Le volume des échanges entre l’Arabie saoudite et la Turquie devrait atteindre 10 milliards de dollars

Le ministre saoudien du Commerce, Majid al-Qasabi (deuxième à partir de la droite), et le ministre turc du Commerce, Mehmet Mus, assistent au forum, à Riyad, dimanche dernier. (Photo AN)
Le ministre saoudien du Commerce, Majid al-Qasabi (deuxième à partir de la droite), et le ministre turc du Commerce, Mehmet Mus, assistent au forum, à Riyad, dimanche dernier. (Photo AN)
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Publié le Lundi 20 mars 2023

Le volume des échanges entre l’Arabie saoudite et la Turquie devrait atteindre 10 milliards de dollars

  • Le ministre soutient que plusieurs entreprises turques souhaitent explorer les possibilités d’investissement disponibles au sein du Royaume
  • Le président de la Fédération des chambres saoudiennes note que les relations saoudo-turques figurent parmi les meilleurs modèles mondiaux en termes de commerce international

RIYAD: La Turquie estime que le commerce bilatéral avec l’Arabie saoudite devrait atteindre 10 milliards de dollars (1 dollar = 0,94 euro) dans les années à venir, déclare son ministre du Commerce, Mehmet Mus.

Le responsable turc s’est exprimé dimanche au Forum d’affaires saoudo-turc, à Riyad. Le ministre soutient que plusieurs entreprises turques souhaitent explorer les possibilités d’investissement au sein du Royaume. Elles concernent notamment les secteurs de la construction et de la fabrication, qui sont en plein essor en raison de l’énorme transformation économique que connaît actuellement l’Arabie saoudite.

Il attribue cette expansion économique en Arabie saoudite au succès de la mise en œuvre de l’initiative Vision 2030. Il ajoute que des possibilités d’investissement considérables sont également présentes en Turquie, dont l’économie connaît une croissance rapide, comme le montre le volume actuel des investissements étrangers dans le pays, qui s’élève à 285 milliards de dollars (1 dollar = 0,94 euro).

Le ministre cite plusieurs facteurs qui augmentent selon lui l’attrait de la Turquie en tant que destination d’investissement: son adhésion à l’Union douanière de l’Union européenne, sa population de 85 millions d’habitants et son taux de croissance de 6% – un chiffre impressionnant.

Le président de la Fédération des chambres saoudiennes, Hassan al-Huwaizi, note que les relations saoudo-turques figurent parmi les meilleurs modèles mondiaux en termes de commerce international. Elles ont été considérablement renforcées grâce à la formation, l’année dernière, du Conseil de coordination turco-saoudien.

Il précise que 1 140 entreprises saoudiennes ont investi en Turquie tandis que 390 sociétés turques ont fait de même dans le Royaume. En outre, le volume des échanges bilatéraux est passé de 17 milliards de riyals saoudiens (SAR), soit 4,25 milliards d’euros, en 2017 à 23 milliards de SAR, soit 5,75 milliards d’euros, en 2022. Des investissements ont été réalisés dans la construction, la fabrication, le commerce de gros et de détail, ainsi que les secteurs de la restauration.

Le forum a été organisé par la Fédération des chambres saoudiennes avec la participation de plus de 450 entreprises saoudiennes et turques.

Trois accords ont été signés entre les deux pays dans les domaines du commerce et de la fabrication; les deux parties sont également convenues d’une coentreprise dans le secteur de l’automatisation et de l’ingénierie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


TotalEnergies: renouvellement pour 20 ans d'une licence au large du Nigeria

Photo d'archives du delta du Niger où poussent des mangroves, à quelques 200km de Port Harcourt, non loin de la plateforme Total Akpo au Nigéria. (AFP).
Photo d'archives du delta du Niger où poussent des mangroves, à quelques 200km de Port Harcourt, non loin de la plateforme Total Akpo au Nigéria. (AFP).
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  • Ce renouvellement concerne le bloc OML 130, situé à 150 km au large des côtes, qui "contient les champs prolifiques d’Akpo et d’Egina, mis en production respectivement en 2009 et en 2018"
  • La production y a atteint l'an dernier 282.000 barils équivalent pétrole (bep) par jour, dont environ 30% de gaz, ensuite liquéfié dans l’usine de Nigeria LNG, indique TotalEnergies

PARIS: Le géant français du pétrole et du gaz TotalEnergies a annoncé lundi le renouvellement pour 20 ans d'une licence de production dans un bloc en eaux profondes au large du Nigeria.

