Rennes: Les leaders syndicaux se plaignent d'avoir été pris pour cible par la police

Un manifestant lance une grenade lacrymogène sur la police anti-émeute lors d'un rassemblement contre la loi réformant le système des retraites à Rennes, dans l'ouest de la France, le 23 mars 2023 (Photo, AFP).
Un manifestant lance une grenade lacrymogène sur la police anti-émeute lors d'un rassemblement contre la loi réformant le système des retraites à Rennes, dans l'ouest de la France, le 23 mars 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 25 mars 2023

Rennes: Les leaders syndicaux se plaignent d'avoir été pris pour cible par la police

  • La préfecture a démenti que l'intersyndicale ait été délibérément ciblée
  • A Nantes aussi, les syndicats ont déploré des incidents similaires à l'issue de la manifestation du 18 mars

RENNES: Les responsables des principaux syndicats d'Ille-et-Vilaine se sont plaints vendredi lors d'une rencontre à la préfecture d'avoir été pris pour cible par un canon à eau lors de la manifestation organisée la veille à Rennes, dénonçant des "gestes d'intimidation" des forces de l'ordre.

La préfecture a démenti que l'intersyndicale ait été délibérément ciblée.

Jeudi, alors que le cortège officiel parvenait place de la République à Rennes et que des heurts avaient déjà éclaté en amont entre des manifestants et les forces de l'ordre, "l'intersyndicale, pourtant clairement identifiée, a été gazée et visée par le canon à eau", a affirmé le secrétaire départemental de Force Ouvrière (FO), Fabrice Lerestif, à sa sortie de la préfecture.

"On avait des chasubles, des badges, c'était marqué +sécurité+ (...) Et clairement, c'était le service d'ordre et les secrétaires généraux qui ont été visés", a raconté son homologue de la CGT d'Ille-et-Vilaine, Dominique Besson-Milord.

"Ils sont arrivés sur la place de la République au moment où une opération était en cours, des sommations avaient été faites parce qu’il y avait eu des agressions et des jets de projectiles", a expliqué à l'AFP la directrice de cabinet du préfet, Elise Dabouis.

"Ils se sont retrouvés au milieu de l’opération mais bien évidemment, il n’y a jamais eu la volonté de les cibler", a assuré Mme Dabouis, pour qui les militants et manifestants pacifiques "se retrouvent victimes collatérales des violences des casseurs".

M. Lerestif a également déploré le refus des autorités préfectorales d'autoriser le service d'ordre des syndicats à porter des lunettes de protection contre le gaz lacrymogène, des équipements qui étaient interdits par un arrêté préfectoral jeudi.

"Il s'agit d'une volonté d'intimidation, pour faire peur et pouvoir dire que les manifestations se passent mal", a protesté M. Lerestif.

Un militant de Sud-Rail très grièvement blessé à l'oeil lors de la manifestation à Paris jeudi

Un militant du syndicat cheminot Sud-Rail a été grièvement blessé à l'oeil lors de la manifestation jeudi à Paris contre la réforme des retraites, a indiqué vendredi son syndicat, dont un délégué a précisé ensuite à l'AFP que le cheminot aurait perdu l'usage de son oeil.

"Le chirurgien lui a dit qu’il ne verrait plus de l’œil à gauche", a déclaré vendredi soir à l’AFP Christophe Huguet, délégué Sud-Rail du Technicentre Sud-Est Européen, à Villeneuve-Saint-Georges, où travaille son collègue.

"Il a été opéré la nuit dernière et on a reçu cet après-midi un message rédigé par lui via sa famille", a précisé le délégué syndical.

"Ca s’est passé à Paris, en tête du cortège, juste avant d'arriver à l'Opéra. On pense qu’il a reçu un éclat de grenade de désencerclement mais on ne sait pas encore précisément", a ajouté M. Huguet, lui-même présent dans la manifestation.

Un peu plus tôt dans la journée, le syndicat a dénoncé dans un communiqué "l'explosion des violences policières". "Nous mettons en garde le gouvernement sur sa stratégie de répression du mouvement social pour tenter de le faire taire", est-il écrit.

Pour Mme Dabouis, l'interdiction se justifie par le fait que "les black blocs s'équipent pour se protéger des répliques des forces de l’ordre lorsqu’ils commettent des exactions, avec casques, lunettes de piscine, masques, etc."

Interrogé sur ces multiples dégradations et jets de pierre commis par des petits groupes radicalisés en marge du cortège, M. Lerestif s'est "désolidarisé de ces violences, comme toujours. Mais (les policiers) savent très bien faire la distinction entre un cortège syndical de dizaines de milliers de personnes et les autres", estime-t-il.

"Nous, on essaie de sécuriser le cortège mais nous ne sommes pas détenteurs du droit ou de la capacité à maintenir l'ordre. Je souligne d'ailleurs qu'un certain nombre de ces cortèges violents s'attaquent à nous aussi, avec des menaces, des pressions, voire des menaces de mort... ce ne sont pas nos amis", insiste le responsable de FO.

"On ne veut pas céder, ni devant eux ni devant l'Etat. La solution, c'est le retrait de la réforme", conclut-il.

A Nantes aussi, les syndicats ont déploré des incidents similaires à l'issue de la manifestation du 18 mars. Selon eux, les forces de l'ordre avaient lancé une sommation pour "regroupement interdit" alors que la tête du cortège syndical n'avait pas encore atteint le lieu prévu pour la dislocation de la manifestation.

"S’en sont suivis plusieurs tirs de gaz lacrymogène directement sur le cortège syndical" provoquant "des chutes, dont celle du secrétaire départemental de l’UNSA qui a été blessé", écrivent-ils dans un communiqué.


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.