Les accords d’Abraham prouvent qu’il n’existe pas d’«ennemis permanents», selon l’ancien conseiller de Trump

Jared Kushner, l’ancien haut conseiller de Donald Trump, prenant la parole lors de la conférence FII Priority à Miami (Capture d’écran, FII Priority)Jared Kushner, l’ancien haut conseiller de Donald Trump, prenant la parole lors de la conférence FII Priority à Miami (Capture d’écran, FII Priority).
Jared Kushner, l’ancien haut conseiller de Donald Trump, prenant la parole lors de la conférence FII Priority à Miami (Capture d’écran, FII Priority)Jared Kushner, l’ancien haut conseiller de Donald Trump, prenant la parole lors de la conférence FII Priority à Miami (Capture d’écran, FII Priority).
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Publié le Samedi 01 avril 2023

Les accords d’Abraham prouvent qu’il n’existe pas d’«ennemis permanents», selon l’ancien conseiller de Trump

  • Les accords de paix historiques ont été extrêmement importants pour la stabilité du Moyen-Orient, a déclaré Jared Kushner lors de la conférence FII Priority
  • Il a ajouté qu’il voyait bien que le roi et le prince héritier étaient pleinement investis dans la réalisation de «grandes transformations» dans le Royaume

MIAMI: Les accords d’Abraham conclus entre Israël et plusieurs pays arabes voisins en 2020 sous l’égide des États-Unis et du président de l’époque, Donald Trump, montrent qu’il n’existe pas «d’ennemis permanents», a déclaré Jared Kushner vendredi.

Intervenant lors de la conférence FII Priority à Miami, l’ancien haut conseiller de Trump a affirmé que ces accords de paix étaient extrêmement importants pour la stabilité du Moyen-Orient.

Selon lui, ils marquent un retour aux liens étroits et à la coexistence entre chrétiens, musulmans et juifs qui existaient dans la région avant la Seconde Guerre mondiale, ajoutant: «C’est le début d’un retour à cette époque.»

En vertu de ces accords, Israël a normalisé ses relations avec les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc, et a depuis établi un lien humain plus étroit entre leurs populations, «les Arabes et les musulmans étant désormais en mesure de dire du bien d’Israël et des juifs», a précisé M. Kushner.

«Cela prouve qu’il n’y a pas d’ennemis permanents, ni d’alliances permanentes, et que tout est vraiment possible», a-t-il poursuivi.

Concernant la raison pour laquelle il a fait en sorte que la première visite à l’étranger de Donald Trump en 2017 après son accession à la présidence soit au Moyen-Orient, M. Kushner a expliqué que cela était logique, étant donné que la lutte contre Daech était une question urgente à l’époque et une priorité pour M. Trump.

En outre, il a mis l’accent sur le chaos qui régnait dans la région à l’époque, citant la montée du califat de Daech, le comportement déstabilisateur de l’Iran et le financement du Hamas et du Hezbollah, la guerre civile syrienne et les crises en Libye et au Yémen, rappelant que les administrations précédentes de George W. Bush et de Barack Obama avaient «vraiment semé la pagaille» au Moyen-Orient.

«Beaucoup des traditionalistes avec lesquels nous travaillions disaient: ‘Allons au Canada ou au Mexique pour embrasser un bébé’ et faisons des choses sans intérêt», a lancé M. Kushner. 

Lors de cette visite, M. Trump s’est rendu en Arabie saoudite, et M. Kushner a confié lors de la conférence à quel point il avait été impressionné par la Vision 2030 du Royaume, lancée sous l’égide du roi Salmane et du prince héritier, Mohammed ben Salmane.

À l’époque, les dirigeants saoudiens étaient tout aussi désireux que l’administration américaine de se concentrer sur des ambitions et des objectifs communs, plutôt que sur des divergences, a-t-il souligné.

M. Kushner a ajouté qu’il voyait bien que le roi et le prince héritier étaient pleinement investis dans la réalisation de «grandes transformations» dans le Royaume, mais que les responsables «traditionalistes» de la planification politique aux États-Unis lui disaient que ces changements ne se concrétiseraient pas.

«Si je n’ai aucune expérience (politique) et que quelqu’un me dit qu’il veut changer, et si je suis d’accord avec ce changement, je lui donne une chance d’essayer de le réaliser», a-t-il indiqué. «Nous avons donc travaillé d’arrache-pied lors de cette visite, et les résultats obtenus ont été véritablement historiques.»

