L'Arabie saoudite et l'Ukraine signent un accord d'aide de 400 millions de dollars à Kiev

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, serre la main du président ukrainien à Kiev, dimanche. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, serre la main du président ukrainien à Kiev, dimanche. (SPA)
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Publié le Lundi 27 février 2023

L'Arabie saoudite et l'Ukraine signent un accord d'aide de 400 millions de dollars à Kiev

  • Il s’agit de la mise en œuvre de la promesse faite par le prince héritier lors de son appel téléphonique avec le président ukrainien en octobre 2022
  • L'accord comprend un programme de coopération conjoint pour fournir une aide humanitaire à l'Ukraine d'une valeur de 100 millions de dollars

RIYAD : L'Arabie saoudite et l'Ukraine ont signé un accord et un protocole d'accord d'une valeur de 400 millions de dollars (1 USD = 0,95 €) d'aide au pays d’Europe de l’Est.

Il s'agit de la mise en œuvre de la promesse faite par le prince héritier Mohammed ben Salmane lors de son appel téléphonique avec le président de l'Ukraine Volodymyr Zelensky en octobre 2022 de programmes d'aide humanitaire supplémentaires à l'Ukraine.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et Andriy Yermak, chef du bureau du président de l'Ukraine, ont assisté à la cérémonie de signature.

L'accord comprend un programme de coopération conjoint visant à fournir une aide humanitaire à l'Ukraine d'une valeur de 100 millions de dollars.

Il a été cosigné par Abdullah Al-Rabeeah, conseiller à la Cour royale et superviseur général du King Salman Humanitarian Aid and Relief Center, et Oleksandr Kubrakov, vice-premier ministre ukrainien.

Le mémorandum prévoit le financement de dérivés pétroliers d'une valeur de 300 millions de dollars sous la forme d'une subvention accordée par le gouvernement d'Arabie saoudite par l'intermédiaire du Fonds saoudien pour le développement. L'accord a été signé par le PDG du SFD (Saudi Fund for Development), Sultan bin Abdulrahman Al-Marshad, et le ministre ukrainien de l'Énergie, German Galushchenko.

Selon l'agence de presse saoudienne, la signature de l'accord et du mémorandum reflète le soutien du Royaume à l'Ukraine face aux défis sociaux et économiques.

Le président ukrainien a reçu le prince Faisal à Kiev dimanche.

Le Prince Faisal a déclaré que le Royaume travaillait avec l'Ukraine pour limiter les effets économiques du conflit dans le pays.

Il a ajouté qu'il discutait des possibilités de poursuivre la coopération en matière d'investissement avec l'Ukraine.

Le Royaume poursuivra ses efforts pour contribuer à alléger l'impact du conflit sur la population, a déclaré le ministre.

Les deux parties ont également discuté de plusieurs questions régionales et internationales, ainsi que de développements d'intérêt commun.

Le ministre saoudien des affaires étrangères a déclaré : « Nous continuons à discuter des possibilités de régler la crise avec toutes les parties ».

Le Premier ministre et prince héritier a également téléphoné à Zelensky vendredi.

Il a exprimé la volonté du Royaume de poursuivre les efforts de médiation, et son soutien aux mesures qui ont contribué à la désescalade, a indiqué la SPA.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le roi Salmane émet un décret nommant 257 juges

Le roi Salmane d’Arabie saoudite (Photo fournie).
Le roi Salmane d’Arabie saoudite (Photo fournie).
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  • Ce décret témoigne du soutien de la couronne envers la branche judiciaire, a estimé le ministre de la Justice
  • Au cours du règne actuel, la justice saoudienne est considérablement modernisée, selon un dignitaire

RIYAD: Le roi Salmane a émis un décret nommant 257 juges à divers grades au ministère de la Justice, ce lundi, a rapporté la SPA.

Le ministre de la Justice et dirigeant du conseil judiciaire, Cheikh Walid ben Mohammed Al-Samaani, a déclaré que le décret royal était dans la continuité du soutien ininterrompu de la couronne envers la branche judiciaire.

Khalid ben Mohammed Al-Youssef, à la tête de la Cour des doléances et du Conseil administratif judiciaire, avait déjà noté ce mois-ci l’évolution tangible et la modernisation rapide du secteur sous le règne du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mohammed ben Salmane et le Premier ministre irakien discutent de coopération bilatérale

Les dignitaires ont par ailleurs évoqué plusieurs questions d’intérêt commun (Photo, SPA/AFP).
Les dignitaires ont par ailleurs évoqué plusieurs questions d’intérêt commun (Photo, SPA/AFP).
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le Premier ministre irakien Mohammed Al-Soudani ont discuté des moyens d’améliorer la coopération stratégique
  • Le partenariat au sein du Conseil de coordination saoudo-irakien a été le sujet de discussions

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le Premier ministre irakien Mohammed Al-Soudani ont discuté des moyens d’améliorer la coopération stratégique bilatérale et le partenariat au sein du Conseil de coordination saoudo-irakien.

