Soulagement au Maroc grâce aux dernières pluies

Les dernières pluies sont ainsi déterminantes pour toute l’économie marocaine, encore fortement dépendante de la clémence du ciel. (Photo, AFP)
Les dernières pluies sont ainsi déterminantes pour toute l’économie marocaine, encore fortement dépendante de la clémence du ciel. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 17 mars 2023

Soulagement au Maroc grâce aux dernières pluies

  • Le taux de remplissage des barrages à 33% est certes modeste, mais il s’inscrit dans une amélioration continue depuis plusieurs jours
  • Les dernières pluies sont déterminantes pour toute l’économie marocaine, encore fortement dépendante de la clémence du ciel

CASABLANCA: Bonne nouvelle… Les dernières précipitations au Maroc ont amélioré de manière importante le taux de remplissage des barrages. Avec une réserve de 5,317 milliards de mètres cubes (m3), ils ont atteint un taux de 33% au 24 février 2023, dépassant le niveau enregistré à la même période il y a un an. Certains barrages ont même enregistré 100% de remplissage, et des barrages comme celui d’Oued el-Makhazine et de Tanger-Méditerranée ont affiché de belles performances avec des niveaux respectifs de 83,2% et 99% de taux de remplissage. Cette situation est une aubaine pour l’agriculture marocaine, l’un des secteurs stratégiques de l’économie du pays et premier pourvoyeur d’emplois du Royaume. 

Baromètre positif

Les dernières chutes de neige et de pluie ont ainsi réconforté les agriculteurs de plusieurs régions dépendantes de l’agriculture, après plusieurs années de sécheresse, induisant un stress hydrique chronique. Le taux de remplissage des barrages à 33% est certes modeste, mais il s’inscrit dans une amélioration continue depuis plusieurs jours et il constitue un baromètre positif pour une bonne tenue de l’actuelle saison agricole.

Cette situation joue également en faveur des dernières prévisions optimistes de croissance, émises par les institutions nationales et internationales, notamment le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, qui prévoient près de 3% de croissance pour l’économie marocaine cette année. Des prévisions qui ont été, pour rappel, basées sur une bonne performance des secteurs primaires, en particulier l’agriculture, dont le produit intérieur brut (PIB) devrait augmenter de 9% cette année, après une baisse de quelque 15% en 2022.

L’ONU a classé le Maroc comme pays souffrant d’un stress hydrique avec seulement 500 m3 d’eau douce par habitant et par an, contre 2 500 m3 en 1960.

Les dernières pluies sont ainsi déterminantes pour toute l’économie marocaine, encore fortement dépendante de la clémence du ciel. Le Royaume fait face ces dernières années à une grave situation de stress hydrique. L’Organisation des nations unies (ONU) a classé le Maroc comme pays souffrant d’un stress hydrique avec seulement 500 m3 d’eau douce par habitant et par an, un niveau qui avoisinait 2 500 m3 en 1960.

De son côté, le World Resources Institute (WRI) indique que le Maroc atteindra un niveau de stress hydrique extrêmement élevé d’ici à 2040. Pour faire face à cette situation alarmante, le gouvernement a pris les devants en initiant plusieurs projets structurels, dont un programme de construction de stations de dessalement d’eau de mer.

L’accès pour tous

«Les faibles précipitations combinées à des ressources hydriques limitées ont rendu indispensable le recours au dessalement de l’eau de mer pour répondre aux besoins en eau des régions côtières et leur permettre de développer leur agriculture», déclare le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka. Il a souligné, le 15 février dernier, l’importance de ces projets visant à atteindre 1,3 milliard de m3 d’eau potable à l’horizon 2030, ce qui permettra d’assurer l’accès aux ressources en eau potable à toute la population et sa disponibilité dans les différentes régions et villes marocaines.

L’ambition de la nouvelle stratégie du ministère de Nizar Baraka est de parvenir à faire construire vingt stations de dessalement d’eau de mer d’ici à 2030.

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.