Israël arrête deux adolescents pour l’incendie criminel d’une mosquée

Des soldats israéliens lancent des grenades lacrymogènes en direction de manifestants palestiniens lors d’affrontements à la suite d’une manifestation contre l’expansion des colonies juives, le 17 mars 2023, dans le village de Beit Dajan, en Cisjordanie. (AFP)
Des soldats israéliens lancent des grenades lacrymogènes en direction de manifestants palestiniens lors d’affrontements à la suite d’une manifestation contre l’expansion des colonies juives, le 17 mars 2023, dans le village de Beit Dajan, en Cisjordanie. (AFP)
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Publié le Vendredi 17 mars 2023

Israël arrête deux adolescents pour l’incendie criminel d’une mosquée

  • Les deux hommes avaient prévu de lyncher un citoyen arabe, a révélé une enquête du Shin Bet
  • Le service de sécurité intérieur israélien souligne une montée du nationalisme, «constituant une menace pour la sécurité de l’État»

RAMALLAH: Deux adolescents de Tel-Aviv ont été arrêtés pour avoir commis un attentat à la bombe contre la mosquée Sayedna Ali à Herzliya en janvier.

Le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, a déclaré vendredi que Liad Ohana, 19 ans, et un garçon de 16 ans, dont le nom n’a pas été révélé, avaient été inculpés de plusieurs chefs d’accusation, dont la commission d’actes terroristes, le déclenchement d’incendies criminels et l’utilisation d’armes à des fins terroristes.

Il précise que les deux hommes avaient également prévu de lyncher un citoyen arabe, «mais qu’ils ont abandonné cette idée et décidé d’attaquer une mosquée». Le communiqué fait état d’une montée du nationalisme à la suite des attaques terroristes perpétrées par des colons à Hawara en février, ce qui «constitue une menace pour la sécurité de l’État».

«Au cours de l’enquête du Shin Bet, il est apparu clairement que les deux suspects étaient impliqués dans le crime qui leur a été imputé et les preuves recueillies ont révélé que la tentative d’incendie de la mosquée était motivée par le nationalisme», selon le Shin Bet.

Il ajoute qu’après avoir examiné les mosquées de la région de Tel-Aviv, les adolescents ont décidé de prendre pour cible celle du village abandonné de Haram, près de la ville de Herzliya. D’après la demande d’arrestation présentée au tribunal par le ministère public, les deux suspects ont fabriqué des «cocktails Molotov pour mettre en œuvre le projet d’incendie de la mosquée».

«Si le plan des accusés avait été pleinement mis en œuvre et que la mosquée avait pris feu, cela aurait entraîné une escalade de graves actes de violence dans la société israélienne», estime le Shin Bet.

Jalal Banna, analyste politique, a expliqué à Arab News que les déclarations du ministre israélien de la Sécurité intérieure, Itamar Ben-Gvir, et du ministre des Finances, Bezalel Smotrich, avaient encouragé les extrémistes juifs à commettre des attentats terroristes contre les Arabes.

«Cela leur donne la légitimité de se venger des Arabes et fait partie de la politique du gouvernement israélien que les extrémistes mènent», a-t-il poursuivi. M. Banna a évoqué une pétition soumise jeudi par des députés bellicistes de la Knesset au ministre de la Défense, Yoav Galant, demandant la libération d’extrémistes juifs qui ont brûlé des maisons et des véhicules palestiniens à Hawara le 26 février.

Les Arabes israéliens craignent des représailles pendant le mois de ramadan, a-t-il indiqué. Youssef Jabarin, ancien député arabe du Parlement israélien, a déclaré à Arab News que les commentaires de M. Ben-Gvir et du ministre des Finances à l’encontre des Arabes avaient encouragé les extrémistes juifs à commettre des actes terroristes en toute impunité.

«Des dizaines de crimes terroristes ont été commis par des extrémistes juifs contre des Arabes, notamment des incendies de véhicules et d’arbres, des attaques contre des lieux saints et des agressions physiques, sans que les services de sécurité ne les arrêtent et ne les traduisent en justice», a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com