L'UE assouplit temporairement les sanctions contre la Syrie après le séisme

Raphael Pitti (C) et Zouhair Lahna (D), médecins de l'organisation non gouvernementale française Mehad, visitent le 20 février 2023 les zones dévastées de Jindayris dans la province syrienne d'Alep, à la suite du tremblement de terre du 6 février qui a frappé la Turquie et la Syrie, pour évaluer la situation (Photo, AFP)
Raphael Pitti (C) et Zouhair Lahna (D), médecins de l'organisation non gouvernementale française Mehad, visitent le 20 février 2023 les zones dévastées de Jindayris dans la province syrienne d'Alep, à la suite du tremblement de terre du 6 février qui a frappé la Turquie et la Syrie, pour évaluer la situation (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 février 2023

L'UE assouplit temporairement les sanctions contre la Syrie après le séisme

  • Après le tremblement de terre, l'UE a fourni 3,5 millions d'euros pour répondre aux besoins humanitaires urgents en Syrie
  • Les sanctions de l'UE, imposées en 2011, visent 291 personnes et 70 entités et prévoient le gel des avoirs et des interdictions de voyager

BRUXELLES: L'Union européenne a annoncé jeudi l'assouplissement temporaire de ses sanctions à l'égard de la Syrie afin de faciliter l'acheminement de l'aide dans ce pays, touché par le séisme du 6 février.

Les organisations humanitaires n'auront plus besoin de demander l'autorisation préalable des états membres de l'UE pour envoyer du matériel ou fournir des services aux entités soumises aux sanctions de l'UE, a déclaré le Conseil européen dans un communiqué.

Cette mesure, d'une durée de six mois, a été prise "compte tenu de la gravité de la crise humanitaire en Syrie, exacerbée par le tremblement de terre", précise le texte.

Le séisme, d'une magnitude de 7,8, a fait plus de 42.000 morts en Turquie et plus de 3.600 en Syrie.

L'UE souligne qu'elle et ses états membres sont au premier rang des donateurs à la Syrie, avec un total de dons de 27,4 milliards d'euros à ce pays et aux voisins qui accueillent des réfugiés, comme la Turquie, depuis 2011.

Après le tremblement de terre, l'UE a fourni 3,5 millions d'euros pour répondre aux besoins humanitaires urgents en Syrie.

Le gouvernement syrien et les entreprises qui lui sont liées font l'objet de sanctions de l'UE en raison de la répression exercée par Damas, ce qui rend délicates les contributions européennes en matière d'aide humanitaire.

Les sanctions de l'UE, imposées en 2011, visent 291 personnes et 70 entités et prévoient le gel des avoirs et des interdictions de voyager.

La modification apportée jeudi signifie que "l'UE a dispensé les organisations humanitaires de demander l'autorisation préalable (...) des Etats membres pour effectuer des transferts ou fournir des biens et services destinés à des fins humanitaires aux personnes et entités figurant sur la liste", précise le communiqué.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.