Hans Grundberg se rend en Iran pour renforcer le soutien aux efforts de paix

L'émissaire des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, s'entretient avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, et d'autres responsables iraniens à Téhéran (Photo fournie).
L'émissaire des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, s'entretient avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, et d'autres responsables iraniens à Téhéran (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 15 mars 2023

Hans Grundberg se rend en Iran pour renforcer le soutien aux efforts de paix

  • Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré qu’Amir-Abdollahian avait souligné le soutien de son pays à la trêve
  • «La décision de la milice houthie n'est pas entre ses mains, mais entre celles de l'Iran», a déclaré à Arab News Baligh al-Mekhlafi, conseiller en information à l'ambassade du Yémen au Caire

AL-MUKALLÂ, Yémen: L'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, s'est rendu en Iran afin d'obtenir un soutien en faveur de la campagne diplomatique visant à instaurer la paix au Yémen et à renouveler la trêve négociée par les Nations unies.

Le bureau de l'envoyé spécial a déclaré lundi sur Twitter que Grundberg avait rencontré le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, et d'autres responsables iraniens pour discuter du lancement de négociations de paix plus inclusives entre les groupes belligérants du Yémen afin de mettre fin à la guerre qui dure depuis huit ans dans le pays.

«Les discussions ont porté sur la nécessité d'un soutien régional pour le lancement d'un processus politique inclusif, dirigé par les Yéménites sous les auspices des Nations unies, afin de mettre fin au conflit de manière durable. Au cours des réunions, Grundberg a souligné que la fin du conflit yéménite est importante pour renforcer la sécurité régionale.»

Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré qu’Amir-Abdollahian avait souligné le soutien de son pays à la trêve, aux efforts déployés par les Nations unies pour instaurer la paix au Yémen et à la fin du «blocus inhumain» de ce pays.

Le ministère a déclaré sur son site Internet: «Amir-Abdollahian a déclaré que la République islamique d'Iran soutenait toutes les négociations qui permettraient d'établir la paix et la stabilité au Yémen.»

L'envoyé spécial pour le Yémen et son prédécesseur se sont souvent rendus en Iran lorsque les Houthis ne coopéraient pas avec les Nations unies dans leurs efforts afin de rétablir la paix.

Cette fois, la visite de Grundberg à Téhéran a coïncidé avec les premières indications selon lesquelles l'échange de prisonniers entre le gouvernement yéménite et les Houthis, négocié par l'ONU en Suisse, pourrait échouer. La milice a refusé d'envisager l'échange de tous les prisonniers et des personnes disparues de force, ou d'inclure au moins les quatre journalistes enlevés qui risquent d'être exécutés.

Depuis octobre, les Houthis refusent de renouveler la trêve ou d'alléger leur siège de Taïz, et insistent sur l'intensification des attaques de drones contre les installations pétrolières si le gouvernement yéménite ne paie pas les employés de la fonction publique dans les zones contrôlées par la milice et ne partage pas les revenus de la vente de pétrole.

Les représentants du gouvernement yéménite affirment que l'Iran est le seul pays à avoir une influence importante sur les Houthis et à pouvoir les persuader de cesser de saboter les tentatives de paix menées par Grundberg.

«La décision de la milice houthie n'est pas entre ses mains, mais entre celles de l'Iran», a déclaré à Arab News Baligh al-Mekhlafi, conseiller en information à l'ambassade du Yémen au Caire, ajoutant que «seul l'Iran a le pouvoir d'influencer la décision des Houthis».

Tout en saluant l'accord de paix conclu entre l'Iran et l'Arabie saoudite, le gouvernement yéménite a demandé à l'Iran de démontrer son engagement à mettre fin à la guerre en cessant de soutenir militairement les Houthis et en faisant pression sur la milice pour qu'elle se conforme à l'initiative de paix.

«Nous espérons que l'accord de paix ouvrira une nouvelle occasion de résoudre le processus de paix retardé au Yémen en convainquant le groupe Houthi de s'engager dans des négociations directes et inconditionnelles afin de mettre fin à cette guerre», a soutenu Al-Mekhlafi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une frappe vise la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien

Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
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  • Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits
  • Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues

BEYROUTH: Israël a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth, au lendemain de raids meurtriers sur la capitale et ses environs, alors que le bilan humain de la guerre avec le Hezbollah approche des 1.500 morts.

Un épais panache de fumée s'est élevé de la banlieue sud, sous contrôle du Hezbollah et vidée de la quasi-totalité de ses habitants depuis le 2 mars.

L'armée israélienne a affirmé avoir visé "des cibles terroristes du Hezbollah à Beyrouth".

Dans la banlieue sud, seuls quelques commerces restent ouverts, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits. Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues.

Une station-service de la compagnie al-Amana, accusée par Israël d'être contrôlée par le Hezbollah, est calcinée.

Des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au début de la guerre dans une frappe américano-israélienne en Iran et présenté comme le "martyr de la nation", ornent les principales artères.

Le long de la route menant à la banlieue sud, des habitants ont installé des tentes où ils dorment, allant inspecter leurs maisons entre deux avertissements israéliens.

Dimanche, Israël avait intensifié ses bombardements sur la banlieue sud et la capitale elle-même. Une frappe en face du principal hôpital public du Liban avait fait cinq morts, selon le ministère de la Santé.

