Coupe du monde 2022: Une pétition remise à la Fifa signée par un million de personnes demande justice pour les travailleurs migrants

La lettre ainsi que des maillots de football personnalisés ont été remis à l’organisation avant sa conférence annuelle qui se tiendra au Rwanda le 16 mars. (Amnesty International)
La lettre ainsi que des maillots de football personnalisés ont été remis à l’organisation avant sa conférence annuelle qui se tiendra au Rwanda le 16 mars. (Amnesty International)
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Publié le Lundi 13 mars 2023

Coupe du monde 2022: Une pétition remise à la Fifa signée par un million de personnes demande justice pour les travailleurs migrants

  • Une lettre et des maillots de football personnalisés ont été remis à l’organisation avant sa conférence annuelle qui se tiendra au Rwanda le 16 mars
  • La pétition a été signée par un million de personnes provenant de 190 pays et a été recueillie par Avaaz et Amnesty International

LONDRES: Une lettre appuyée par une pétition signée par plus d’un million de personnes a été remise à la Fifa, l’instance dirigeante du football mondial, pour lui demander de dédommager les travailleurs migrants qui ont subi été victimes de violations des droits de l’homme lors des préparatifs de la Coupe du monde 2022 au Qatar.

La lettre ainsi que des maillots de football personnalisés ont été remis à l’organisation avant sa conférence annuelle qui se tiendra au Rwanda le 16 mars et au cours de laquelle elle devrait subir des pressions de la part de certains États membres pour remédier à ce qui a été décrit comme des «abus effroyables».

La pétition a été signée par un million de personnes provenant de 190 pays et a été recueillie par Avaaz, une organisation à but non lucratif, basée aux États-Unis, qui encourage l’activisme mondial, et par Amnesty International.

Steve Cockburn, directeur du programme Justice économique et sociale d’Amnesty International, a souligné que la prochaine réunion constituait une nouvelle occasion pour les responsables de la Fifa d’«établir un plan et un calendrier fermes pour dédommager directement et rapidement les travailleurs et leurs familles qui ont subi des violations choquantes des droits de l’homme afin d’organiser une Coupe du monde fondée sur leurs sacrifices».

«Ces travailleurs ont été maltraités pour rendre possible un championnat du monde qui a rapporté des milliards de dollars à la Fifa, mais qui a eu un coût humain, avec des familles endettées ou des proches décédés.»

«Si rien ne peut remplacer la perte d’un être cher, il ne fait aucun doute que la Fifa dispose des ressources nécessaires pour réparer ces injustices et apporter un soutien inestimable aux travailleurs et à leurs familles.»

Bieta Andemariam, directrice juridique d’Avaaz aux États-Unis, a déclaré que le public du monde entier était conscient des graves injustices subies par les travailleurs migrants et «s’est mobilisé pour exiger que la Fifa redistribue une partie des milliards de dollars gagnés grâce à la sueur, au sang et à la vie de centaines de milliers de victimes, et qu’elle leur donne simplement, ainsi qu’à leurs familles, ce qui leur est dû.»

Les maillots de football spécialement conçus pour l’occasion, ont été présentés au musée officiel de la Fifa à Zurich, en Suisse. Ils représentent les vêtements de travail bleus et les gilets jaunes fluorescents portés par de nombreux travailleurs migrants qui auraient été maltraités lors de la construction des stades et des infrastructures et lors de la fourniture d’autres services pour la Coupe du monde, selon les défenseurs des droits de l’homme.

«En présentant les maillots de football au musée de la Fifa à Zurich, nous exigeons que l’organisation reconnaisse le sacrifice des travailleurs migrants et que leurs demandes de dédommagement soient satisfaites», a expliqué M. Cockburn.

Avant le début de la Coupe du monde en novembre 2022, la Fifa s’est engagée à créer un fonds spécial, mais sans s’engager à l’utiliser pour apporter un soutien ou une indemnisation directe aux travailleurs. L’organisation n’a pas encore fourni d’autres détails sur le fonctionnement de ce fonds.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.