Panthalassa remporte la Saudi Cup 2023

Panthalassa a fait toute la course sous la direction de Yutaka Yoshida. Le japonais a battu Frankie Dettori et Country Grammer pour remporter la Saudi Cup, course de Groupe 1 dotée de 20 millions de dollars. (AN Photo/Huda Bashatah)
Panthalassa a fait toute la course sous la direction de Yutaka Yoshida. Le japonais a battu Frankie Dettori et Country Grammer pour remporter la Saudi Cup, course de Groupe 1 dotée de 20 millions de dollars. (AN Photo/Huda Bashatah)
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Publié le Dimanche 26 février 2023

Panthalassa remporte la Saudi Cup 2023

  • Panthalassa, le cheval japonais monté par Yutaka Yoshida s'est élancé à un rythme effréné lors d'un galop soutenu sur l'hippodrome King Abdulaziz et n'a pas pu être rattrapé
  • « C'est incroyable. Je ne sais pas quoi dire. Je suis très, très heureux. Il était dans la première box, alors j'ai dit que c'était bon d'aller en tête », a déclaré l'entraîneur Yoshito Yahagi

RIYAD: Le cheval japonais Panthalassa, monté par Yutaka Yoshida durant toute la course, a battu Frankie Dettori et Country Grammer samedi dans la course du Groupe 1 de la Saudi Cup, à 20 millions de dollars.

C’est un coup dur pour l'entraîneur Bob Baffert et son cheval Country Grammer, qui avait également échoué de peu dans la course la plus prestigieuse du monde l'année dernière. L'entraîneur américain espère toujours une victoire lors de la Saudi Cup.

Panthalassa s'est élancé à un rythme effréné lors d'un galop soutenu sur l'hippodrome King Abdulaziz et n'a pas pu être rattrapé.

Le rythme de Panthalassa a mis ses concurrents sous pression dès le début. Lors du sprint, on aurait pu croire à un un-deux-trois-quatre japonais.

Le légendaire jockey Frankie Dettori a réussi à faire remonter Country Grammer vers la fin de la course, mais la ligne gagnante est arrivée trop tôt et le cheval a été battu de justesse une fois de plus.

« C'est incroyable. Je ne sais pas quoi dire. Je suis très, très heureux. Il était dans la première box, alors j'ai dit que c'était bon d'aller en tête », a déclaré l'entraîneur Yoshito Yahagi, qui a également gagné samedi sur Bathrat Leon lors du Turf Sprint.

« Cette victoire est plus importante que toutes mes précédentes. Bien sûr, c'est le meilleur sentiment, car c’est aussi la plus belle récompense », a-t-il poursuivi.

« Je n'arrive pas à y croire pour le moment. Cela me semble irréel, mais je tiens à remercier mon équipe et le cheval. Gagner ce prix n'est pas facile. La compétition japonaise fait tout pour s'améliorer, se développer et rayonner à l’international – et c'est ce que nous avons fait », s’est-il félicité.

Dettori espérait que Country Grammer surmonte sa déception et répète ses exploits de l'année dernière lors de la Coupe du monde de Dubaï.

« Il a fait une super course, j'ai été dépassé tout le long, j'ai tout fait pour rester et je pensais que je serais sixième, puis ils sont tous tombés. Je suis reconnaissant envers lui, il a beaucoup de courage », a-t-il affirmé.

« Au poteau des 400 mètres, j'étais sixième et j'ai pensé "je ne recevrai pas l'argent", en toute honnêteté, c'était un peu comme l'année dernière. »

« Ce rendez-vous a été une belle expérience. Je garde toujours le sourire », s’est-il réjoui.

Pour Jim Crowley, qui a remporté la troisième course samedi sur Mostahdaf, la Saudi Cup continue de s'améliorer d'année en année.

« C'est ma troisième visite en Arabie saoudite, le tournoi se développe de plus en plus », a-t-il indiqué à Arab News.

« En toute évidence, la récompense est énorme, et quand vous proposez une telle récompense, les chevaux et la compétition seront au rendez-vous. C'est une piste merveilleuse. »

« À chacune de mes visites, je constate une amélioration et le niveau des chevaux est de plus en plus élevé, c'est un rendez-vous auquel il fait bon participer », a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.