Algérie: Tebboune accorde la nationalité à l'archevêque français d'Alger

L'archevêque d'Alger, le Français Jean-Paul Vesco. (Photo, AFP)
L'archevêque d'Alger, le Français Jean-Paul Vesco. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 28 février 2023

Algérie: Tebboune accorde la nationalité à l'archevêque français d'Alger

  • Par décret présidentiel, «a acquis la nationalité algérienne (...) Vesco Jean Paul né le 10 mars 1962 à Lyon (France)», annonce un communiqué de la présidence algérienne diffusé par la presse
  • L'annonce de l'octroi de la nationalité algérienne à Mgr Vesco survient dans un contexte de tension entre la France et l'Algérie

ALGER: Le président Abdelmadjid Tebboune a accordé lundi la nationalité algérienne à l'archevêque d'Alger, le Français Jean-Paul Vesco, nommé à ce poste en décembre 2021.

Par décret présidentiel, "est naturalisé algérien (...) Vesco Jean Paul né le 10 mars 1962 à Lyon (France)", annonce un  communiqué de la présidence algérienne diffusé par la presse.

Mgr Vesco a exprimé sa "grande joie" et sa "gratitude" après la "décision" du président Tebboune de lui octroyer la nationalité algérienne.

"C'est un signe fort pour notre Eglise qui se vit pleinement citoyenne", a-t-il écrit sur facebook.

Mgr Vesco a été ordonné prêtre pour l'ordre des dominicains en juin 2001. En septembre 2002, il est nommé au diocèse d'Oran (ouest algérien) avant de devenir en 2005 vicaire général d'Oran jusqu'en 2010, date à laquelle il quitte l'Algérie pour retourner en France.

En décembre 2012, il revient de nouveau en Algérie en tant qu'évêque d'Oran avant d'être nommé archevêque d'Alger en décembre 2021 par le pape François.

L'annonce de l'octroi de la nationalité algérienne à Mgr Vesco survient dans un contexte de tension entre la France et l'Algérie.

Alger a rappelé début février son ambassadeur à Paris pour consultations après avoir accusé des personnels diplomatiques et sécuritaires français d'avoir "exfiltré illégalement" une militante franco-algérienne de Tunisie vers la France.

Après un grave coup de froid à l'automne 2021, Paris et Alger avaient pourtant scellé un réchauffement de leurs relations à l'occasion d'un déplacement du président français Emmanuel Macron à Alger en août dernier.


Dans l'attente de la prochaine action du Hezbollah, les tensions montent au Sud-Liban

Des combattants du Hezbollah se tiennent près d'une moto à quatre roues positionnée sur le site où des affrontements ont éclaté entre le Hezbollah et des combattants liés à Al-Qaïda à Wadi al-Kheil ou dans la vallée d'al-Kheil à la frontière libano-syrienne, le 29 juillet 2017. (Photo, AP)
Des combattants du Hezbollah se tiennent près d'une moto à quatre roues positionnée sur le site où des affrontements ont éclaté entre le Hezbollah et des combattants liés à Al-Qaïda à Wadi al-Kheil ou dans la vallée d'al-Kheil à la frontière libano-syrienne, le 29 juillet 2017. (Photo, AP)
Short Url
  • Slim a déclaré: «La loi ne permet pas de prolonger le mandat du commandant de l'armée après qu'il a atteint l'âge de la retraite»
  • La FINUL déclare que la priorité reste d'empêcher l'escalade, de protéger la vie des civils et d'assurer la sécurité de la force de maintien de la paix

BEYROUTH: La prochaine action du Hezbollah au Sud-Liban est restée une préoccupation majeure vendredi, alors que l'armée israélienne reprenait ses opérations militaires à Gaza.

L'agence de presse nationale libanaise a déclaré que deux personnes avaient été tuées dans la ville de Hula après que leur maison a été prise pour cible par Israël, identifiant les victimes comme Nasifa Mazraani et son fils Mohammed.

Le chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, devrait quitter ses fonctions dans 40 jours, alors que l'on craint une nouvelle escalade à la frontière méridionale avec Israël.

Le Conseil des ministres libanais intérimaire craint de ne pas être en mesure de trouver une solution au vide qui s'annonce au niveau du commandement militaire.

Le ministre de la Défense, Maurice Slim, a explicitement rejeté la prolongation du mandat de Joseph Aoun comme une exception à la règle, après sa rencontre avec le patriarche Bechara al-Rahi, vendredi.