Ce renouvellement concerne le bloc OML 130, situé à 150 km au large des côtes, qui "contient les champs prolifiques d’Akpo et d’Egina, mis en production respectivement en 2009 et en 2018", précise l'entreprise dans un communiqué.

La production y a atteint l'an dernier 282.000 barils équivalent pétrole (bep) par jour, dont environ 30% de gaz, ensuite liquéfié dans l’usine de Nigeria LNG, indique TotalEnergies, qui possède 24% de ce bloc dont il est l'opérateur.

Le bloc contient par ailleurs le champ pétrolier de Preowei, qui y a été découvert.

"Cette extension de 20 ans va nous permettre de lancer des études d’ingénierie (FEED) sur le projet Preowei, qui vise à valoriser une découverte en la raccordant aux installations existantes", a souligné Max Ndong-Nzue, directeur Afrique pour l’exploration-production chez TotalEnergies, cité dans le communiqué.

NNPC, la compagnie pétrolière nationale nigériane, avait annoncé le 25 mai un renouvellement du contrat de partage de production sur le bloc OML 130.

Les investissements de TotalEnergies dans les ressources fossiles, dont l'utilisation est essentiellement responsable du changement climatique, sont sous la surveillance notamment des militants écologistes, dont certains ont tenté sans succès vendredi de bloquer l'assemblée générale des actionnaires du groupe.

Les actionnaires ont adopté à près de 89% la stratégie climat de l'entreprise. Une autre résolution, consultative mais critique à l'égard de TotalEnergies, émanant de l'organisation d'actionnaires activistes Follow This, a recueilli 30,4% des votes.


Dans le souci de préserver l’environnement naturel, Neom poursuit un objectif ambitieux

Neom s’engage à consacrer 95% de sa superficie totale à la préservation de l’environnement. (Photo fournie)
Neom s’engage à consacrer 95% de sa superficie totale à la préservation de l’environnement. (Photo fournie)
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  • Afin de protéger l’oryx d’Arabie, la gazelle des sables d’Arabie, la gazelle des montagnes et l’ibex, Neom va également créer une réserve à Al-Asilah
  • L’île de Sindalah, une destination pour les amateurs de tourisme de luxe, figure parmi les autres mégaprojets envisagés

RIYAD: Conformément à la volonté de l’Arabie saoudite de préserver l’environnement et de promouvoir un mode de vie durable, Neom s’est engagé à consacrer 95% de sa superficie à cette fin.
Afin de protéger l’oryx d’Arabie, la gazelle des sables d’Arabie, la gazelle des montagnes et l’ibex, Neom va également créer une réserve à Al-Asilah.
Cette réserve abritera l'un des plus grands programmes de restauration de la faune et de la flore au monde et elle permettra aux visiteurs de découvrir les initiatives de Neom en matière de développement et de réhabilitation de la végétation et de la faune.
Cette annonce a été formulée lors du 2e forum de Tabouk, organisé par Neom.
Au cours de ce forum, les cadres de Neom ont présenté les différents programmes menés actuellement dans les domaines suivants: responsabilité sociale, sports, tourisme, médias, orientation professionnelle, gestion des ressources humaines, contrats et achats, hospitalité, éducation et bourses.
L’Arabie saoudite accroît ses objectifs avec un ensemble de projets, dont The Line, à Neom qui offre un environnement sans voiture, souscrivant ainsi au principe de transport durable à zéro émission de CO2.
La ville s’étendra sur un large territoire (200 m de largeur, 170 km de longueur) à une altitude de 500 mètres. L’objectif poursuivi par The Line est de conserver 95% des terres de Neom et de promouvoir un environnement durable.
The Line a été imaginé autour d’un concept novateur: l’urbanisme zéro gravité. Ce concept consiste à regrouper verticalement les services urbains tout en permettant aux habitants de se déplacer aisément dans la ville dans trois directions: de bas en haut et de haut en bas, et à travers la ville. Ainsi, ils pourront accéder rapidement aux bureaux, aux écoles, aux parcs et aux résidences.
Grâce à la conception modulaire unique de The Line, toutes les installations et commodités sont accessibles en moins de cinq minutes de marche.
Les jardins hydroponiques requièrent très peu d’espace et d’eau. On peut y cultiver fruits, légumes et fleurs en deux fois moins de temps qu’avec les méthodes agricoles traditionnelles.
Neom réalise actuellement une série de mégaprojets, dont Trojena. Ce complexe de sports d’hiver ouvert toute l’année a été conçu par l’architecte britannique d’origine irakienne Zaha Hadid. Il s’agit de la première station de ski en plein air des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Elle devrait accueillir les Jeux asiatiques d’hiver en 2029.
L’île de Sindalah, une destination pour les amateurs de tourisme de luxe, figure parmi les autres mégaprojets envisagés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

