Mozambique: pire épidémie de choléra depuis plus d'une décennie selon l'OMS

Sur cette photo prise le 17 mars 2023, des soldats de la Force de défense du Malawi (MDF) et des civils s'efforcent de récupérer le corps d'une victime d'une coulée de boue due aux fortes pluies provoquées par le cyclone Freddy au Malawi, Mozambique. Le pays est aussi actuellement confronté à la pire épidémie de choléra depuis une décennie. (AFP).
Sur cette photo prise le 17 mars 2023, des soldats de la Force de défense du Malawi (MDF) et des civils s'efforcent de récupérer le corps d'une victime d'une coulée de boue due aux fortes pluies provoquées par le cyclone Freddy au Malawi, Mozambique. Le pays est aussi actuellement confronté à la pire épidémie de choléra depuis une décennie. (AFP).
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Publié le Samedi 01 avril 2023

Mozambique: pire épidémie de choléra depuis plus d'une décennie selon l'OMS

  • Des épidémies de choléra se produisent régulièrement au Mozambique entre octobre et avril, mais avec près de 21 000 cas et 95 décès, il s'agit de la plus grande épidémie depuis plus d'une décennie
  • Jusqu'à présent, 47 districts dans huit des 11 provinces du pays ont été touchés, selon l'OMS

GENEVE : Le Mozambique connaît sa pire épidémie de choléra depuis plus d'une décennie à la suite du passage du cyclone Freddy, a alerté l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vendredi.

"Des épidémies de choléra se produisent régulièrement au Mozambique entre octobre et avril, mais avec près de 21 000 cas et 95 décès, il s'agit de la plus grande épidémie depuis plus d'une décennie", a indiqué aux journalistes à Genève le représentant de l'OMS au Mozambique, le Dr Severin Ritter von Xylander, en visioconférence depuis Maputo.

"Par exemple, la province de Manica (centre-est), aujourd'hui largement touchée, n'a pas connu de choléra au cours des 15 dernières années", a-t-il ajouté.

Le responsable de l'OMS a averti que "l'épidémie continue de s'étendre géographiquement", soulignant que cinq nouveaux districts avaient été touchés rien que la semaine dernière.

Dans la ville portuaire de Quelimane, la plus touchée, qui a été sans eau ni électricité pendant 14 jours, 132 personnes ont été admises dans des centres de traitement pour le choléra au cours des dernières 24 heures, a-t-il donné en guise d'exemple, indiquant que "le nombre de cas a explosé" et s'est multiplié par dix.

Jusqu'à présent, 47 districts dans huit des 11 provinces du pays ont été touchés, selon l'OMS.

Une première campagne de vaccination contre le choléra a eu lieu fin février dans quatre provinces, ciblant plus de 715 000 personnes. Le coup d'envoi d'une deuxième campagne a été lancée jeudi à Quelimane, visant 410 000 personnes. D'autres vont suivre, notamment dans les provinces de Manica et Sofala.

Au total, plus de 1,35 million de personnes sont ciblées par ces campagnes.

Les inondations causées par le cyclone "reculent maintenant, mais l'accès à l'eau potable et à l'assainissement est toujours difficile, environ un tiers des cultures ont été détruites", a ajouté le Dr Ritter von Xylander.

Le cyclone Freddy a frappé la région de l'Afrique australe deux fois en quelques semaines. Au Mozambique, il a détruit plus de 132 000 maisons et 184 000 personnes ont été déplacées, selon l'OMS. Et 163 établissements de santé ont été endommagés.

Le choléra n'est pas le seul souci à l'horizon.

"Au cours des prochaines semaines, le nombre de cas de paludisme va augmenter drastiquement et le taux de malnutrition – déjà très élevé – va augmenter", a averti le responsable de l'OMS.

Au Mozambique, a-t-il dit, "le changement climatique n'est pas un problème futur; il est ici et maintenant".


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.