"Force al-Qods" 

Une autre frappe sur un appartement dans une zone à l'est de la capitale, jusque-là épargnée par les violences, a tué trois personnes, dont un responsable local des Forces libanaises (FL), un parti chrétien opposé au Hezbollah, et sa femme.

Le chef des FL Samir Geagea a affirmé que "les Israéliens visaient un membre de la force al-Qods", chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens, qui semble avoir échappé à la frappe.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam avait déclaré que les Gardiens de la Révolution dirigeaient les opérations du Hezbollah dans sa guerre contre Israël.

L'armée israélienne a affirmé lundi qu'elle avait frappé une "cible terroriste" à l'est de Beyrouth et ajouté qu'elle examinait l'incident "après des informations sur des victimes parmi des civils libanais non impliqués dans les combats".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort d'Ali Khamenei.

Depuis, Israël mène des frappes massives sur le pays ayant fait 1.497 morts et plus de 4.600 blessées, selon les autorités, et déplacé plus d'un million de personnes.

"Maisons inhabitables" 

Des frappes israéliennes ont également visé le sud et l'est du Liban. Dans le sud, quatre personnes ont été tuées dans un raid sur une voiture à Kfar Roummane, près de Nabatiyeh, a indiqué le ministère de la Santé.

Dans la localité de Bourj Rahal, près de Tyr, un correspondant de l'AFP a vu des immeubles détruits et des débris jonchant les rues.

"Le premier bilan est de 15 maisons endommagées, qui ne sont plus habitables", a dit à l'AFP le maire de la ville Daoud Ezzedine.

"Les habitants veulent revenir chez eux, mais ils ne pourront pas malheureusement", a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé a aussi annoncé que deux secouristes du Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, avaient été tués par une frappe israélienne dimanche, portant à 57 le nombre de secouristes tués depuis le début de la guerre.

Le chef de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé sur X que l'OMS avait enregistré "92 attaques contre des établissements de santé, des véhicules médicaux, du personnel soignant et des entrepôts" depuis le début de la guerre.

Par ailleurs, le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie, point de passage vital entre les deux pays, était toujours fermé lundi, après des menaces israéliennes de le viser samedi soir.

Ce passage "restera fermé, jusqu'à ce qu'on reçoive des garanties qu'il ne sera pas visé", a dit à l'AFP un responsable du ministère libanais des Transports, Ahmad Tamer.

 


Frappes israéliennes sur le plus grand complexe pétrochimique iranien

Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
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  • Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar
  • Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan

JERUSALEM: Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer.

L'agence iranienne Fars a par ailleurs affirmé qu'un autre complexe pétrochimique, cette fois près de Chiraz (centre-sud) avait été visé par des frappes, évoquant des "dégâts mineurs".

Israël n'a pas évoqué cette opération à ce stade. Mais le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré que l'armée avait lundi "frappé avec force le plus grand complexe pétrochimique en Iran, situé à Assalouyeh, une cible clé qui assure environ la moitié de la production pétrochimique du pays".

Juste avant, Téhéran avait rapporté une série d'explosions sur le site, déjà frappé le 18 mars par Israël.

Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar.

Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan.

"Les deux sites, représentant 85% des exportations pétrochimiques iraniennes, sont désormais hors service", a déclaré Israël Katz. "Cela représente un coup sévère se montant à des dizaines de milliards de dollars pour le régime iranien", a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est également félicité des frappes.

"Aujourd'hui nous avons détruit la plus grande usine pétrochimique en Iran. Ce qui veut dire que nous éliminons systématiquement la machine à financer des Gardiens de la Révolution", l'armée idéologique de la République islamique, a-t-il déclaré dans une vidéo.

"Sous contrôle" 

Les médias officiels iraniens ont affirmé que la situation à Assalouyeh était "sous contrôle".

"L'incendie a été maîtrisé. La situation est actuellement sous contrôle et les aspects techniques ainsi que l'étendue des dégâts font l'objet d'une enquête", a indiqué l'agence Irna, citant un communiqué de la compagnie pétrochimique iranienne, ajoutant qu'aucun blessé n'était à déplorer.

Le champ offshore de South Pars, essentiel pour le secteur énergétique iranien, sert pour l'exploitation commune avec le Qatar du plus grand gisement de gaz naturel au monde.

Ehsan Jahanian, gouverneur adjoint de la province iranienne de Bouchehr (sud-ouest), a indiqué que "deux infrastructures dans le secteur de Pars avaient été touchées par un raid aérien ennemi".

L'agence Tasnim a elle indiqué que "les entreprises Mobin et Damavand, qui fournissent de l'électricité, de l'eau et de l'oxygène" à Assalouyeh "ont été visées".

Il n'y a pas eu de dégâts du côté de l'entreprise pétrochimiques de Pars, selon cette source.

En mars, le président Donald Trump avait demandé à Israël de ne plus attaquer les infrastructures énergétiques iraniennes après les premières frappes contre le champ de South Pars.

Mais le président américain avait aussi menacé de détruire "massivement l'intégralité du gisement" si Téhéran continuait ses attaques dans la région.

 


Iran: le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe 

Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
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  • "Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste à l'aube"
  • Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran

TEHERAN: Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.