Fitch relève la notation de l’économie saoudienne à A+

Fitch a ajouté que l’amélioration de la notation était subordonnée à l’engagement continu de l’Arabie saoudite à réaliser des réformes. (Shutterstock)
Fitch a ajouté que l’amélioration de la notation était subordonnée à l’engagement continu de l’Arabie saoudite à réaliser des réformes. (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 05 avril 2023

Fitch relève la notation de l’économie saoudienne à A+

  • Cette progression est due à la situation financière solide du Royaume, à son ratio dette/PIB favorable et à la sécurité de ses avoirs étrangers nets souverains
  • La hausse de la notation fait directement suite à l’annonce surprise par le Royaume et d’autres membres de l’Opep+ d’une réduction de la production de pétrole

RIYAD: L’agence internationale de notation Fitch a relevé à A+ la notation attribuée à l’Arabie saoudite, donnant ainsi une nouvelle impulsion à l’économie du pays. Cette progression est due à la situation financière solide du Royaume, à son ratio dette/PIB favorable et à la sécurité de ses avoirs étrangers nets souverains.

Fitch a ajouté que l’amélioration de la notation était subordonnée à l’engagement continu de l’Arabie saoudite à réaliser des progrès réguliers en matière de réformes budgétaires, économiques et de gouvernance.

La hausse de la notation fait directement suite à l’annonce surprise par le Royaume et d’autres membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) d’une réduction de la production de pétrole, ce qui a entraîné une flambée des prix mondiaux.

«Le relèvement de la notation de l’Arabie saoudite reflète la solidité de ses bilans budgétaires et extérieurs, avec un ratio dette publique/PIB et des avoirs étrangers nets souverains considérablement plus élevés que les notations médianes «A» et «AA», ainsi que d’importantes réserves budgétaires sous la forme de dépôts et d’autres avoirs du secteur public», indique le rapport de l’agence de notation.

En outre, le rapport de Fitch met en garde contre les obstacles potentiels, soulignant que malgré les efforts du gouvernement pour diversifier l’économie et soutenir le secteur non pétrolier, les recettes pétrolières saoudiennes représenteront environ 60% des recettes budgétaires totales en 2023-2024. «La dépendance au pétrole, les faibles indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale et la vulnérabilité aux chocs géopolitiques constituent des faiblesses relatives, bien que certains signes d’amélioration de ces facteurs se manifestent», explique l’agence.

Le seuil de rentabilité fiscale du Royaume en 2022 a atteint 86 dollars (1 dollar = 0,92 euro) le baril. Mercredi, le prix du baril de Brent a dépassé 85 dollars, quelques jours après la réduction de la production de pétrole, alors qu’il avoisinait auparavant les 80 dollars.

En 2022, l’Arabie saoudite a enregistré son premier excédent budgétaire en dix ans, atteignant 103,9 milliards de riyals saoudiens (1 riyal = 0,24 euro), grâce à la hausse des prix du pétrole qui a contribué à l’accroissement des recettes publiques de 31%.

Fitch a également noté que la notation du Royaume devrait rester «stable». Le mois dernier, Moody’s a mis à jour son rapport de crédit pour l’Arabie saoudite, confirmant sa notation «A1» pour le Royaume et relevant la perspective de «stable» à «positive», en se concentrant sur la croissance du secteur non pétrolier.

Cette notation reposait alors sur l’évaluation par Moody’s du bilan du gouvernement en matière d’efficacité de la politique budgétaire et des réformes réglementaires et économiques globales qui soutiendront la durabilité des efforts de diversification économique à moyen et à long terme.

Parmi ces efforts figurent les réformes et les investissements dans divers secteurs non pétroliers qui réduiront la dépendance du Royaume aux hydrocarbures au fil du temps. L’agence a par ailleurs reconnu le rôle important des projets et initiatives de diversification financés par le gouvernement et soutenus par des investissements du secteur privé, ainsi que leur impact positif sur la croissance économique et l’amélioration des perspectives.

Le rapport de Moody’s valide les politiques budgétaires du Royaume dans le cadre de sa Vision 2030, et le maintien de la dette à un niveau modéré, inférieur à la plupart des dettes souveraines bénéficiant d’une notation similaire. Le Royaume dispose ainsi de solides réserves budgétaires et d’une position concurrentielle sur le marché mondial de l’énergie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.


Transport maritime: CMA CGM inaugure le "Notre-Dame", plus grand porte-conteneurs français

L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
  • CMA CGM a baptisé au Havre le "Notre-Dame", le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français et premier d'une série de 10 navires géants, renforçant la souveraineté maritime française
  • Fonctionnant au GNL, ce navire de 400 mètres peut transporter 24.000 conteneurs et assurera les échanges commerciaux entre l'Asie et l'Europe

LE HAVRE: CMA CGM a baptisé jeudi au Havre (Seine-Maritime) le "Notre-Dame", plus gros porte-conteneurs sous pavillon français et le premier d'une série de dix navires géants commandés par l'armateur basé à Marseille.

Long de 400 mètres et plus haut que les tours de la cathédrale parisienne dont il porte le nom, le navire a été inauguré à la mi-journée devant plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles le maire du Havre Édouard Philippe et l'épouse du chef d'Etat Brigitte Macron.

"Je nomme ce navire CMA CGM Notre-Dame. Je souhaite bon vent à son équipage et à tous ceux qui navigueront à son bord", a lancé sa marraine Delphine Arnault, PDG de Christian Dior Couture, avant de briser la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque.

Le choix du pavillon français vient d'un engagement pris par le PDG de CMA CGM, Rodolphe Saadé, devant Emmanuel Macron en novembre 2025.

Alors que les armateurs défendaient un avantage fiscal menacé, M. Saadé avait annoncé l'immatriculation sous pavillon français de ces nouveaux porte-conteneurs, présentés comme une contribution au renforcement de la souveraineté maritime française.

"Dans un monde où les routes maritimes sont de nouveau sous tension, notre mission n'a jamais été aussi essentielle", a déclaré jeudi le patron du troisième armateur mondial.

"À l'heure où la mer redevient un espace d'affirmation et de souveraineté (...), pour la France, dont la prospérité repose en grande partie sur les échanges internationaux, c'est un enjeu direct de compétitivité", a-t-il poursuivi.

Fleuron d'une nouvelle génération de porte-conteneurs géants, le "Notre-Dame" a été commandé pour transporter les marchandises produites par les usines asiatiques vers les consommateurs européens, et pour les produits agroalimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques européens vers l'Asie.

Ce mastodonte des mers, le plus grand du monde à fonctionner grâce au gaz naturel liquéfié (GNL), sort du gigantesque chantier naval Yangzijiang Shipbuilding (YZJ) près de Shanghai, en Chine.

Il peut embarquer 24.000 conteneurs standards, soit l'équivalent de 20.000 camions ou 600 trains de fret, et son équipage est composé en moyenne d'une trentaine de personnes.

Le choix de son nom s'inscrit dans une tradition de séries thématiques adoptée par l'armateur. Pour cette nouvelle génération de porte-conteneurs, CMA CGM a choisi de mettre à l'honneur des symboles du patrimoine français.

Après le "Notre-Dame", le deuxième navire de la série, le "Panthéon", doit rejoindre la flotte en septembre.