Algérie: la dissolution d'une ONG phare du Hirak confirmée

Les Algériens se rassemblent dans la ville du nord de Kherrata pour commémorer certaines des premières manifestations du Hirak, le 16 février 2021. (Photo, AFP)
Les Algériens se rassemblent dans la ville du nord de Kherrata pour commémorer certaines des premières manifestations du Hirak, le 16 février 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 février 2023

Algérie: la dissolution d'une ONG phare du Hirak confirmée

  • L'ONG a annoncé elle-même sur sa page Facebook la confirmation par le Conseil d'Etat «du verdict du tribunal administratif: (la) dissolution du RAJ», qui avait été annoncée par le tribunal administratif d'Alger en octobre 2021
  • Cette décision a été prise au lendemain du quatrième anniversaire du Hirak, déclenché le 22 février 2019

ALGER: Le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative en Algérie, a confirmé jeudi la dissolution du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), une ONG qui avait été aux premiers rangs du mouvement pro-démocratie Hirak.

L'ONG a annoncé elle-même sur sa page Facebook la confirmation par le Conseil d'Etat "du verdict du tribunal administratif: (la) dissolution du RAJ", qui avait été annoncée par le tribunal administratif d'Alger en octobre 2021.

Cette décision a été prise au lendemain du quatrième anniversaire du Hirak, déclenché le 22 février 2019.

"Ce verdict ne va pas nous affaiblir, n'effacera pas les 28 ans d'existence, de résistance et de lutte pour la citoyenneté, la liberté et la démocratie", avait réagi en octobre le RAJ dans un communiqué en annonçant que ses avocats allaient faire appel.

Réagissant à la décision du Conseil d'Etat, l'ONG de défense des droits Amnesty International a estimé que "la dissolution de cette association porte un coup dur au droit à la liberté d'association, garanti par la Constitution".

"La décision de dissoudre une association peut être prise uniquement lorsqu'il existe une menace claire et imminente pour, par exemple, la sécurité nationale ou l'ordre public et doit être utilisée comme un dernier recours", a ajouté Amnesty.

La sanction administrative décidée en première instance faisait suite à une requête du ministère de l'Intérieur réclamant la dissolution du RAJ. Ce mouvement a joué un rôle de premier plan dans le Hirak, le mouvement de protestation populaire qui a contraint le président algérien Abdelaziz Bouteflika à quitter ses fonctions en 2019.

Les autorités lui reprochent "d'agir en violation de la loi sur les associations et en contradiction avec les objectifs énumérés dans ses statuts", accusations rejetées par le RAJ.

Plusieurs membres de l'association, notamment son président Abdelouahab Fersaoui, ont fait l'objet de poursuites judiciaires et jusqu'à neuf d'entre eux ont été incarcérés.

Condamné à un an de prison pour "atteinte à l'intégrité du territoire national", M. Fersaoui a purgé six mois de détention entre fin 2019 et mai 2020, qui ont correspondu à la peine prononcée en appel.

Selon les médias algériens, le Conseil d'Etat a également décidé jeudi de suspendre le Mouvement démocratique et social (MDS), un parti de gauche laïque engagé lui aussi dans les manifestations du Hirak, et de fermer ses locaux.


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com