Un navire attaqué depuis une zone contrôlée par les Houthis

Le bureau des opérations commerciales maritimes du Royaume-Uni (UKMTO) a reçu des informations selon lesquelles un navire aurait été la cible de tirs (Image, Twitter/@UK_MTO).
Le bureau des opérations commerciales maritimes du Royaume-Uni (UKMTO) a reçu des informations selon lesquelles un navire aurait été la cible de tirs (Image, Twitter/@UK_MTO).
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Publié le Dimanche 19 mars 2023

Un navire attaqué depuis une zone contrôlée par les Houthis

  • L'UKMTO a lancé une alerte et a indiqué que l'équipe de sécurité du navire a riposté aux assaillants
  • ​«Si la milice terroriste n'accepte pas une paix globale et équitable conformément aux termes de référence convenus, les forces armées sont prêtes à libérer le reste du territoire du pays», a déclaré Al-Daeri

AL-MUKALLÂ: Un navire commercial a été attaqué par des tirs de mitrailleuse vendredi au large de la province d’Al-Hodeïda, dans l'ouest du Yémen. Il s'agit du premier incident maritime en mer Rouge depuis le début de l'année, selon un groupe d'analyse basé au Royaume-Uni.

Le bureau des opérations commerciales maritimes du Royaume-Uni (UKMTO) a émis une alerte et a indiqué que l'équipe de sécurité du navire avait riposté aux assaillants et que le navire et son équipage étaient sains et saufs.

«L'UKMTO a reçu des rapports indiquant qu'un navire avait été la cible de tirs d'une embarcation à la position 141307N 0424401E. Le navire a fait état d'environ 4 à 5 rafales de tirs automatiques. La sécurité à bord du navire a riposté. L'incident s'est produit à 30 milles marins du port d’Al-Hodeïda. Le navire et l'équipage sont sains et saufs», a signalé le rapport, qui n’a fourni aucune information sur le nom ou le pays d'origine du navire.

TradeWinds, un site web d'informations maritimes, a cité Ambrey Security qui a déclaré que l'identité du navire était cachée, mais qu'il s'agissait d'un vraquier contrôlé par la Grèce, naviguant sous le pavillon du Liberia et qu'il se dirigeait vers le nord.

Les garde-côtes du gouvernement yéménite ont déclaré que l'incident s'était produit près des territoires contrôlés par les Houthis et que le navire empruntait une route que les navires ont généralement évitée au cours des huit dernières années en raison de problèmes de sécurité.

«Le navire semble avoir emprunté une route risquée au nord-est de l'île de Zuqar, près de la côte yéménite», a déclaré un garde-côte yéménite ayant requis l'anonymat, à Arab News. Il a ajouté que le navire suivait le même chemin que le cargo émirati Rawabi, intercepté par les Houthis en janvier 2022.

Par ailleurs, des combats ont éclaté entre les troupes gouvernementales yéménites et les Houthis dans la province centrale de Marib vendredi, alors que le ministre yéménite de la Défense, le lieutenant-général Mohsen al-Daeri, effectuait sa première visite sur les champs de bataille de la région depuis qu'il a pris ses fonctions.

Une bataille intense a éclaté dans les zones contestées de Hareb, au sud de Marib, lorsque les Houthis ont attaqué les forces gouvernementales. Il s'agit de la toute dernière attaque des Houthis contre les soldats du gouvernement qui défendent la ville riche en pétrole et en gaz. Les troupes yéménites et les tribus alliées auraient repoussé les attaques des Houthis.

Lors de sa visite sur la ligne de front au nord de Marib, Al-Daeri était accompagné du chef d'état-major de l'armée, le lieutenant-général Sagheer ben Aziz, et du major-général Sultan al-Baqami. Le ministre de la Défense a ordonné aux forces militaires yéménites de se tenir prêtes à repousser les attaques des Houthis et à se battre pour gagner du terrain en cas d'échec des pourparlers de paix.

«Si la milice terroriste n'accepte pas une paix globale et équitable conformément aux termes de référence convenus, les forces armées sont prêtes à libérer le reste du territoire du pays», a déclaré Al-Daeri, selon l'agence de presse officielle du Yémen, SABA.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".