'autant que le Pentagone vient de réévaluer à la hausse le coût de cette guerre à près de 29 milliards de dollars.

L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a par ailleurs révélé, au détour d'une conférence, qu'Israël avait envoyé aux Emirats arabes unis des systèmes de défense antiaérienne pendant cette guerre où les pays du Golfe ont été ciblés par l'Iran quasi-quotidiennement.

Au Liban, un nouveau bilan du ministère de la Santé libanais fait état de 380 morts dans des frappes israéliennes depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 17 avril.

De nouvelles discussions censées ouvrir la voie à des négociations de paix doivent se tenir jeudi et vendredi à Washington entre les deux pays.

Mais le chef du Hezbollah Naïm Qassem a affirmé mardi que la question du désarmement de sa formation, exigé par Israël, ne faisait pas partie des "négociations avec l'ennemi" auxquelles le mouvement chiite est opposé.