 


Maroc: L’industrie du sport sous les projecteurs lors de l'Africa Sport Expo 2023

Le secteur privé du sport au Maroc génère 1,16% du PIB du pays selon les experts qui se sont exprimés à l'Africa Sport Expo 2023 (Photo d'illustration, Africa Sport Expo).
Le secteur privé du sport au Maroc génère 1,16% du PIB du pays selon les experts qui se sont exprimés à l'Africa Sport Expo 2023 (Photo d'illustration, Africa Sport Expo).
Le secteur privé du sport au Maroc génère 1,16% du PIB du pays selon les experts qui se sont exprimés à l'Africa Sport Expo 2023 (Photo d'illustration, Africa Sport Expo).
Le secteur privé du sport au Maroc génère 1,16% du PIB du pays selon les experts qui se sont exprimés à l'Africa Sport Expo 2023 (Photo d'illustration, Africa Sport Expo).
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  • Vincent Chaudel, au milieu de l'agitation du salon, a partagé pour Arab News en français les résultats d’une étude présentée sur l'industrie du sport au Maroc
  • Le forum, en plus de rassembler du 26 au 28 mai une variété d'exposants du secteur sportif, a accueilli la troisième édition des Morocco Sports Awards

CASABLANCA: L'écho du dernier jour de l'Africa Sport Expo 2023 résonne encore dans les allées d'Anfa Park, à Casablanca. Dans cet espace couvrant près de 10 000 mètres carrés, l'industrie du sport s'est dévoilée, s'est faite connaître, et a touché une multitude de curieux, des entreprises aux passionnés de sport, en passant par les fédérations à la recherche de nouveaux talents.

Le forum, en plus de rassembler du 26 au 28 mai une variété d'exposants du secteur sportif, a accueilli la troisième édition des Morocco Sports Awards, une cérémonie de reconnaissance des accomplissements et des initiatives innovantes du domaine sportif marocain durant l'année 2022.

Africa Sport Expo 2023, l’industrie du sport au Maroc

Ce salon de quatre jours n'a pas seulement été un lieu de commerce et d'exposition, il a aussi été une plateforme de débats, d’échanges, et de partages sur des sujets clés de l’actualité sportive. Un moment fort de cet événement a été la présentation d’une étude exhaustive sur le développement du sport au Maroc par Vincent Chaudel, fondateur de l'Observatoire français du Sport business.

Vincent Chaudel, au milieu de l'agitation du salon, a partagé pour Arab News en français les résultats d’une étude présentée sur l'industrie du sport au Maroc. «Le secteur privé au Maroc génère 16,8 milliards de dirhams en 2021, soit 1,16% du PIB du pays. Si nous intégrons le secteur associatif et le secteur public, le sport au Maroc pèse plus de 2,5% du PIB, ce qui est déjà très significatif» nous a-t-il confié.

