DUBAÏ: Penny Appeal, l’organisation caritative humanitaire internationale musulmane, a nommé au poste de PDG Ridwana Wallace-Laher, la première femme musulmane à occuper un tel poste dans une organisation humanitaire de cette envergure.
Mme Wallace-Laher est une ancienne enseignante de la Yorkshire (Bradford) Co-op Academy Grange, au Royaume-Uni, et a de l’expérience dans l’encadrement de personnes issues de milieux divers.
Sa nomination intervient après trois années passées au sein de l’équipe de Penny Appeal. Elle y a occupé différents postes, dont le plus récent est celui de directrice principale de la croissance.
Au sein de l’organisation Penny Appeal, basée à Wakefield, dans le Yorkshire, elle a acquis une solide expérience dans la direction d’équipes diverses, l’établissement de relations avec les parties prenantes et l’encouragement de la collaboration.
«Je suis très honorée d’avoir fait partie de l’unité centrale qui a mené au changement positif que Penny Appeal a apporté au secteur caritatif confessionnel à l’échelle mondiale. Mon engagement en faveur d’une meilleure gouvernance, de la collaboration, de l’innovation et de l’amélioration continue, ainsi que mon expérience en tant qu’enseignante, me rendent confiante dans ma capacité à mener Penny Appeal vers un succès encore plus grand à l’avenir», a déclaré Mme Wallace-Laher.
«Ridwana s’est distinguée de tous les autres candidats au cours d’un processus de sélection difficile, et je suis fier qu’elle soit notre nouvelle PDG», a affirmé le président du conseil d’administration, Mohammed Jahangir.
«Puisse-t-elle être la première de nombreuses femmes musulmanes à occuper ce poste», a-t-il ajouté.
«À l’heure où le monde est confronté à une crise économique mondiale, où de nombreuses personnes au Royaume-Uni et à l’étranger ont du mal à se nourrir et à payer leurs factures d’électricité, et où les populations de Turquie et de Syrie souffrent à cause du récent tremblement de terre, nous, à Penny Appeal, faisons de notre mieux pour aider ceux qui en ont besoin en les soutenant et en leur apportant de l’aide pendant ces moments ou ces événements.»
«Les administrateurs sont convaincus que Ridwana est une femme qui portera Penny Appeal vers de nouveaux sommets afin d’aider les personnes dans le besoin. Nous pensons qu’elle transformera et développera l’organisation pour l’adapter à l’ère numérique tout en restant fidèle à nos valeurs fondamentales d’aide aux personnes dans le besoin. Je suis impatient de voir l’impact positif que Ridwana aura sur l’organisation et la manière dont elle contribuera à rendre le monde meilleur», a souligné M. Jahangir.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
Après des semaines de négociations laborieuses et d'espoirs déçus à plusieurs reprises, est-on dans la dernière ligne droite? Les principaux protagonistes se disent confiants même si la version du texte donnée par les médias iraniens diffère significativement de celle avancée par Washington.
"Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé", a indiqué le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la télévision d'Etat.
"Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J'ai bon espoir", a-t-il déclaré.
Le ministre a affirmé que le projet d'accord prévoyait la levée du blocus américain des ports iraniens et une nouvelle gestion du détroit d'Ormuz.
Il a cependant accusé Israël de chercher des "prétextes" pour faire "dérailler" un éventuel accord avec Washington.
Même tonalité positive du côté du Premier ministre du Pakistan, principal négociateur dans le conflit. "La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", selon Shehbaz Sharif.
- Signature "à distance" -
Et à Washington, un haut responsable a estimé à "80 à 85%" la probabilité d'un accord-cadre ouvrant une période de 60 jours de discussions techniques, mais "pas 100%". "La ligne d'arrivée n'est pas encore franchie", a-t-il averti, sous le couvert de l'anonymat.
La Suisse a déjà proposé d'accueillir une éventuelle signature, alors qu'un sommet du G7 en présence de Donald Trump doit commencer lundi dans la ville française d'Evian, près de Genève. Mais Téhéran a affirmé qu'une fois finalisé, le protocole d'accord serait signé "à distance".
Les marchés parient de leur côté sur une telle issue, avec un pétrole passé sous la barre des 90 dollars le baril.
Le président américain, qui a déjà annoncé 39 fois un accord imminent selon un décompte de CNN, peine à trouver une issue à cette guerre impopulaire, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre et en plein Mondial de football co-organisé par les Etats-Unis.
Il s'est fendu vendredi d'un message furieux sur son réseau Truth Social: "Les termes (d'accord) que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit".
"Ce sont des gens qui n'ont pas d'honneur. Avec eux, il est impossible de négocier de bonne foi", a-t-il écrit aussi.
- Dilution de l'uranium -
L'agence de presse iranienne Mehr avait publié plus tôt ce qu'elle a présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, avec des conditions telles que le maintien du contrôle sur le détroit d'Ormuz, le droit à l'enrichissement d'uranium, le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger.
Washington a livré de son côté une toute autre version du texte.
Le compromis doit, selon le responsable américain, mener à la réouverture d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.
Il doit aussi aboutir au "démantèlement" du programme nucléaire iranien et permettre aux Etats-Unis de récupérer l'uranium hautement enrichi, qui serait "détruit sur place" puis "sorti" du pays.
Mais Abbas Araghchi a préconisé vendredi une dilution sur le sol iranien de ses stocks d'uranium enrichi à 60%.
Diluer l'uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, permettrait d'éloigner considérablement la menace d'un enrichissement à des fins militaires.
Téhéran dément vouloir se doter de l'arme atomique, comme l'en accusent les Etats-Unis et Israël.
- Liban -
Enfin, sur la question des avoirs, "les Iraniens ne recevront pas d'argent et les fonds ne seront pas libérés simplement par une signature d'accord ou la participation à une réunion", a insisté sur X le vice-président américain JD Vance.
Ce point est central pour l'Iran, après des décennies de sanctions qui asphyxient son économie.
Le conflit, déclenché par des frappes américano-israéliennes le 28 février avant l'entrée en vigueur d'une trêve le 8 avril, a embrasé le Moyen-Orient, fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.
Autre point d'achoppement majeur, le front libanais.
Selon Washington, l'accord en discussion avec l'Iran inclut bien le Liban, comme réclamé par Téhéran, alors que les Etats-Unis avaient toujours dit vouloir traiter ce dossier séparément.
Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite. Des frappes qui ont fait plus de 3.700 morts.







