Le Conseil de sécurité de l'ONU renouvelle pour un an les sanctions contre le Soudan

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté mercredi le renouvellement pour un an du régime de sanctions qui frappe le Soudan depuis 2005 (Photo, AFP).
Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté mercredi le renouvellement pour un an du régime de sanctions qui frappe le Soudan depuis 2005 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 09 mars 2023

Le Conseil de sécurité de l'ONU renouvelle pour un an les sanctions contre le Soudan

  • Le Soudan est sous le coup d'une série de sanctions et d'un embargo sur les armes, imposés en 2005 par l'ONU pendant le conflit du Darfour
  • L'économie de ce grand pays d'Afrique de l'Est, l'un des plus pauvres du monde, a été rendue exsangue par des années de sanctions économiques

NATIONS UNIES: Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté mercredi le renouvellement pour un an du régime de sanctions qui frappe le Soudan depuis 2005 et le conflit du Darfour, mais la Russie et la Chine se sont abstenues.

Par 13 voix pour et deux abstentions, le Conseil "a décidé de prolonger jusqu'au 12 mars 2024 le mandat du panel d'experts nommé à l'origine, conformément à la résolution 1591 de 2005 et précédemment prolongé" par nombre de textes successifs votés contre le Soudan depuis 18 ans, selon la nouvelle résolution 2676.

Ces panels d'experts sont chargés par le Conseil de sécurité de l'ONU de contrôler l'application des embargos sur les armes et des sanctions économiques imposés dans nombre de pays en situation de crise ou de conflit.

La Russie s'est abstenue lors du vote mercredi et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui était à Khartoum début février, avait affirmé soutenir l'appel du Soudan à lever ces sanctions onusiennes. Il y avait aussi défendu les opérations du groupe paramilitaire Wagner en Afrique face à la menace "terroriste".

Son ambassadeur adjoint aux Nations unies, Dmitri Polianski, a accusé "les Etats-Unis d'avoir décidé de forcer le vote sur le texte" et a jugé "inacceptable que les sanctions du Conseil de sécurité soient utilisées comme des mesures punitives".

De même, le représentant de la Chine, Geng Shuang, s'est abstenu car ces "sanctions sont dépassées et devraient être levées à la lumière de l'amélioration des conditions sur le terrain", au Darfour.

Le Soudan est sous le coup d'une série de sanctions et d'un embargo sur les armes, imposés en 2005 par l'ONU pendant le conflit du Darfour, dans l'ouest.

L'économie de ce grand pays d'Afrique de l'Est, l'un des plus pauvres du monde, a été rendue exsangue par des années de sanctions économiques américaines sous Omar el-Béchir.

La transition démocratique post-Béchir a offert un espoir: en 2020, Washington a retiré le Soudan de sa liste des pays soutenant le terrorisme et l'aide internationale est revenue --deux milliards de dollars annuels.

Mais le coup d'Etat mené le 25 octobre 2021 par le chef de l'armée, le général Abdel Fattah el-Burhane, a interrompu cette transition et l'octroi de cette aide, qui ne reprendra que si les civils retrouvent le pouvoir, préviennent les bailleurs.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Short Url
  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Short Url
  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Short Url
  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.