Renault: Luca de Meo pourrait voir sa rémunération augmenter en 2023

Luca De Meo, directeur général du groupe Renault (Photo, AFP).
Luca De Meo, directeur général du groupe Renault (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 25 mars 2023

Renault: Luca de Meo pourrait voir sa rémunération augmenter en 2023

  • Le patron du Losange touche un salaire annuel fixe (brut) de 1,3 million d'euros
  • Une rémunération variable de 1,885 million pour l'exercice 2022 s'y ajoute

PARIS: Le directeur général de Renault Luca de Meo pourrait toucher plus de 4,5 millions d'euros pour l'exercice 2022, selon un document consulté vendredi par l'AFP.

Le patron du Losange touche un salaire annuel fixe (brut) de 1,3 million d'euros. Une rémunération variable de 1,885 million pour l'exercice 2022 s'y ajoute (il a atteint ses objectifs à 150%).

Comme d'autres cadres du groupe, il a acheté des actions Renault, dont le nombre a été doublé, pour une valeur de 191.854 euros. Ce qui donne un revenu total de 3.198.131 euros.

Le groupe donne ces précisions dans son document d'enregistrement universel publié en vue de l'assemblée générale des actionnaires prévue le 11 mai.

M. de Meo s'est par ailleurs vu attribuer 75.000 actions Renault, valorisées 1,1 million d'euros. Mais il ne les touchera qu'en 2025 et uniquement s'il remplit des objectifs précis (rendement pour les actionnaires, empreinte carbone du groupe, par exemple).

Ces actions porteraient son salaire à 4,5 millions d'euros pour l'exercice 2022 (soit 35% d'augmentation sur un an). Il a par ailleurs reçu près de 400.000 euros d'indemnités de retraite.

Au titre de l'exercice 2020, Luca de Meo va également toucher des actions pour une valeur d'un million d'euros.

Renault a repris pied en 2022, en compensant des ventes en forte baisse par des hausses de prix, et grâce aux économiques mais rentables Dacia.

Le chiffre d'affaires du constructeur français a bondi et sa marge opérationnelle a doublé, même si le constructeur a affiché une perte de 338 millions d'euros liée à son retrait de Russie.

Lors de l'assemblée générale, le conseil d'administration va proposer le versement de 22.500 actions supplémentaires à Luca de Meo s'il arrive à réaliser les "étapes de la réorganisation du groupe prévues en 2023".

Avec cette augmentation, la rémunération totale du directeur général resterait en-dessous de la plupart des patrons des autres groupes automobiles mondiaux, souligne Renault.

Pour 2022, elle équivaut déjà à 90 fois le salaire médian des employés français du groupe Renault, qui était de 49.158 euros en 2022.

M. De Meo reste très loin de Carlos Tavares, le patron de Stellantis. La rémunération de M. Tavares, la plus haute du CAC 40 en 2021, pourrait atteindre à terme 23,5 millions d'euros pour l'exercice 2022, s'il est au rendez-vous d'objectifs de long terme.

Le groupe automobile sort d'une deuxième année exceptionnelle avec un bénéfice net record et un chiffre d'affaires environ trois fois supérieur à celui de Renault.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.