La Serbie et le Kosovo ne signent pas d'accord après des pourparlers marathon

Le Représentant spécial pour les Balkans occidentaux, le sous-secrétaire adjoint américain Gabriel Escobar, à gauche, s'entretient avec les médias en présence du Premier ministre de Macédoine du Nord, Dimitar Kovacevski, au centre, après la réunion de haut niveau entre le président serbe Aleksandar Vucic et le Premier ministre kosovar Albin Kurti , à Ohrid (Photo, AP).
Le Représentant spécial pour les Balkans occidentaux, le sous-secrétaire adjoint américain Gabriel Escobar, à gauche, s'entretient avec les médias en présence du Premier ministre de Macédoine du Nord, Dimitar Kovacevski, au centre, après la réunion de haut niveau entre le président serbe Aleksandar Vucic et le Premier ministre kosovar Albin Kurti , à Ohrid (Photo, AP).
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Publié le Dimanche 19 mars 2023

La Serbie et le Kosovo ne signent pas d'accord après des pourparlers marathon

  • Le Premier ministre kosovar Albin Kurti et le président serbe Aleksandar Vucic se sont retrouvés pour 12 heures de négociations
  • La Serbie refuse de reconnaître l'indépendance proclamée en 2008 par son ancienne province

OHRID: Les dirigeants du Kosovo et de la Serbie n'ont pas réussi samedi à signer un accord sur la normalisation de leurs relations compliquées lors de pourparlers marathon menés sous l'égide de l'UE qui a cependant salué des progrès entre les anciens ennemis.

Le Premier ministre kosovar Albin Kurti et le président serbe Aleksandar Vucic se sont retrouvés pour 12 heures de négociations sur les rivages du lac Ohrid, en Macédoine du Nord, sous la houlette du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Les Occidentaux multiplient ces derniers mois les pressions sur Belgrade et Pristina afin de prévenir une éventuelle flambée de tensions dans la région fragile des Balkans alors que la guerre fait rage en Ukraine envahie par la Russie il y a plus d'un an.

La rencontre d'Ohrid a eu lieu après l'échec le mois dernier de pourparlers à Bruxelles, où un plan de paix européen en 11 articles a été dévoilé plus de deux décennies après une guerre meurtrière entre rebelles indépendantistes kosovars et forces serbes.

Bruxelles souhaitait l'accord des deux parties sur une annexe de mise en application de cette proposition européenne visant à normaliser les relations entre la Serbie et son ancienne province.

Josep Borrell s'est félicité devant la presse que les deux camps aient accepté l'annexe en question mais a reconnu que Belgrade et Pristina étaient allés moins loin qu'espéré.

"Les parties n'ont pas pu trouver une solution mutuellement acceptable aussi ambitieuse que celle que nous proposions", a-t-il dit à la presse sans prendre de questions.

«Un jour OK»

La Serbie refuse de reconnaître l'indépendance proclamée en 2008 par son ancienne province, dont la population de 1,8 million d'habitants, très majoritairement d'origine albanaise, compte une communauté serbe d'environ 120.000 personnes.

Depuis la guerre, qui prit fin en 1999 avec des bombardements de l'Otan, les relations entre Pristina et Belgrade vont de crise en crise.

A Ohrid, les deux dirigeants ont reconnu que des progrès avaient été réalisés mais ne se sont pas privés d'envoyer des piques l'un à l'autre.

Le Premier ministre kosovar a déclaré qu'il était prêt à parapher le texte mais a imputé à la partie serbe la responsabilité de l'absence de signature.

"L'autre camp, exactement comme lors de la dernière réunion à Bruxelles le 27 février, évite de signer l'accord, et maintenant l'annexe", a déclaré Albin Kurti aux journalistes.

"C'est maintenant à l'Union européenne de trouver un mécanisme pour que cet accord soit légalement et internationalement contraignant", a ajouté le Kosovar.

Le président serbe a également fait la moue sur les résultats de la rencontre.

"Je crois que nous avons fait un pas important dans une atmosphère constructive et nous allons commencer à travailler sur des choses. Bien sûr, ce n'était pas une sorte de jour J, c'était un jour OK".

Question obsessionnelle 

La proposition européenne stipule que les deux camps ne feront pas usage de violence pour résoudre leurs différends.

Le projet déboucherait sur une reconnaissance de facto entre Belgrade et Pristina car il prévoit que les deux parties "reconnaîtront mutuellement leurs documents et symboles nationaux respectifs".

Le texte déclare également que "la Serbie ne s'opposera pas à l'adhésion du Kosovo à une organisation internationale", une demande clé de Pristina. Il propose parallèlement d'accorder "un niveau approprié d'autogestion" pour la minorité serbe du Kosovo.

La question du Kosovo reste obsessionnelle pour une partie des 6,7 millions de Serbes, qui considèrent le territoire comme leur berceau national et religieux, là où des batailles cruciales ont été livrées au cours des siècles.

A Belgrade, des milliers de personnes ont manifesté vendredi à l'appel de partis nationalistes pour refuser un accord qui reviendrait selon elles à une "capitulation".

Au Kosovo, beaucoup de membres de la minorité serbe refusent toute loyauté à Pristina, avec les encouragements de Belgrade. Surtout dans le nord du territoire, près de la frontière avec la Serbie, théâtre de heurts fréquents, de manifestations et parfois de violences.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.