Le monde de la «tech» réuni à Barcelone pour défier la morosité du secteur

Le président chinois de Xiaomi Corp Lu Weibing tient le nouveau Xiaomi 13 Pro lors d'une conférence de presse au Mobile World Congress (Photo, AFP).
Le président chinois de Xiaomi Corp Lu Weibing tient le nouveau Xiaomi 13 Pro lors d'une conférence de presse au Mobile World Congress (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 27 février 2023

Le monde de la «tech» réuni à Barcelone pour défier la morosité du secteur

  • Finis les taux de croissance à deux chiffres dans la téléphonie mobile
  • En 2022, les ventes mondiales de smartphones ont chuté de 11,3% à 1,21 milliard d'unités, soit le nombre «le plus faible depuis 2013»

MADRID: Après trois ans de restrictions liées à la Covid-19, les professionnels des télécoms se retrouvent lundi à Barcelone pour un Salon mondial du mobile (MWC) grand format, à l'heure où les difficultés s'accumulent dans le secteur de la "tech".

Finis les taux de croissance à deux chiffres dans la téléphonie mobile: en 2022, les ventes mondiales de smartphones ont chuté de 11,3% à 1,21 milliard d'unités, soit le nombre "le plus faible depuis 2013", selon l'agence spécialisée IDC.

Et les perspectives restent moroses pour une grande partie des produits "high tech". D'après le cabinet d'études américain Gartner, les ventes de téléphones mobiles, de tablettes et d'ordinateurs devraient à nouveau reculer de 4% cette année.

"Le secteur traverse un moment compliqué", reconnaît Thomas Husson, analyste chez Forrester. Un climat de nature selon lui à "peser" sur le salon du mobile, grand-messe annuelle des nouvelles technologies, prévu jusqu'à jeudi dans la capitale catalane.

À l'origine de ces difficultés: le climat d'incertitude né de la guerre en Ukraine, qui a dopé l'inflation et rogné le pouvoir d'achat des ménages, mais aussi des facteurs plus structurels, auxquels se heurtent les fabricants.

"Dans certaines régions comme l'Europe de l'Ouest, le taux d'équipement individuel est de l'ordre de 90%: on est donc sur des marchés matures. Et le taux de renouvellement s'allonge, car les gens gardent leur téléphone plus longtemps", souligne Thomas Husson.

80.000 visiteurs 

Face à ces difficultés, aggravées par les vagues de suppressions d'emplois géantes annoncées par les géants de la "tech", comme Alphabet, Microsoft et Ericsson, le Salon entend pourtant afficher son optimisme.

Lors des échanges, "l'accent sera mis sur la nécessité de traverser" au mieux "cette période difficile", en se projetant sur "l'inévitable retour de la croissance" et les progrès liés à "l'innovation", prédit Ben Wood, du cabinet CCS Insight.

Selon l'Association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA), qui organise l'événement, 80.000 professionnels et 2.000 entreprises participeront au MWC, dont les huit pavillons seront occupés pour la première fois depuis la pandémie.

Cette fréquentation reste éloignée du record de 2019, où près de 110.000 personnes avaient fait le déplacement, mais est supérieure d'un tiers aux 60.000 visiteurs de l'édition 2022, affectée par la persistance des restrictions liées à la Covid-19.

"Nous sommes sur la voie" du retour à la normale, a ainsi assuré le directeur exécutif de GSMA, John Hoffman, lors d'une conférence de presse. Une dynamique liée au retour en force des groupes chinois après la réouverture des frontières annoncée fin décembre par Pékin.

Huawei en force 

Parmi les entreprises attendues figurent des géants de la téléphonie (Samsung, Xiaomi, Ericsson, Orange, Deustche Telekom...) mais aussi des poids lourds de la "tech" et l'industrie, comme Qualcomm, Airbus et Microsoft, le MWC ayant ces dernières années élargi son audience.

Le plus gros exposant sera cette année le groupe Huawei, figure de proue des télécoms chinois, qui disposera d'une surface de 11.000 m² - un record dans l'histoire du salon, selon le GSMA, organisme regroupant près de 750 fabricants et opérateurs des télécoms.

L'occasion pour le géant des équipements made in China d'afficher sa "résilience face aux sanctions américaines", qui ont fortement fragilisé sa branche téléphonie sans étouffer pour autant sa "capacité d'innovation" dans les services aux entreprises, souligne Thomas Husson.

Les thèmes mis à l'honneur lors de cette 17e édition se veulent quant à eux résolument tournés vers l'avenir, entre "intelligence artificielle", "cloud du futur" et discussions sur la "6G".

Avant même de se projeter dans la 6G, les opérateurs auront à cœur de mettre sur la table la question du retour sur investissement pour la 5G, dans laquelle des sommes pharaoniques ont été injectées.

Les opérateurs défendent de longue date la mise à contribution des géants de l'internet, comme Netflix ou Amazon, gros consommateurs de bande passante. Mais ces derniers s'y opposent fortement.

Ces derniers mois, les opérateurs ont engrangé du "soutien politique", notamment du côté de la Commission européenne, souligne Dario Talmesio, analyste chez Omdia, qui s'attend à les voir redoubler d'efforts pour obtenir gain de cause.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


Plan d'économies à La Provence (CMA Média), avec de possibles départs

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
  • Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies
  • Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels)

MARSEILLE: CMA Média prévoit un plan d'économies au quotidien La Provence, pouvant comporter de 20 à 30 départs y compris à la rédaction, a-t-on appris mardi de sources concordantes au sein du journal marseillais, le groupe cherchant déjà à vendre les antennes locales de BFMTV.

Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies, avec notamment un plan de départs volontaires au sein de RMC BFM. L'annonce d'une mise en vente des neuf chaînes locales de BFM avait provoqué une grève largement suivie.

Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels), existant depuis 2023, confirmant une information du média d'investigation La Lettre.

Cherchant à "réaliser entre 1,5 et deux millions d'économies", la direction explore plusieurs pistes. "On va tout repeigner, contrats de prestations, coûts de papier, déplacements...", dit-il.

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable.

"Tout ça se fait dans le cadre de notre stratégie de retour à l'information de proximité, mais dans une contrainte économique forte", poursuit M. Pelé. Car malgré un "redressement de la diffusion, notamment avec les municipales" en mars, le groupe a connu "un décrochage publicitaire."

Le syndicat SNJ La Provence évoque également "de nouveaux départs" dans le cadre de la GEPP. "Si tout reste à définir, entre 20 et 30 personnes pourraient être cette fois-ci ciblées" dont du personnel de la rédaction, selon un communiqué du SNJ consulté par l'AFP.

"La cartographie n'est pas faite, ça ne se fera pas avant la rentrée. Donc pour l'instant, c'est un peu prématuré", indique sous couvert d'anonymat un membre du CSE, rappelant que l'entreprise compte près de 300 salariés, pour moitié des journalistes.

D'après le SNJ, "l'enchaînement des GEPP, qui sont à l'origine des outils pour transformer les entreprises, ne saurait être à lui seul une stratégie". Dénonçant "un plan social déguisé", le syndicat souligne "qu'une personne partie grâce à cet outil ne peut pas être remplacée."

Via CMA Media, CMA CGM détient la chaîne télé d'information continue BFMTV, la radio RMC, les chaînes télé RMC Découverte, RMC Story et RMC Life, les journaux La Tribune/La Tribune Dimanche, La Provence et Corse Matin, ainsi que le média vidéo en ligne Brut.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.