Les dignitaires ont par ailleurs évoqué plusieurs questions d’intérêt commun, a rapporté la SPA mardi matin.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: 3 mois de crise avant une «pause» sur le projet de réforme de la justice

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou assiste à la réunion hebdomadaire du cabinet dans son bureau à Jérusalem, le 19 mars 2023 (Photo, AFP).
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou assiste à la réunion hebdomadaire du cabinet dans son bureau à Jérusalem, le 19 mars 2023 (Photo, AFP).
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  • Benjamin Netanyahou annonce une «pause» dans le processus d'adoption de la réforme, reporté néanmoins à la prochaine session parlementaire
  • La grève générale prend fin dans la foulée de l'annonce

PARIS: Rappel de trois mois de crise en Israël, où un projet controversé de réforme de la justice a déclenché l'un des mouvements de mobilisation populaire les plus importants de l'histoire de ce pays, acculant lundi soir le gouvernement à annoncer une "pause".

Projet controversé

Le 4 janvier, le nouveau ministre de la Justice Yariv Levin annonce un projet de réforme de la justice, visant à accroître le pouvoir des élus sur celui des magistrats.

Il comprend une clause "dérogatoire" qui permettrait au Parlement d'annuler à la majorité simple une décision de la Cour suprême.

La présentation de ce projet intervient alors que le Premier ministre Benyamin Netanyahou, à la tête d'un des gouvernements les plus à droite de l'histoire du pays, est jugé pour corruption dans plusieurs affaires.

Le chef de l'opposition Yaïr Lapid dénonce une réforme qui "met en péril" le système juridique d'Israël.

Manifestations hebdomadaires

Le 7, plusieurs milliers d'Israéliens manifestent à Tel-Aviv contre cette réforme.

Le 12, la présidente de la Cour suprême, Esther Hayut, qualifie le projet d'"attaque débridée" contre la justice.

Le 14, plusieurs dizaines de milliers de personnes se rassemblent à Tel-Aviv pour protester contre la politique de la coalition au pouvoir.

L'ancien Premier ministre Yaïr Lapid se joint le 22 aux quelque 100 000 manifestants (selon les estimations des médias) réunis dans le centre-ville.

Devenues hebdomadaires, les manifestations s'étendent à plusieurs autres grandes villes, comme Jérusalem ou Haïfa (nord).

Dispositions votées au Parlement

Le 21 février, le Parlement approuve en première lecture deux premières dispositions phares de la réforme.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk, exhorte Israël à "suspendre les modifications législatives proposées".

Police et manifestants s'affrontent le 1er mars à Tel-Aviv.

Le président israélien Isaac Herzog appelle le 9 mars à stopper le processus législatif sur le projet de réforme, le qualifiant de "menace sur les fondements de la démocratie".

Le 11 mars, les manifestations rassemblent selon les médias plus de 100 000 personnes à Tel-Aviv et battent des records à Haïfa et Beersheva (sud), avec respectivement 50 000 et 10 000 personnes.

Le 14 mars, le Parlement adopte en première lecture la clause dérogatoire, disposition la plus contestée du projet.

Appels internationaux au compromis

Isaac Herzog, qui met en garde contre un risque de "guerre civile", présente le 15 mars une ébauche de compromis, mais le gouvernement y oppose une fin de non-recevoir.

Le 16, le chancelier allemand Olaf Scholz dit suivre "avec une grande inquiétude" les débats.

Le 17, le secrétaire d'État américain Antony Blinken estime que parvenir à "un consensus est la meilleure voie à suivre". Deux jours plus tard, le président Joe Biden appelle son homologue israélien à un "compromis".

Le 23, Benyamin Netanyahou s'engage à "mettre fin à la division au sein du peuple", tout en se disant déterminé à faire avancer la réforme.

La justice juge "illégale" son intervention, compte tenu de ses procès en cours.

Ministre limogé

Le 25 mars, le ministre israélien de la Défense, Yoav Galant, appelle à une pause d'un mois dans le processus législatif. Il est limogé le lendemain.

Des milliers de manifestants descendent dans les rues à Tel-Aviv et la nuit est marquée par des heurts avec la police.

Les États-Unis, "profondément préoccupés" par la situation, appellent à nouveau au "compromis".

Isaac Herzog appelle le 27 le gouvernement à "stopper immédiatement" le travail législatif sur le projet.

La plus grosse centrale syndicale israélienne annonce en matinée "une grève générale" immédiate.

Netanyahou contraint à une "pause"

En soirée, Benjamin Netanyahou annonce une "pause" dans le processus d'adoption de la réforme, reporté néanmoins à la prochaine session parlementaire.

La grève générale prend fin dans la foulée de l'annonce.