La Tunisie prend des mesures en faveur des étudiants et migrants subsahariens

La Tunisie souhaite aussi «faciliter les opérations de retour volontaire dans un cadre organisé et en coordination avec leurs missions diplomatique» (Photo, AFP).
La Tunisie souhaite aussi «faciliter les opérations de retour volontaire dans un cadre organisé et en coordination avec leurs missions diplomatique» (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 06 mars 2023

La Tunisie prend des mesures en faveur des étudiants et migrants subsahariens

  • Les autorités ont décidé de «prolonger les attestations de résidence de trois à six mois»
  • Quelque 21000 Subsahariens sont recensés officiellement en Tunisie, pour la plupart en situation irrégulière

TUNIS: La Tunisie a annoncé dimanche des mesures en faveur des étudiants et migrants originaires d'Afrique subsaharienne après des agressions et des manifestations d'hostilité à leur encontre suscitées par un discours virulent du président Kais Saied dénonçant l'immigration clandestine.

La présidence de la République, le gouvernement et le ministère des Affaires étrangères ont annoncé des "mesures pour améliorer la situation des étrangers en Tunisie et faciliter les procédures" de régularisation de leur situation.

Ils ont en premier lieu décidé "de délivrer des cartes de séjour d'un an aux étudiants ressortissants de pays frères africains pour faciliter leur séjour et leur permettre de renouveler périodiquement leurs documents".

En outre, les autorités ont décidé de "prolonger les attestations de résidence de trois à six mois", pour des personnes venant de nombreux pays subsahariens comme la Côte d'Ivoire qui bénéficient d'une exemption de visa de trois mois à l'entrée en Tunisie.

La Tunisie souhaite aussi "faciliter les opérations de retour volontaire dans un cadre organisé et en coordination avec leurs missions diplomatique". Ces candidats au retour volontaire seront "exemptés" des pénalités s'élevant à 80 dinars par mois (25 euros), dépassant pour certains les 1.000 euros.

Les autorités ont promis aussi de renforcer l'accompagnement et l'assistance sanitaire et sociale aux migrants par l'intermédiaire du Croissant-Rouge, tout en cherchant à "lutter contre toutes les formes de traite humaine et l'exploitation des migrants irréguliers" à travers une intensification des contrôles.

Un numéro vert pour les "résidents des pays frères africains" a été créé pour "signaler toute violation à leur encontre".

Après cinquante Guinéens mercredi, environ 300 Ivoiriens et Maliens ont été rapatriés samedi pour échapper à ce que plusieurs témoins ont décrit comme "un déferlement de haine" depuis des déclarations du président tunisien.

Le 21 février, M. Saied a affirmé que la présence de "hordes" d'immigrés clandestins provenant d'Afrique subsaharienne était source de "violence et de crimes" et relevait d'une "entreprise criminelle" visant à "changer la composition démographique" du pays.

Après ce discours, condamné par des ONG comme "raciste et haineux", des ressortissants d'Afrique subsaharienne ont fait état d'une recrudescence d'agressions les visant et se sont précipités par dizaines à leurs ambassades pour être rapatriés.

Quelque 21.000 Subsahariens sont recensés officiellement en Tunisie, pour la plupart en situation irrégulière.

Des dizaines ont été arrêtés lors de contrôles policiers au faciès. De nombreuses agressions physiques ont été recensées et des migrants ont témoigné auprès d'ONG avoir été pourchassés et détroussés par de véritables "milices".


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.