L'ambassadeur d'Algérie en France « bientôt de retour» selon le président Tebboune

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a donné un entretien mardi soir à la chaîne Al-Jazeera. (Photo d'illustration, AFP)
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a donné un entretien mardi soir à la chaîne Al-Jazeera. (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Mercredi 22 mars 2023

L'ambassadeur d'Algérie en France « bientôt de retour» selon le président Tebboune

  • Malgré une interdiction de sortie du territoire en Algérie, la militante Amira Bouraoui était entrée en Tunisie le 3 février, avant d'être interpellée alors qu'elle tentait d'embarquer en direction de Paris
  • Alger a jugé que son départ pour la France constituait une «exfiltration illégale» menée à l'aide des personnels diplomatiques et sécuritaires français, et rappelé son ambassadeur à Paris, Saïd Moussi, pour consultations

ALGER: L'ambassadeur d'Algérie en France, rappelé début février à la suite d'une brouille entre les deux pays au sujet d'une militante franco-algérienne, sera "bientôt de retour" à Paris, a annoncé le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, dans un entretien télévisé.

Malgré une interdiction de sortie du territoire en Algérie, la militante Amira Bouraoui était entrée en Tunisie le 3 février, avant d'être interpellée alors qu'elle tentait d'embarquer en direction de Paris.

Elle avait finalement pu s'envoler vers la France le 6 février malgré une tentative des autorités tunisiennes de l'expulser vers l'Algérie.

Alger a jugé que son départ pour la France constituait une "exfiltration illégale" menée à l'aide des personnels diplomatiques et sécuritaires français, et rappelé son ambassadeur à Paris, Saïd Moussi, pour consultations.

"Notre relation avec la France est fluctuante", a souligné M. Tebboune en référence à cette brouille, lors d'un entretien mardi soir à la chaîne  Al-Jazeera.

"L'ambassadeur algérien sera bientôt de retour à Paris", a-t-il ajouté, selon un compte rendu de l'interview publiée par l'agence officielle APS.

Mme Bouraoui s'est fait connaître en 2014 par son engagement contre un quatrième mandat du président d'alors, Abdelaziz Bouteflika, avant de s'engager dans le mouvement de protestation "Hirak".

Elle a été condamnée en juin 2020 à un an de prison avant de bénéficier d'une remise en liberté provisoire en juillet de la même année.

«Un point de non-retour»

Lors de la même interview, M. Tebboune a "regretté que les relations algéro-marocaines en soient arrivées à ce stade entre deux pays voisins".

Estimant que ces relations étaient arrivées à "un point de non-retour", il a affirmé que la position algérienne était une "réaction" par rapport à des agissements reprochés au Maroc.

L'Algérie a en rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc en août 2021 en raison de profonds désaccords, notamment sur le dossier du Sahara occidental, et du rapprochement entre Rabat et Israël.

La question du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole considérée comme un "territoire non autonome" par l'ONU, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger.

Le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez en Espagne a décidé, en mars 2022, de soutenir le plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental.

En réaction à cette volte-face dans la position traditionnellement neutre de Madrid, les autorités algériennes ont suspendu début juin 2022 un traité de coopération avec l'Espagne.

M. Tebboune a affirmé dans l'interview considérer "la position de l'Espagne vis-à-vis du Sahara occidental comme une position individuelle du gouvernement Sanchez".

Les échanges commerciaux entre l'Algérie et l'Espagne "se poursuivent et leur majorité s'effectue par le secteur privé dans les deux pays", a par ailleurs indiqué M. Tebboune.

Mais de nombreuses entreprises espagnoles sont touchées de plein fouet par la suspension du traité d'amitié.

Lors d'une visite la semaine dernière à Alger, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, avait estimé qu'il faudrait trouver une solution "aux entraves" liées à la suspension de ce traité.

Par ailleurs, M.Tebboune a jugé lors de cette interview que la Tunisie,  en proie à des graves crises politique et financière, était "confrontée à un complot", ajoutant que "l'Algérie était à ses côtés, n'en déplaise à certains".


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.