Le Haut-Commissaire des droits humains de l'ONU appelle à une enquête «sérieuse» sur l'explosion au Liban

Vue générale montrant les dégâts sur le site de l'explosion, dans la zone du port de Beyrouth, le 5 août 2020. (Photo, Reuters)
Vue générale montrant les dégâts sur le site de l'explosion, dans la zone du port de Beyrouth, le 5 août 2020. (Photo, Reuters)
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Publié le Mercredi 08 mars 2023

Le Haut-Commissaire des droits humains de l'ONU appelle à une enquête «sérieuse» sur l'explosion au Liban

  • L'envoyé australien a lu une déclaration au nom de 38 pays, appelant à une «enquête rapide, indépendante, crédible et transparente»
  • L'ambassadeur des États-Unis auprès du CDH a déclaré que l'absence de progrès à ce jour soulignait la nécessité d'une réforme judiciaire

GENÈVE: Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a appelé mardi à une «enquête sérieuse» sur l'explosion dévastatrice au port de Beyrouth en 2020 – un appel qui a été appuyé par des dizaines d'autres pays.

Les familles des victimes, les groupes de défense des droits et même certains partis politiques au Liban ont fustigé l'obstruction politique de l'enquête locale sur l'explosion qui a tué quelque 220 personnes. Le juge d'instruction a tenté de reprendre son enquête après une suspension de treize mois en raison d'ingérences de haut niveau, mais le procureur général près la Cour de cassation a demandé aux préposés de ne pas donner suite à ses décisions.

«Une enquête sérieuse sur l'explosion d'août 2020 est nécessaire de toute urgence, sans ingérence politique ni délai supplémentaire», a déclaré Volker Turk dans son discours au niveau mondial devant le Conseil des droits humains (CDH) des Nations unies à Genève.

Peu de temps après, l'envoyé australien a lu une déclaration au nom de 38 pays, dont de nombreux États européens, le Canada, la Grande-Bretagne et Israël, appelant à une «enquête rapide, indépendante, crédible et transparente».

Il a déclaré que l'enquête à ce jour avait été «entravée par une obstruction systématique, des ingérences, des actes d’intimidation et une impasse politique».

«De l'Australie au Costa Rica en passant par le Japon, les gouvernements du monde entier se sont levés aujourd'hui pour défendre les droits des victimes de l'explosion au port de Beyrouth, mais il reste encore du travail à faire», a déclaré Lama Fakih, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch (HRW).

«Le temps presse pour une enquête efficace. Les États membres devraient soutenir une résolution du Conseil des droits humains pour constituer une mission d'enquête dès que possible», a ajouté Lama Fakih.

HRW a également souligné le fait que de nouvelles mesures devaient être prises, appelant le Conseil des droits humains des Nations unies à «adopter une résolution qui établit et envoie, sans plus attendre, une mission d'enquête indépendante et impartiale sur l'explosion à Beyrouth».

Par ailleurs, l'ambassadrice américaine auprès du conseil, Michele Taylor, a déclaré qu'une enquête transparente et en temps opportun était nécessaire, et a déclaré que l'absence de progrès à ce jour soulignait la nécessité d'une réforme judiciaire.

Paul Naggear, père d'Alexandra Naggear, une petite fille décédée dans l'explosion, a confié à Reuters qu'il était satisfait du large soutien apporté à cette déclaration.

«La chose la plus importante est une reconnaissance générale du fait que les autorités libanaises bloquent systématiquement la justice. Ce n'est pas seulement nous qui disons cela maintenant – c'est international», a-t-il affirmé.

«Cela devrait montrer au peuple libanais que lorsque nous unissons nos efforts et travaillons ensemble, nous pouvons vaincre le régime.»
(Avec Reuters)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.