De la mythologie aux cryptomonnaies, une exposition à Paris sur l'argent dans l'art

Le XIXe siècle marque un véritable tournant, avec l'essor du capitalisme financier. (Photo: https://www.monnaiedeparis.fr/fr/l-institution)
Le XIXe siècle marque un véritable tournant, avec l'essor du capitalisme financier. (Photo: https://www.monnaiedeparis.fr/fr/l-institution)
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Publié le Vendredi 31 mars 2023

De la mythologie aux cryptomonnaies, une exposition à Paris sur l'argent dans l'art

  • «La relation entre l'art et l'argent ne saurait se réduire à des considérations économiques», souligne Jean-Michel Bouhours, commissaire de l'exposition
  • Un parcours, chronologique et thématique en six parties, embarque le visiteur pour un voyage le faisant traverser plus de deux millénaires d'histoire autour de «l'argent dans l'art»

PARIS: Source de bonheur pour certains, racine de tous les maux pour d'autres, l'argent fascine les artistes depuis l'Antiquité. A la Monnaie de Paris, une exposition explore jusqu'au 24 septembre les liens étroits entre art et argent.

"La relation entre l'art et l'argent ne saurait se réduire à des considérations économiques", souligne Jean-Michel Bouhours, commissaire de l'exposition.

Ils "sont porteurs de sens et s'inscrivent dans l'espace social. C'est ce que nous voulons donner à voir", ajoute Marc Shwartz, à la tête de la Monnaie de Paris.

Environ 200 oeuvres (tableaux, sculptures, photographies, mais aussi des pièces de monnaie) sont exposés. Elles proviennent de collections publiques - musée du Louvre, musée d'Orsay, Centre Pompidou... - mais aussi de galeries ou de collectionneurs privés.

Un parcours, chronologique et thématique en six parties, embarque le visiteur pour un voyage le faisant traverser plus de deux millénaires d'histoire autour de "l'argent dans l'art".

Aux origines 

L'histoire regorge de mythes liés à l'argent et c'est sur celui de Danaé et de la pluie d'or que s'ouvre l'exposition, à travers des pièces d'époques aussi différentes que le "cratère béotien", un vase datant de 430 avant notre ère, ou l'autoportrait choc, "I've got it all" de la Britannique Tracey Emin (2000), qui la montre amassant pièces et billets.

Dans la plupart des mythes, l'or est sacralisé. C'est à partir de ce métal précieux qu'ont été confectionnées, sous le règne du roi Crésus (vers -630), ce qu'on considère comme les premières pièces de monnaie, les créséides dont l'une est exposée, qui ont donné leur forme circulaire et souvent dorée à leurs héritières.

L'argent fait-il le bonheur ? Seulement s'il est utilisé à bon escient, à en croire les oeuvres inspirées des écrits bibliques, insistant sur les bienfaits de la charité et condamnant l'avarice, un des sept péchés capitaux.

Quoi qu'il en soit, le peintre Jean-François Millet (1814-1875) s'est attaché à montrer que l'argent génère aussi de profondes inégalités sociales, comme dans "Des Glaneuses" (1857), où il oppose le labeur de trois paysannes pauvres à l'abondance des récoltants en arrière-plan.

Objet de convoitise 

Le XIXe siècle marque un véritable tournant, avec l'essor du capitalisme financier.

Dans le commerce de l'art, ce n'est plus l'esthétique de l'objet qui engendre son achat, mais le désir de le posséder. "La page fiduciaire de l'art s'ouvre", explique l'exposition, qui met en avant de nombreuses représentations d'industriels et marchands d'art. Comme ce portrait de Paul Durand-Ruel, réalisé par Renoir en 1910.

Au XXe, des artistes proclament sur tous les toits leur intérêt pécuniaire, en témoigne le photomontage réalisé par Philippe Halsman en 1954 sur Salvador Dalí, remplaçant son iconique moustache par le symbole du dollar et entourant son visage d'une myriade de pièces de monnaie, intitulé "Dalí, Why do you paint ? - Because I love art".

Accumuler de l'argent peut être un objectif, glorifié ou dénoncé par les artistes, comme en témoigne également la "Vénus aux dollars", une sculpture en résine réalisée par Arman (1970) représentant un corps féminin avec une multitude de billets de banque en son sein.

Dans la dernière salle, les rapports entre art et argent prennent un tour plus virtuel, avec l'arrivée des cryptomonnaies et des NFT. En témoigne la vidéo animée "GOT REKT !" de Jon Rafman (2022), mettant en scène pendant 4 minutes un homme pris au piège dans le marché des cryptomonnaies. Preuve que même dématérialisé, l'argent nourrit toujours autant l'imaginaire collectif.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.