Mondial 2030: l'Espagne et le Portugal affirment que l'ajout du Maroc «améliore» leur candidature

Selon la presse espagnole, l'ajout du Maroc confirme que l'Ukraine pourrait être évincée du projet en raison de la récente suspension du président de la Fédération ukrainienne de football pour des faits de corruption présumée. (Photo, AFP)
Selon la presse espagnole, l'ajout du Maroc confirme que l'Ukraine pourrait être évincée du projet en raison de la récente suspension du président de la Fédération ukrainienne de football pour des faits de corruption présumée. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 16 mars 2023

Mondial 2030: l'Espagne et le Portugal affirment que l'ajout du Maroc «améliore» leur candidature

  • « Je pense que cette candidature de la péninsule ibérique avec le Maroc revêt un poids, un message très important pour le monde, et en particulier pour l'Europe et l'Afrique», a soutenu le Premier ministre portugais Antonio Costa
  • La sélection marocaine est devenue au Qatar la première équipe africaine à atteindre les demi-finales d'un Mondial, après avoir éliminé précisément l'Espagne et le Portugal

HARIA: Les chefs des gouvernements espagnol et portugais ont affirmé mercredi que l'inclusion du Maroc "améliore" leur candidature conjointe pour l'organisation de la Coupe du monde de football 2030, et lance un message d'union entre l'Europe et l'Afrique.

"Je pense que cette candidature de la péninsule ibérique avec le Maroc revêt un poids, un message très important pour le monde, et en particulier pour l'Europe et l'Afrique", a soutenu le Premier ministre portugais Antonio Costa lors d'une conférence de presse organisée en compagnie de son homologue espagnol, Pedro Sanchez, dans le cadre d'un sommet bilatéral à Lanzarote, aux îles Canaries.

"Nous sommes deux continents voisins et nous voulons travailler ensemble. Nous ne sommes pas deux continents distants qui souhaitent rivaliser mais qui, au contraire, souhaitent célébrer ensemble le sport et toutes les valeurs associées au sport", a ajouté M. Costa, au lendemain de l'annonce par le roi Mohammed VI de l'ajout du Maroc à la candidature hispano-portugaise pour l'organisation du Mondial-2030.

Par ailleurs, l'ajout du Maroc "place la candidature conjointe de l'Espagne et du Portugal dans des dispositions optimales pour remporter cette course", a souligné M. Sanchez. "Cela renvoie un message positif et améliore les conditions" d'obtention de l'organisation de l'évènement, a ajouté le chef du gouvernement espagnol.

Le 5 juin 2021, lors d'un match amical entre les deux pays, l'Espagne et le Portugal avaient annoncé leur candidature conjointe, avant d'y intégrer l'Ukraine en octobre 2022, un geste symbolique après l'invasion du pays par la Russie.

Mais selon la presse espagnole, l'ajout du Maroc confirme que l'Ukraine pourrait être évincée du projet en raison de la récente suspension du président de la Fédération ukrainienne de football pour des faits de corruption présumée.

Mercredi, ni Antonio Costa ni Pedro Sanchez n'ont mentionné l'Ukraine durant leur conférence de presse.

Selon une source au sein de la fédération espagnole, des représentants des trois instances devaient se réunir ce mercredi à Kigali, au Rwanda, en marge du Congrès de la Fifa.

La sélection marocaine est devenue au Qatar la première équipe africaine à atteindre les demi-finales d'un Mondial, après avoir éliminé précisément l'Espagne et le Portugal.

En 2030, la Coupe du monde de football fêtera son centenaire. La première édition, en 1930, avait été organisée et remportée par l'Uruguay, qui est aussi candidate pour organiser le Mondial-2030 aux côtés de l'Argentine, du Paraguay et du Chili.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.