Vincent Chaudel a également souligné le potentiel de croissance de l'industrie sportive marocaine en établissant un comparatif avec la France. «Le secteur privé dans l’hexagone pèse 30 milliards d'euros, soit 1,2% du PIB, et pour une industrie globale de 53 milliards d'euros hors investissement, ce qui représente environ 2,2% du PIB. Donc l'industrie du sport au Maroc est déjà équivalente en proportion, et elle a un potentiel encore supérieur par rapport à l'Afrique,».

L’Africa Sports Expo a mis en évidence à travers les démonstrations de plusieurs conférienciers, la passion marocaine pour le sport, avec Vincent Chaudel expliquant que «l'économie du football au Maroc est trois fois plus importante que celle du commerce et du e-commerce du sport», soit 2,3 milliards de dirhams en 2021, illustrant ainsi, chiffre à l’appui, l’engouement pour l’activité sportive à l’échelle du pays. 

Vincent Chaudel a clôturé sa présentation sur une note optimiste, identifiant trois opportunités clés pour le Maroc : l'industrie manufacturière, la pratique régulière du sport et le sport numérique. Il a également souligné l'importance de la féminisation de l'industrie du sport, révélant que 24% des employés du secteur privé étaient des femmes, avec des chiffres encore plus élevés dans le commerce du sport et les agences de voyages. «La place de la femme dans le sport est un sujet crucial parce que ce sont les femmes qui sont bien évidemment les mamans et qui vont inviter ou engager leurs enfants dans le sport. Voilà pourquoi c'est une très bonne nouvelle cette présence de femmes dans ce secteur privé du sport».

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Le Salon Africa Sport Expo en chiffre (Infographie, Africa Sport Expo).

Africa Sport Expo, la rigueur n’exclut pas le plaisir

En parallèle de ces échanges entre experts, le salon a été un terrain de découverte pour le grand public. Il a permis aux amateurs de sport d'essayer de nouvelles disciplines, grâce à une quarantaine d'animations ludiques et participatives. Le salon a aussi offert une occasion unique de shopping sportif, présentant les dernières tendances et innovations du marché.

Une grande partie du succès de l'Africa Sport Expo peut être attribuée à l’intérêt porté aux innovations dans le domaine des équipements sportifs. En mettant l'accent sur le sport numérique, le salon a mis en lumière la place croissante de la technologie dans le domaine du sport. Cet enthousiasme des organisateurs s’explique au regard des statistiques partagées par Vincent Chaudel, qui a fait valoir que le Maroc possède des atouts réels avec sa filière d'ingénieurs, soulignant que le pays a les compétences pour se positionner dans ce secteur en pleine expansion, et dont la croissance est ralentie en raison de l'implication du secteur informel dans l'économie sportive marocaine sur laquelle s’est attardé le fondateur de l’Observatoire français du Sport business. Selon Chaudel, en appliquant les chiffres de Banque Al-Maghrib qui estiment que le travail informel représente 30% du PIB du Maroc, «on obtient 22 milliards de dirhams pour le secteur privé du sport, soit 1,5% du PIB du royaume et environ 9 300 emplois. Cette information implique une féminisation encore plus importante du sport au sein du secteur privé, vu que la Banque mondiale estime que 55% des femmes travaillent dans le secteur informel»

Clôture 

Si la clôture de l'Africa Sport Expo dimanche 28 mai marque la fin de cette édition 2023, elle ouvre de nouvelles perspectives pour le secteur sportif au Maroc. Le potentiel du sport au Maroc ainsi que dans la région MENA a une marge certaine de progression. Entre l'industrie manufacturière, le sport numérique et la féminisation des disciplines sportives, les acteurs du secteur, loin de présenter le traditionnel cahier des doléances aux pouvoirs publics qui caractérise les groupements professionnels, se sont, au contraire, montrés confiant en leur capacité à se positionner sur l'échiquier du sport africain, arabe et international.

Les récentes performances exceptionnelles des Lions de l'Atlas, tant en Coupe du Monde que dans l'équipe des moins de 17 ans, ont indéniablement alimenté cet engouement. Elles ont prouvé que le talent est abondant, inspirant la jeunesse et les professionnels à s'impliquer davantage, à s'efforcer d'atteindre l'excellence par le sport.