Bousculade meurtrière dans un stade en Indonésie: prison pour deux responsables du match

Abdul Haris et Suko Sutrisno, présents au tribunal et vêtus de chemises blanches, disposent de sept jours pour faire appel de leur condamnation. (Photo, AFP)
Abdul Haris et Suko Sutrisno, présents au tribunal et vêtus de chemises blanches, disposent de sept jours pour faire appel de leur condamnation. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 09 mars 2023

Bousculade meurtrière dans un stade en Indonésie: prison pour deux responsables du match

  • Abdul Haris, responsable du comité d'organisation du match, a été condamné à 18 mois de prison
  • Une bousculade géante provoquée par des tirs de gaz lacrymogène de la police a fait 135 morts parmi les supporters en octobre 2022 à l'issue d'un match de football à Malang, dans l'Est de l'île de Java

SURABAYA: Un tribunal indonésien a condamné jeudi deux responsables d'un match de football à des peines de prison pour négligence après l'une des pires catastrophes de l'histoire du sport.

Une bousculade géante provoquée par des tirs de gaz lacrymogène de la police a fait 135 morts parmi les supporters en octobre 2022 à l'issue d'un match de football à Malang, dans l'Est de l'île de Java.

Abdul Haris, responsable du comité d'organisation du match, a été condamné à 18 mois de prison.

"L'accusé n'a pas pris la mesure de la situation et sous-estimé la possibilité d'une situation d'urgence ou d'une catastrophe", a déclaré le président de la cour de Surabaya, Abu Achmad Sidqi Amsya, dans le premier jugement rendu en Indonésie sur cette tragédie.

Le tribunal a aussi condamné peu après le responsable de la sécurité du match, Suko Sutrisno, à un an de prison pour négligence.

Le parquet avait requis six ans et huit mois d'emprisonnement pour chacun des deux hommes.

"L'accusé n'a pas anticipé le chaos parce qu'il n'avait pas rencontré de situation d'urgence précédemment. L'accusé n'a pas bien compris sa fonction de responsable de la sécurité", a déclaré le juge.

Les deux hommes, présents au tribunal et vêtus de chemises blanches, disposent de sept jours pour faire appel de leur condamnation.

« Pas satisfaite du verdict » 

Trois policiers ont également été inculpés pour négligence après le drame et attendent leur jugement.

Un sixième suspect, ancien directeur de la compagnie qui gère l'organisation de la première ligue de football indonésien, fait encore l'objet d'une enquête.

Plusieurs familles de victimes se sont déclarées déçues par les sentences prononcées.

"Je ne suis pas satisfaite du verdict parce qu'il s'agit de nombreuses vies (perdues) pas seulement une ou deux", a déclaré, en pleurs, Cholifatul Noor, qui a perdu son fils de 15 ans dans la tragédie, sur la chaîne Metro TV.

Un avocat représentant une autre famille qui a perdu deux enfants dans la catastrophe a appelé le parquet à faire appel de ces peines jugées trop légères.

"S'ils ne le font pas, cela prouvera que la justice est inaccessible pour les familles", a indiqué Imam Hidayat.

Le 1er octobre 2022, après la fin d'un match dans le stade Kanjuruhan à Malang (Est de Java), une bousculade provoquée par des tirs de gaz lacrymogènes de la police avait fait 135 morts dont plus de 40 enfants.

Des centaines de spectateurs paniqués s'étaient précipités vers des portes de sortie étroites, déclenchant une bousculade meurtrière qui a étouffé ou écrasé de nombreuses victimes.

La police a décrit l'envahissement du terrain par les supporters le 1er octobre après le match entre les clubs rivaux Arema FC et Persebaya Surabaya, comme une émeute et a déploré la mort de deux policiers. Mais les survivants de la catastrophe ont dénoncé un usage disproportionné de la force par la police.

Reprise des compétitions

La police nationale a limogé les responsables de la police de la ville de Malang et de la province.

Le président Joko Widodo a ordonné une enquête et promis de démolir le stade Kanjuruhan pour le reconstruire aux normes de sécurité de la Fédération internationale de football (Fifa).

Mais la recommandation d'une enquête préliminaire d'une démission du chef de la fédération nationale de football ainsi que de son comité directeur n'a pas été suivie d'effet.

Les compétitions nationales de football avaient été suspendues après le drame. Elles ont repris début décembre, ce qui permettra d'évaluer la capacité du pays à accueillir en mai-juin la Coupe du monde des moins de 20 ans, avait alors estimé le ministre des Sports et de la Jeunesse, Zainudin Amali.

Le président de la Fifa Gianni Infantino a décrit la catastrophe comme "l'un des jours les plus sombres du football".


