ChatGPT, phénomène de l'intelligence artificielle, gagne en intelligence «humaine»

Yusuf Mehdi, vice-président de Microsoft Corporate annonçant l'intégration de ChatGPT dans Bing chez Microsoft (Photo, AFP).
Yusuf Mehdi, vice-président de Microsoft Corporate annonçant l'intégration de ChatGPT dans Bing chez Microsoft (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 15 mars 2023

ChatGPT, phénomène de l'intelligence artificielle, gagne en intelligence «humaine»

  • Ces technologies ont aussi le potentiel d'être utilisées à des fins néfastes
  • Microsoft a annoncé dans la foulée avoir intégré GPT-4 à Bing, son moteur de recherche

SAN FRANCISCO: L'entreprise californienne OpenAI, à l'origine du phénomène ChatGPT, a lancé mardi GPT-4, une nouvelle version de la technologie d'intelligence artificielle générative qui opère le célèbre chatbot et constitue un pas de plus vers des programmes informatiques aussi "intelligents" que les humains.

Microsoft, qui a investi des milliards de dollars dans la start-up, a annoncé dans la foulée avoir intégré GPT-4 à Bing, son moteur de recherche déjà doté de fonctionnalités de ChatGPT depuis un mois.

"GPT-4 est un grand modèle multimédia, moins doué que les humains dans de nombreux scénarios de la vie réelle, mais aussi performant que les humains dans de nombreux contextes professionnels et académiques", a indiqué OpenAI dans un communiqué.

ChatGPT suscite beaucoup d'enthousiasme, mais aussi de polémiques, depuis qu'il est en accès libre et utilisé par des millions de personnes dans le monde pour écrire des dissertations, des lignes de code, des scénarios ou encore simplement pour tester ses capacités.

Avec GPT-4, le chatbot va devenir "plus créatif et collaboratif que jamais", promet l'entreprise.

Contrairement aux versions précédentes, le nouveau modèle est équipé de la vision: il comprend le texte, mais aussi les images, grâce à une autre start-up, Be My Eyes. Il ne génère en revanche que du texte.

Dans l'immédiat, seuls les utilisateurs de ChatGPT Plus, la version payante du chatbot, et le million d'internautes ayant accès au nouveau Bing vont pouvoir tester GPT-4 (sans le traitement d'images pour l'instant).

«Jamais-vu»

OpenAI s'est ainsi imposé comme le leader de l'intelligence artificielle (IA) générative avec ses programmes produisant des textes ou, comme DALL-E, des images.

Les capacités multimédia de GPT-4 constituent un pas dans la direction de l'intelligence artificielle dite "générale", que le patron de la start-up, Sam Altman, appelle de ses voeux.

Le concept désigne des systèmes d'IA dotés de compétences cognitives humaines, ou "plus intelligents que les humains en général", selon Sam Altman.

"Notre mission est d'assurer que l'IA générale bénéficie à toute l'humanité", a-t-il assuré sur le blog de l'entreprise le 24 février.

Pour l'instant, le modèle manque d'une capacité cruciale: la mémoire. Il a été formé sur des données qui s'arrêtent en septembre 2021 et "n'apprend pas en continu de ses expériences", détaille OpenAI.

Il a en revanche gagné du terrain académique: "il réussit l'examen pour devenir avocat avec un score aussi bon que les meilleurs 10%. La version précédente, GPT 3.5, était au niveau des 10% les moins bons", s'est félicitée l'entreprise.

"GPT-4 peut désormais postuler pour étudier à Stanford (une prestigieuse université américaine, ndlr). Sa capacité à raisonner, c'est du JAMAIS-VU!", a tweeté Jim Fan, un spécialiste de l'IA passé par Google et OpenAI, et désormais chez Nvidia. Il a admis avoir reçu de moins bons résultats à certains examens que le modèle.

"La puissance de l'algorithme va augmenter, mais ce n'est pas une deuxième révolution", a nuancé Robert Vesoul, PDG de l'entreprise française Illuin Technology. "On n'est pas passé de la Lune à Mars."

"Malgré ses capacités, GPT-4 a des limites similaires aux modèles précédents", a reconnu OpenAI. "Il n'est pas encore totalement fiable (il +hallucine+, invente des choses et fait des erreurs de logique)."

Course à l'IA 

L'engouement pour ChatGPT a lancé une course à l'IA générative.

En tête, Microsoft et Google ont intégré des outils de création automatisée sur leurs plateformes et logiciels en ligne, pour faciliter la production d'emails, de campagnes publicitaires et d'autres documents - non sans couacs et hallucinations des machines.

Morgan Stanley a annoncé mardi qu'elle allait utiliser GPT-4, qui permet "d'avoir toutes les connaissances de la personne la plus qualifiée en gestion de fortune - instantanément", a noté Jeff McMillan, un des dirigeants de la banque.

Le géant des tutoriels Khan Academy et l'application de paiement Stripe vont aussi intégrer des fonctionnalités de GPT-4.

Cette progression rapide de l'IA générative inquiète de nombreuses professions intellectuelles et créatives, qui s'imaginent déjà réduites au rôle de gestion des chatbots pour en tirer les meilleurs textes et images.

Ces technologies ont aussi le potentiel d'être utilisées à des fins néfastes.

L'entreprise a annoncé avoir engagé plus de 50 experts pour évaluer les nouveaux dangers qui pourraient émerger, pour la cybersécurité par exemple, en plus des risques déjà connus (génération de conseils dangereux, code informatique défectueux, fausses informations, etc.).

Leurs retours et analyses doivent permettre d'améliorer le modèle. "Nous avons notamment récolté des données supplémentaires pour nous assurer que GPT-4 refuse les requêtes d'utilisateurs sur la fabrication de produits chimiques dangereux", a déclaré OpenAI.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.