Le patriarcat maronite et diverses factions politiques soutiennent la prolongation du mandat d’Aoun en tant que mesure temporaire jusqu'à l'élection d'un nouveau président.

Slim est affilié au Mouvement patriotique libre, qui rejette la prolongation du mandat d’Aoun.

Slim a déclaré: «La loi ne permet pas de prolonger le mandat du commandant de l'armée après qu'il a atteint l'âge de la retraite.»

«Les cas exceptionnels prévus par la loi ne s'appliquent pas à la situation actuelle et il est impossible de les ignorer quelles que soient les raisons», a-t-il précisé.

Al-Rahi a réagi en signalant que «la région est en feu et nous n'avons pas de président», selon des propos cités par le patriarcat.

Les habitants des zones frontalières, qui sont rentrés chez eux la semaine dernière après l'entrée en vigueur de la trêve, craignent que la situation ne se détériore au Sud-Liban.

De nombreuses personnes ont fui vers des zones plus sûres ce vendredi.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, environ 55 000 personnes ont été déplacées du Sud-Liban en raison des tensions qui y règnent.

Environ 52% des personnes déplacées sont des femmes.

Phosphore

Selon les statistiques locales, les hostilités sur le front sud ont entraîné la fermeture d'environ 52 écoles privées et publiques dans les villages frontaliers, où 6 000 élèves reçoivent leur éducation.

En outre, l'utilisation par Israël de bombes au phosphore a brûlé environ 460 hectares de forêts et plus de 20 000 oliviers.

Les forces israéliennes ont annoncé vendredi après-midi que leur système de défense avait intercepté un «objet volant suspect qui avait franchi la frontière en provenance du Liban».

Selon les rapports de sécurité, les avions de reconnaissance israéliens ont continué à voler dans le ciel du sud, en particulier au-dessus des villages et des villes proches de la frontière.

L'armée israélienne a mené une opération de ratissage avec des mitrailleuses moyennes autour du site israélien d'Al-Raheb, en face de la ville libanaise d'Aïta ach-Chab.

Andrea Tenenti, porte-parole de la FINUL, la force de maintien de la paix des Nations unies au Liban, a déclaré que les piliers de la résolution 1701 des Nations unies, adoptée il y a 17 ans pour résoudre la guerre de 2006 entre Israël et le Hamas, restaient valables.

Tenenti s'est exprimé alors que le personnel de la FINUL poursuivait ses tâches habituelles.

Il a souligné que la prévention de l'escalade, la protection de la vie des civils et la sécurité de la force de maintien de la paix restaient des priorités.

Tenenti a insisté sur le fait que la FINUL, dirigée par le général de division Aroldo Lazaro, s'employait activement à réduire les tensions et à prévenir le risque d'un conflit plus large par des pourparlers avec Israël et le Liban.

Les réunions rassemblent des officiers des parties libanaise et israélienne sous la supervision des Nations Unies, représentées par la FINUL.

Le 8 octobre, le Hezbollah a ouvert un second front dans le sud du Liban pour soutenir la résistance dans la bande de Gaza.

Cette action constitue une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui interdit la présence de toute entité armée dans la région, à l'exception de l'armée libanaise et de la FINUL.

Le député Pierre Bou Assi, des Forces libanaises, a déclaré que la résolution 1701 a été publiée après que toutes les parties, y compris le Hezbollah, l'ont approuvée.

Il a indiqué que sa mise en œuvre devrait être naturelle et intuitive et qu'il est nécessaire d'y adhérer afin de prévenir la guerre au Liban.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Après la reprise des combats à Gaza, les Palestiniens entre danger de mort et déplacements massifs

Une vue aérienne montre l’ampleur de destruction de plusieurs quartiers de Gaza, causée par les frappes aériennes israéliennes (Photo fournie).
Une vue aérienne montre l’ampleur de destruction de plusieurs quartiers de Gaza, causée par les frappes aériennes israéliennes (Photo fournie).
Short Url
  • Près des trois quarts des 2,2 millions d'habitants de l'enclave ont été déplacés de force depuis le 7 octobre
  • La surpopulation des camps et des abris pour les personnes déplacées pourrait entraîner la propagation de maladies et un manque d'aide

LONDRES: La pause humanitaire d'une semaine à Gaza a apporté un peu de répit aux Palestiniens de l'enclave assiégée. Mais la situation reste extrêmement sombre et, après la reprise des combats vendredi, elle est potentiellement catastrophique.