Outre les importants accords économiques et sécuritaires signés lors de la visite en Arabie saoudite, l’ouverture d’un centre de lutte contre l’extrémisme dans le pays est un résultat dont Jared Kushner est particulièrement fier.

Il a évoqué le centre de financement de la lutte contre le terrorisme, qui a facilité l’accès des responsables américains au système bancaire du Moyen-Orient et a permis aux partenaires de «lutter réellement contre le financement des groupes terroristes».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Un hôpital endommagé par des frappes israéliennes dans le sud du Liban

De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne ayant ciblé la périphérie est de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 24 mars 2026. (AFP)
De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne ayant ciblé la périphérie est de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 24 mars 2026. (AFP)
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  • Des frappes aériennes israéliennes près de Tyr (sud du Liban) ont endommagé un hôpital, faisant 11 blessés, tout en laissant l’établissement opérationnel malgré d’importants dégâts
  • Les attaques ont également touché des zones civiles (port, habitations), dans un contexte de conflit élargi ayant causé plus de 1.300 morts et environ un million de déplacés

BEYROUTH: Un hôpital de Tyr, importante ville côtière du sud du Liban, a été endommagé par deux frappes aériennes israéliennes qui ont visé des bâtiments à proximité, faisant 11 blessés, dont trois secouristes, a annoncé samedi le ministère de la Santé.

Une série de frappes israéliennes a visé la région samedi. A Al-Houch, une localité de Tyr, deux frappes ont détruit deux bâtiments situés à proximité de l'hôpital italo-libanais, selon un correspondant de l'AFP.

Des vitres ont été brisées et des faux plafonds se sont effondrés alors que des médecins dispensaient des soins, a indiqué la direction de l'hôpital.

Elle a ajouté que l'établissement continuait de fonctionner malgré les dégâts.

L'hôpital "restera ouvert pour assurer les soins médicaux nécessaires", a souligné son directeur, Youssef Jaafar, auprès de l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un correspondant de l'AFP a vu des débris jonchant les rues, une voiture calcinée et de la fumée s'élever de bâtiments en partie détruits.

Le port de Tyr a lui aussi été ciblé. Une frappe a touché un bateau de tourisme dans lequel une personne dormait, selon le correspondant de l'AFP. Des bateaux de pêche à quai ont également été endommagés, a-t-il constaté.

Quelque 20.000 personnes, dont environ 15.000 déplacés venus des villages voisins, se trouvent encore à Tyr, malgré les ordres d'expulsion israéliens qui ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir la région, où Israël poursuit ses bombardements et son invasion terrestre.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël, en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei.

La guerre a déjà fait plus de 1.300 morts et un million de déplacés, selon les chiffres officiels.


Le prince héritier saoudien rencontre le président de la FIFA pour renforcer la coopération sportive

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
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  • Les discussions portent sur le développement du football et les partenariats internationaux
  • Le Royaume renforce ses liens avec la FIFA dans le cadre d’investissements sportifs majeurs

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a rencontré le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah samedi, des discussions axées sur le renforcement de la coopération et l’élargissement des opportunités dans le développement du football.

La réunion a permis de passer en revue la collaboration en cours entre le Royaume et la FIFA, ainsi que les perspectives de croissance du sport, tant au niveau de la base que du football professionnel, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ces dernières années, l’Arabie saoudite a intensifié son engagement avec la FIFA dans le cadre d’une stratégie plus large visant à se positionner comme un pôle sportif mondial, avec d’importants investissements dans les infrastructures, la formation des talents et l’organisation de grands événements internationaux dans le cadre de la Vision 2030.

Le Royaume a accueilli une série de tournois régionaux et internationaux et a travaillé étroitement avec la FIFA sur des initiatives visant à élargir la pratique du football et sa croissance commerciale au Moyen-Orient. Riyad est également perçue comme cherchant à jouer un rôle accru dans le football mondial, notamment avec des ambitions potentielles d’accueil de grandes compétitions.

La réunion s’est tenue en présence du ministre des Sports Abdulaziz ben Turki Al-Faisal et du président de la Fédération saoudienne de football, Yasser Al-Misehal. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth après la destruction d'un pont

Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
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  • L’armée israélienne a bombardé la banlieue sud de Beyrouth et détruit des ponts stratégiques au Liban, visant à affaiblir le Hezbollah et isoler le sud du pays
  • Le conflit s’intensifie : des Casques bleus ont été blessés, le bilan humain s’alourdit et les frappes provoquent destructions massives et déplacements de population

BEYROUTH: L'armée israélienne a de nouveau bombardé la banlieue sud de Beyrouth samedi à l'aube, affirmant frapper des infrastructures du Hezbollah après avoir détruit un pont sur le fleuve Litani dans l'est du Liban.

