Réouverture du principal poste-frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan

La porte fermée de Torkham est vue depuis le point zéro du poste frontière de Torkham entre l'Afghanistan et le Pakistan, dans la province de Nangarhar, le 23 février 2023. (Photo de Shafiullah KAKAR / AFP)
La porte fermée de Torkham est vue depuis le point zéro du poste frontière de Torkham entre l'Afghanistan et le Pakistan, dans la province de Nangarhar, le 23 février 2023. (Photo de Shafiullah KAKAR / AFP)
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Publié le Samedi 25 février 2023

Réouverture du principal poste-frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan

  • Torkham, principal poste-frontière entre les deux pays situé à 170 km de chaque capitale, a rouvert samedi matin
  • Quelque 1 400 camions du côté pakistanais attendent toujours de pouvoir entrer en Afghanistan

TORKHAM: Des camions transportant des denrées alimentaires et des produits pharmaceutiques ont pu samedi de nouveau franchir un poste-frontière clé entre le Pakistan et l'Afghanistan, qui avait été fermé il y a près d'une semaine par les autorités talibanes.

Torkham, principal poste-frontière entre les deux pays situé à 170 km de chaque capitale, a rouvert samedi matin, ont indiqué des responsables des deux pays.

"Le poste frontalier a été complètement rouvert aujourd'hui à 6H00 (01H30 GMT)", a déclaré Muslim Khaksar, un responsable des douanes afghanes au poste frontière.

"La procédure d'immigration et les échanges commerciaux sont revenus à la normale", a également confirmé côté pakistanais Irshad Mohammad, un haut fonctionnaire du district de Khyber.

"Des camions transportant du riz, du ciment, des matériaux de construction, des médicaments et d'autres denrées alimentaires ont été envoyés en Afghanistan", a également précisé un responsable des douanes pakistanaises sous couvert d'anonymat.

Quelque 1 400 camions du côté pakistanais attendent toujours de pouvoir entrer en Afghanistan, a-t-il ajouté dans la matinée.

Ce sont des centaines de personnes des deux pays qui ont franchi tout au long de la journée le poste-frontière, a constaté un correspondant de l'AFP.

Le point de passage de Torkham avait été fermé dimanche soir par les autorités afghanes après que les autorités pakistanaises eurent imposé de nouvelles règles aux personnes accompagnant des malades.

Puis lundi matin, une fusillade avait éclaté entre les gardes-frontières des deux parties, chacune accusant l'autre d'avoir déclenché la violence.

"J'ai été bloqué ici pendant plus de cinq jours avec ma mère malade", a témoigné auprès de l'AFP Haroon, un habitant de la ville afghane de Kunduz.

"Il y a des milliers de patients comme ma mère qui attendent d'aller se faire soigner au Pakistan", a souligné cet Afghan.

Samedi, plusieurs patients en chaises roulantes, escortés par leurs accompagnateurs, étaient rassemblés pendant que des gardes-frontières des deux pays vérifiaient leurs documents.

Les accompagnateurs ont été autorisés à entrer au Pakistan après avoir présenté leur carte d'identité afghane, a déclaré le responsable des douanes pakistanaises.

Les relations entre les deux pays sont tendues et de fréquentes échauffourées ont lieu le long de la frontière.

Islamabad accuse notamment Kaboul - qui nie - de laisser opérer depuis le territoire afghan les talibans pakistanais du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), lesquels ont multiplié les attentats ces derniers mois au Pakistan.

Fin janvier, un kamikaze a tué plus de 80 policiers dans une mosquée de Peshawar, la capitale provinciale du nord-ouest du pays. Puis, le 17 février, un groupe de kamikazes a pris d'assaut un quartier général de la police dans la ville portuaire de Karachi, dans le sud du pays, faisant cinq morts.

Ces deux attentats sont liés aux talibans pakistanais, qui entretiennent des liens étroits avec les talibans afghans.

Par ailleurs, les deux pays traversent une grave crise économique, l'Afghanistan souffrant d'une baisse de l'aide après la fin de l'occupation soutenue par les États-Unis, et le Pakistan étant paralysé par une récession et une crise des changes qui l'ont mis au bord de la faillite.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.