Trump dit mener les "derniers efforts" en vue d'un accord avec l'Iran

US President Donald Trump said on Tuesday that he was in the “final throes” of reaching a Middle East peace deal. (AFP file photo)
US President Donald Trump said on Tuesday that he was in the “final throes” of reaching a Middle East peace deal. (AFP file photo)
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  • Trump annonce un accord “très proche” avec l’Iran, attendu sous 2–3 jours après une baisse des tensions Israël-Iran
  • Trump annonce un accord “très proche” avec l’Iran, attendu sous 2–3 jours après une baisse des tensions Israël-Iran

TEHERAN: Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue de la conclusion d'un accord avec l'Iran, au lendemain de la cessation de frappes réciproques inédites depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord", a-t-il affirmé, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour que cet accord soit conclu.

Après 100 jours de guerre et l'entrée en vigueur le 8 avril d'un fragile cessez-le-feu, les explosions et alertes avaient de nouveau retenti à Téhéran ou Tel-Aviv dimanche et lundi. Les attaques ont fait 15 blessés en Iran, selon le chef de l'organisation nationale des urgences.

Donald Trump, qui cherche une sortie à ce conflit impopulaire aux Etats-Unis à l'approche des élections de mi-mandat, avait exhorté l'Iran et Israël à cesser "immédiatement" les hostilités.

Téhéran a d'abord annoncé l'arrêt de son opération militaire contre Israël, qui l'a ensuite imité. "A l'heure actuelle, les hostilités sur ce front ont cessé", a confirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Signe d'accalmie, le principal aéroport international de Téhéran a annoncé tôt mardi un "retour à la normale" de ses conditions d'exploitation, au lendemain de la réouverture de l'espace aérien du pays, partiellement fermé entre dimanche et lundi.

En moins de 24 heures, l'Iran a tiré une trentaine de missiles contre Israël selon un responsable militaire israélien, en réponse à une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, dans laquelle deux personnes sont mortes et 20 ont été blessées.

Lundi à la mi-journée, le commandement des forces armées iraniennes a annoncé "la cessation de l'opération", qualifiée de "sévère riposte" à Israël. Mais, a-t-il prévenu, "en cas de poursuite de l'agression et des hostilités, y compris dans le sud du Liban, des actions bien plus sévères et répressives qu'auparavant seront entreprises".

- 14 tués au Liban -

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et principal négociateur de Téhéran, avait affirmé que l'Iran avait "rompu l'équation qui consiste à conclure un cessez-le-feu sur le papier et à le violer systématiquement sur le terrain."

Sur le même ton, Benjamin Netanyahu a assuré qu'Israël riposterait "avec force" à toute nouvelle attaque iranienne.

Lui qui avait ordonné des frappes contre l'Iran malgré l'objection du président américain a aussi dit, "avec respect", qu'Israël exercerait son droit à se défendre "chaque fois que nécessaire".

Plus tôt, le ministre de la Défense Israël Katz a affirmé que son pays  "continuera(it) d'agir" contre le Hezbollah.

Téhéran exige un traitement simultané du conflit entre Israël et le Hezbollah, et celui plus large déclenché par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, tandis que Washington souhaite conclure le dossier libanais dans un second temps.

Les frappes israéliennes se sont poursuivies lundi dans le sud du Liban, contre une quinzaine de localités dont la ville de Tyr, faisant 14 tués et plus d'une vingtaine de blessés, selon le gouvernement et la Croix-Rouge.

Le Hezbollah a lui revendiqué de nouvelles attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban, mais pas sur le territoire israélien.

L'armée israélienne a de son côté affirmé que trois projectiles avaient été tirés "en direction de soldats israéliens en opération dans le sud du Liban", et qu'un projectile supplémentaire était "tombé à proximité des troupes" sans faire de blessé.

Le chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal, a lui rencontré mardi au Pakistan son homologue pakistanais, Asim Munir. Le Pakistan fait figure de principal médiateur dans les pourparlers visant à mettre fin durablement à la guerre.

Le Pakistan a "souligné l'engagement de son armée à renforcer sa collaboration en matière de défense avec les forces armées libanaises" et à prendre en compte "l'évolution du contexte sécuritaire régional", selon un communiqué militaire.

Alimentant les craintes d'une nouvelle extension du conflit, l'armée israélienne a annoncé tôt mardi avoir intercepté une "cible aérienne suspecte en provenance du Yémen", moins de 24 heures après que les rebelles houthis installés dans ce pays et alliés de l'Iran ont revendiqué une attaque contre Israël et décrété une interdiction de navigation israélienne en mer Rouge, autre voie maritime stratégique.

Dans ce contexte, les prix du pétrole, qui ont flambé ces dernières semaines en raison du blocage du détroit d'Ormuz, ont légèrement reculé mardi matin, le prix du baril de Brent de la Mer du Nord perdant 0,90% à 93,40 dollars, tandis que le West Texas Intermediate se repliait de 1,16% à 90,24 dollars.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.