Trois Casques bleus ont par ailleurs été blessés vendredi dans une explosion à l'intérieur d'une installation de l'ONU près d'El Adeisse (sud), la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) précisant que ces soldats, dont deux ont été grièvement blessés, sont de nationalité indonésienne.

Quelques jours plus tôt, trois autres Casques bleus indonésiens avaient perdu la vie, également dans le sud du pays, où Israël et le Hezbollah s'affrontent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a tiré des roquettes sur Israël pour venger l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Israël pilonne depuis le pays, disant viser le mouvement islamiste, et a entamé une invasion terrestre dans le sud. Ces opérations ont tué 1.368 personnes, dont 125 enfants, selon le dernier bilan officiel, et fait plus d'un million de déplacés.

Tôt samedi, l'armée israélienne a annoncé sur les réseaux sociaux avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth", une journaliste de l'AFP ayant fait état d'au moins deux bombardements dans la banlieue sud de la ville, avec de puissantes explosions et des panaches de fumée.

- Ponts ciblés -

Dans ce conflit, l'armée israélienne vise aussi les ponts enjambant le fleuve Litani, afin de couper une partie du sud du Liban du reste du pays, selon des experts militaires.

Dernière attaque de ce type en date, "des avions de guerre israéliens ont visé vendredi le pont qui relie Sohmor à Machghara, entraînant sa destruction", a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne avait auparavant averti que "pour empêcher le transfert de renforts et d'équipements militaires" du mouvement pro-iranien, elle allait cibler deux ponts. Le second a aussi été touché, d'après les médias libanais.

Israël a déjà détruit cinq ponts sur le Litani, situé à 30 km au nord de la frontière, région où il veut instaurer ce qu'il présente comme une "zone de sécurité".

Egalement à Sohmor, deux personnes ont été tuées et 15 autres blessées dans une frappe israélienne survenue "alors que des fidèles quittaient la mosquée de la ville" après la prière du vendredi, selon le ministère libanais de la Santé.

Concernant les trois Casques bleus indonésiens blessés, l'origine de l'explosion dont ils ont été victimes est inconnue.

L'armée israélienne a accusé le Hezbollah d'avoir tiré une roquette.

Quant à leurs trois compatriotes tués quelques jours plus tôt, l'un a été victime dimanche d'un tir d'un char israélien, et deux autres d'une explosion le lendemain qui pourrait être due à une mine, selon une source sécuritaire de l'ONU.

Israël a nié toute responsabilité dans les faits de lundi, assurant qu'aucune de ses troupes n'était présente dans la zone.

- "Pas notre guerre" -

Vendredi après-midi, des frappes avaient déjà visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, l'armée israélienne disant cibler "des infrastructures terroristes".

Non loin des ces zones, des Libanais chrétiens ont assisté à l'office du Vendredi saint. Dans l'église Saint-Maron de Chiyah, un quartier de la banlieue sud, Hala Farah, 62 ans, raconte n'avoir jamais manqué aucune fête religieuse.

"Depuis que j'ai 15 ans, il y a la guerre" au Liban, "on est toujours là", dit-elle à l'AFP avant de rentrer dans une église comble.

Patricia Haddad, 32 ans, confie être "habituée, malheureusement". "Nous sommes contre la guerre: ce n'est pas notre guerre, c'est une guerre contre le Hezbollah, pas contre les chrétiens ni le pays", dit la jeune femme.

Alors que l'ONU et les autorités libanaises ont mis en garde contre une nouvelle occupation du sud du Liban, plusieurs frappes ont visé vendredi la région de Tyr, selon l'agence Ani.

Les troupes israéliennes ont également "détruit", ajoute l'agence, les dernières habitations restantes dans plusieurs villages frontaliers, déjà largement rasés lors de la précédente guerre en 2024.

En parallèle, le Hezbollah a annoncé une série d'attaques contre des cibles israéliennes sur le sol libanais et de l'autre côté de la frontière.

L'Iran et ses groupes affiliés "pourraient avoir l'intention de cibler des universités" au Liban, a averti l'ambassade américaine à Beyrouth, quelques jours après des menaces des Gardiens de la Révolution iraniens contre les établissements américains au Moyen-Orient.