Des Philippins commémorent la révolution contre l'ancien dictateur Marcos

Les manifestants se rassemblent lors d'un rassemblement marquant le 37e anniversaire de la révolution "People Power", qui a renversé le père dictateur du président philippin Ferdinand Marcos Jr et envoyé la famille en exil, sur l'avenue Epifanio de los Santos, ou EDSA, à Quezon City le 25 février. 2023. (Photo de JAM STA ROSA / AFP)
Les manifestants se rassemblent lors d'un rassemblement marquant le 37e anniversaire de la révolution "People Power", qui a renversé le père dictateur du président philippin Ferdinand Marcos Jr et envoyé la famille en exil, sur l'avenue Epifanio de los Santos, ou EDSA, à Quezon City le 25 février. 2023. (Photo de JAM STA ROSA / AFP)
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Publié le Samedi 25 février 2023

Des Philippins commémorent la révolution contre l'ancien dictateur Marcos

  • Il s'agit du premier rassemblement de la sorte depuis que Ferdinand Marcos Jr est devenu président en juin 2022
  • Certains ont scandé «Marcos, Duterte, tous les mêmes, des dictateurs fascistes», en allusion au prédécesseur de Ferdinand Marcos Jr, Rodrigo Duterte, ont constaté des journalistes

MANILLE: Une foule de Philippins a célébré samedi à Manille le 37e anniversaire de la révolution du "Pouvoir au peuple", qui avait pacifiquement provoqué le départ de l'ancien dictateur Ferdinand Marcos Sr, père de l'actuel dirigeant, en 1986.

Il s'agit du premier rassemblement de la sorte depuis que Ferdinand Marcos Jr est devenu président en juin 2022.

"Au moins 1.500 personnes" ont pris part à la manifestation selon les organisateurs, environ 700 selon un reporter de l'AFP sur place, beaucoup cherchant à se protéger de la chaleur à l'ombre des arbres et des parasols.

Certains ont scandé "Marcos, Duterte, tous les mêmes, des dictateurs fascistes", en allusion au prédécesseur de Ferdinand Marcos Jr, Rodrigo Duterte, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'actuel chef d'Etat a envoyé une gerbe de fleurs au monument du "Pouvoir au peuple" érigé pour commémorer la révolution, et vers lequel ont convergé les manifestants, au son d'un groupe de rock.

Les deux décennies au pouvoir de Ferdinand Marcos Sr ont été décrites comme une période sombre de l'histoire philippine, marquée par des violations des droits humains et de la corruption, qui a laissé le pays appauvri.

Dans un communiqué, Ferdinand Marcos Jr a évoqué le souvenir de "temps de souffrance et la façon dont nous sommes sortis plus unis et plus forts en tant que nation". Il a proposé une "réconciliation à ceux qui ont des tendances politiques différentes".

Une "main tendue" qui n'a toutefois pas convaincu les centaines de manifestants, dont des survivants de la loi martiale qui avait fait des milliers de morts, de torturés et de prisonniers politiques.

Soeur Mary John Mananzan, défenseure des droits humains, a exhorté les Philippins à "rester vigilants" au sujet du retour de la famille Marcos à la tête des Philippines.

Le défi est de garder en vie "le message et l'esprit" de la révolte qui a chassé du pouvoir Ferdinand Marcos Sr et entraîné l'exil de la famille, a dit à l'AFP Julio Montinola, 53 ans.

En 1986, des centaines de milliers de protestataires étaient descendus dans les rues de Manille, soutenus par l'armée, pour se rebeller contre le régime pendant quatre jours.

Le clan Marcos avait fui la résidence présidentielle le 25 février à bord d'un avion de l'armée américaine, chargé de bijoux, d'or et de billets.

"Malheureusement, il n'y a pas le même écho avec la nouvelle génération", a déploré M. Montinola, reconnaissant que Ferdinand Marcos Jr a été élu "par le peuple".

Revenue aux Philippines en 1989 après la mort de Ferdinand Sr à Hawaï, la famille Marcos a progressivement retrouvé son poids politique dans le pays, jusqu'à la victoire du fils de l'ancien dictateur à l'élection présidentielle de mai 2022.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.