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a déclaré jeudi à Israël qu'il devait tenir compte de la sécurité des civils palestiniens avant de reprendre toute opération militaire à Gaza, où la trêve temporaire a permis l'échange de captifs détenus par le Hamas contre des Palestiniens emprisonnés en Israël.

Toutefois, les responsables israéliens ayant promis de poursuivre une guerre totale contre le Hamas, probablement à la fois à Gaza et en Cisjordanie, l'espoir d'une reprise a été réduit à néant par la menace imminente de nouvelles violences en l'absence d'un cessez-le-feu permanent.

1
Des véhicules militaires manœuvrent à côté d'une clôture, vue du côté israélien de la frontière avec Gaza. (Photo, Reuters/Archives)

Depuis le 7 octobre, date à laquelle Israël a lancé une offensive militaire en représailles à une attaque meurtrière du Hamas, Gaza a subi des destructions, des déplacements et des souffrances d'une ampleur sans précédent.

Les frappes aériennes israéliennes incessantes ont réduit des bâtiments entiers en ruines, rasant plus de 46 000 maisons et en endommageant au moins 234 000 autres, selon les chiffres de l'ONU.

L'assaut a forcé près des trois quarts des 2,2 millions d'habitants de Gaza à quitter leurs maisons, notamment la grande majorité des résidents du nord.

Près de 15 000 Palestiniens ont été tués dans l'enclave, dont 40% d'enfants. On estime que 6 500 autres sont portés disparus ou coincés sous les bâtiments détruits.

«Le nord de Gaza est une zone sinistrée où les gens ont l'impression que survivre est un miracle», a déclaré à Arab News, Ahmed Bayram, conseiller média pour le Moyen-Orient au Conseil norvégien pour les réfugiés.

«Le niveau de destruction et de pertes personnelles dépasse tout ce que nous avons vu à Gaza. Plus de personnes ont été tuées au cours des deux premières semaines de ce cycle d'hostilités que lors du dernier conflit de grande ampleur en 2014», a-t-il indiqué.


Frappes de l'aviation israélienne près de Damas

Un avion de combat F-35 vole lors d'une cérémonie de remise des diplômes aux pilotes de l'armée de l'air israélienne à la base aérienne de Hatzerim, dans le sud d'Israël, le 29 juin 2023 (Photo, Reuters).
Un avion de combat F-35 vole lors d'une cérémonie de remise des diplômes aux pilotes de l'armée de l'air israélienne à la base aérienne de Hatzerim, dans le sud d'Israël, le 29 juin 2023 (Photo, Reuters).
Short Url
  • «A environ 01h35 (10h35 GMT vendredi), l'ennemi israélien a mené un assaut aérien depuis le Golan syrien occupé en ciblant différents lieux près de la capitale Damas», a indiqué le ministère syrien de la Défense
  • Rami Abdel Rahman, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), a indiqué que l'aviation israélienne avait frappé des «cibles du Hezbollah»

DAMAS: L'armée israélienne a mené des frappes nocturnes tôt samedi près de la capitale syrienne Damas, a annoncé le ministère syrien de la Défense sans faire de victimes dans l'immédiat.

"A environ 01h35 (10h35 GMT vendredi), l'ennemi israélien a mené un assaut aérien depuis le Golan syrien occupé en ciblant différents lieux près de la capitale Damas", a indiqué le ministère syrien de la Défense dans un communiqué, sans faire état de victimes.

Un correspondant de l'AFP dans les environs de Damas a dit avoir entendu le son de bombardements. Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas commenté ces informations.

Rami Abdel Rahman, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ONG qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, a indiqué à l'AFP que l'aviation israélienne avait frappé des "cibles du Hezbollah" dans le quartier de Sayyida Zeinab, situé dans le sud de Damas.

Des ambulances ont d'ailleurs été dépêchées sur les lieux après ces frappes, a-t-il ajouté.

Israël a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie voisine depuis le début en 2011 de la guerre civile dans ce pays, ciblant des positions de l'armée syrienne et des groupes affiliés à l'Iran, tel que le Hezbollah libanais.

Ces frappes se sont multipliées depuis le début le 7 octobre de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien dans la bande de Gaza, déclenchée par une attaque sanglante du mouvement islamiste sur le sol israélien.

L'aéroport de Damas a de nouveau été la cible de frappes aériennes israéliennes qui l'ont mis hors d'usage dimanche dernier. Des raids sur les aéroports de Damas et Alep (nord) les 12 et 22 octobre avaient aussi mis ces deux infrastructures hors d'usage.