Roussel accuse TotalEnergies d'avoir « volé» 6 à 8 milliards à EDF

Fabien Roussel, député du Parti communiste français (PCF), prend la parole lors d'une session pour discuter du plan de réforme des retraites du gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 15 février 2023. (Photo, AFP)
Fabien Roussel, député du Parti communiste français (PCF), prend la parole lors d'une session pour discuter du plan de réforme des retraites du gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 15 février 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 22 février 2023

Roussel accuse TotalEnergies d'avoir « volé» 6 à 8 milliards à EDF

  • « C'est le cartel des financiers, le cartel du CAC 40. Ce cartel-là, il se comporte quasi avec des pratiques mafieuses», s'est insurgé le député du Nord sur RMC-BFMTV, évoquant « du vol, du racket»
  • Des « propos calomnieux et diffamatoires», a répondu TotalEnergies dans une déclaration

PARIS: Le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel a accusé mercredi TotalEnergies d'avoir "volé" 6 à 8 milliards d'euros à EDF en profitant de l'électricité bon marché vendue par l'électricien historique à ses concurrents, des propos jugés "calomnieux et diffamatoires" par TotalEnergies.

"C'est le cartel des financiers, le cartel du CAC 40. Ce cartel-là, il se comporte quasi avec des pratiques mafieuses", s'est insurgé le député du Nord sur RMC-BFMTV, évoquant "du vol, du racket".

Des "propos calomnieux et diffamatoires", a répondu TotalEnergies dans une déclaration transmise à l'AFP.

"EDF vend de l'électricité à 42-46 euros le mégawattheure (MWh) à des fournisseurs privés, dont Total, et Total revend cette électricité à 180, 200, 300, 400 euros aux gens, mais aussi à EDF, parce que EDF n'a plus assez d'électricité", a déclaré Fabien Roussel.

Le chef de file du PC faisait référence au mécanisme de l'Arenh (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) qui permet aux concurrents d'EDF d'acheter une partie de sa production d'électricité à prix fixe et bon marché (42 euros le MWh).

"Donc EDF se retrouve à racheter à 300 euros de l'électricité qu'il a vendue 42-46 euros à Total", a complété M. Roussel, évaluant à "entre 6 à 8 milliards d'euros" la somme que "Total a reçue de EDF rien que par cette manipulation".

Le volume d'Arenh perçu par TotalEnergies Électricité et Gaz France, la filiale de TotalEnergies pour la fourniture d'énergie, est "répercuté aux clients dans nos offres commerciales", s'est défendu le groupe.

Toutefois, "les contrats signés par nos clients au second semestre 2022 ont été couverts par TotalEnergies Électricité, au-delà des volumes Arenh, par des achats "spot" (au comptant, ndlr) sur le marché, au moment où les cours étaient les plus élevés, à cause de plusieurs causes externes: parc nucléaire diminué, crise des prix du gaz, moindre production hydroélectrique en Europe, etc.", a justifié TotalEnergies.

M. Roussel a aussi vertement critiqué l'appel d'Emmanuel Macron, lundi à Rungis, à un nouveau "geste" sur le gazole de la part des grands producteurs et distributeurs de carburants, parmi lesquels TotalEnergies qui a enregistré un bénéfice net record de 19 milliards d'euros en 2022.

"Quand j'entends monsieur Macron dans ses beaux costumes (demander) à Monsieur Total de faire une ristourne de 500 millions d'euros sur l'essence", a-t-il commencé... "Mais c'est des milliards d'euros qu'ils ont engrangés sur notre dos !"

Il a plus généralement réclamé de "l'électricité moins chère" pour les particuliers, les communes, artisans, commerçants, etc.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.